Le mouvement des associations de travailleurs au XIXe siècle

Appel à communications

Appel à communication pour le colloque organisé à l’université de Lille, les 7-8 octobre 2019 par Carole Christen (IUTB, IRHiS), Caroline Fayolle (Univ. Montpellier, LIRDEF), Samuel Hayat (CNRS, CERAPS)

« Dès lendemain de la bataille, hommes et femmes, tous avaient à la bouche ce mot d’association, symbole de salut, qui semblait avoir en soi quelque vertu mystique. On criait « Association, association » comme jadis les vilains criaient : « Commune ! » et les Croisés « Dieu le veut ! » (Lettre de Pauline Roland à Guépin, 10 mai 1850)

Appel à communication

Le mouvement des associations de travailleurs au XIXe siècle

Colloque organisé à l’université de Lille, les 7-8 octobre 2019  

« Dès lendemain de la bataille, hommes et femmes, tous avaient à la bouche ce mot d’association, symbole de salut, qui semblait avoir en soi quelque vertu mystique. On criait « Association, association » comme jadis les vilains criaient : « Commune ! » et les Croisés « Dieu le veut ! » (Lettre de Pauline Roland à Guépin, 10 mai 1850)  

On assiste actuellement à une résurgence du mot « Commune » dans les milieux militants qui cherchent à repenser l’autonomie politique (des récents mouvements étudiants à la Zad de Notre-Dame des Landes). En revanche, le souvenir des associations de travailleurs et travailleuses, qui ont été expérimentées tout au long au XIXe siècle, est peu réactualisé par les mouvements sociaux contemporains. Ce déplacement, à la fois dans les espaces de luttes et dans les manières de formuler les aspirations, est loin d’être anodin : le centre de gravité des luttes émancipatrices semble avoir partiellement quitté le monde du travail, rendant difficile la remémoration des tentatives passées de reconfigurer le travail hors du capitalisme et du salariat. Pourtant, ces expériences menées par des femmes et des hommes qui ont cherché à penser les conditions concrètes d’une réappropriation du travail sont propres à résonner dans notre présent. Elles mettent en effet en jeu une autre conception du politique, au-delà de la seule politique gouvernementale, territoriale et institutionnelle – fût-elle communale – mais passant par l’ensemble des activités sociales des individus, et en particulier dans les lieux même de l’exploitation. Dès lors, ces expériences d’association ouvrière permettent de penser la liberté contre le libéralisme, comme l’expérience en actes d’un pouvoir d’agir collectif et autonome dans « l’ici et le maintenant », partout où se rencontre la domination…

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