Institut de Recherches Historiques du Septentrion

Responsable : Sophie Raux

 

Depuis une vingtaine d’années, l’histoire du marché de l’art en Europe a connu un grand développement, grâce à la collaboration de chercheurs venant de différents domaines – historiens, historiens de l’art et économistes. Aujourd’hui, l’étude des conditions économiques et sociales du cadre de production des artistes et du jeu de l’offre et de la demande s’est imposée comme une des sources les plus fécondes de renouvellement de l’histoire de l’art, offrant encore de nombreuses perspectives d’approfondissement dans les années à venir.

Depuis une vingtaine d’années, l’histoire du marché de l’art en Europe a connu un grand développement, grâce à la collaboration de chercheurs venant de différents domaines – historiens, historiens de l’art et économistes. Aujourd’hui, l’étude des conditions économiques et sociales du cadre de production des artistes et du jeu de l’offre et de la demande s’est imposée comme une des sources les plus fécondes de renouvellement de l’histoire de l’art, offrant encore de nombreuses perspectives d’approfondissement dans les années à venir.

Le programme Marchés de l’art en Europe : Émergence, développement, réseaux entend apporter une contribution significative à l’étude en plein développement de l’histoire des différentes formes du marché de l’art en Europe, en suscitant des collaborations internationales et interdisciplinaires. Il repose sur la constitution d’un groupe de travail associant historiens de l’art, historiens et économistes, comprenant actuellement quinze chercheurs venus de France, Belgique, Pays-Bas, Italie et États-Unis.

L’objectif final de ce travail d’équipe, envisagé sur une période de quatre années, est la constitution d’outils de travail (bases de données, répertoires de sources inédites) et la publication d’un ouvrage collectif qui permettra de faire la synthèse des travaux.

Objectifs scientifiques du programme

Le programme Marchés de l’art en Europe 1300-1800 a été conçu en étroite collaboration entre l’équipe lilloise et Neil De Marchi et Hans J. Van Miegroet (Duke University, NC). Il présente la particularité de développer un nombre restreint de trois grandes thématiques, et de resserrer l’enquête autour des anciens Pays-Bas et de la France, avec une extension souhaitée vers l’Allemagne, la Baltique et l’Europe centrale (Prague, Varsovie et Cracovie). Cette orientation procède d’une volonté d’approfondissement du rôle des marchands hollandais, flamands, brabançons et français, et de leurs réseaux, dans la structuration du marché européen. Elle présente une forte cohérence, ainsi qu’un large potentiel de découvertes et des perspectives de comparaison à l’échelle européenne inédites.

Le projet est orienté dans trois directions qui coïncident avec une progression chronologique :

1) Étude des conditions qui ont favorisé l’émergence du marché de la peinture du XIVe siècle à la fin du XVIe siècle

Il s’agira d’une part de procéder à une analyse comparée de la réglementation du marché, à travers l’apparition et l’évolution des statuts des guildes et corporations d’artistes, mais aussi des contrats et procès qui peuvent renseigner sur les conditions d’exercice du commerce des œuvres d’art. Ces documents permettent de définir à quelle concurrence étrangère les peintres d’une ville donnée furent exposés et quelle fut leur attitude face aux importations d’œuvres d’art. Si des études comparatistes de ce type existent pour les Pays-Bas du Nord, elles n’ont pas encore été étendues aux Pays-Bas du Sud et à la France du Nord (Paris inclus).

D’autre part, il s’agira de réfléchir aux rapports complexes qu’entretiennent le marché de la tapisserie et celui de la peinture. Par quels glissements économiques, sociaux et esthétiques, la tapisserie qui fut pendant longtemps l’objet de luxe privilégié de la plupart des cours européennes fut concurrencée par l’éclosion du marché du tableau au tournant du XVIe siècle ? Quels rapports ont existé entre les mécanismes du commerce international de la tapisserie et celui de la peinture ? Par ailleurs, il s’agira également de reconsidérer l’importance de la production des peintures sur toile à la détrempe, souvent conçues comme objets de substitution à la tapisserie. Ce marché de la « toile peinte » a été totalement sous-estimé, en raison du peu de traces parvenues jusqu’à nous de cette forme de peinture souvent bon marché, produite en série et de conservation très fragile. Il n’en constitue pas moins un élément important de la culture visuelle des anciens Pays-Bas, qui fut largement exporté dans toute l’Europe. Des études approfondies dans les archives (inventaires après décès, comptes de marchands, contrats de peintres….) permettront d’affiner la connaissance de cet important marché de substitution (prix et volumes de production, internationalisation du marché, place dans la culture matérielle de l’époque).

2) Les marchands « flamands » et leurs réseaux : fin XVIe-XVIIe siècle

C’est à Anvers que se développe au XVIe siècle le marché de l’art le plus dynamique d’Europe, un marché largement tourné vers l’exportation, notamment vers l’Amérique espagnole. Cependant, dans le dernier quart du XVIe siècle, les peintres d’Anvers furent durement frappés par l’éclatement de la Guerre de Quatre-Vingts Ans. Pour faire face à la crise économique qui sévissait dans le Brabant, une nouvelle catégorie de peintres-marchands fit son apparition. Il s’agissait de peintres reconvertis dans le commerce de l’art pour survivre et pour écouler la surproduction locale. Ils firent évoluer le profil du marchand isolé en une nouvelle génération de négociants spécialisés, étroitement organisés et solidaires, qui jouèrent un rôle fondamental dans la professionnalisation et l’internationalisation du marché de l’art à Anvers et en Europe.

Avec la fermeture de l’embouchure de l’Escaut, dans le dernier quart du XVIe siècle, leurs débouchés maritimes, notamment vers l’Espagne, furent compromis. Ils furent contraints de trouver des marchés de substitution, et cherchèrent à s’implanter, non sans difficultés, tant à Paris ou Rouen que dans les principales places des Pays-Bas du Nord (Amsterdam, Delft, Dordrecht, Gouda, Leyde, Middelburg). Les villes des Pays-Bas du Sud ne furent pas épargnées, comme Gand, Lille ou Valenciennes. Ce fut le point de départ d’importants réseaux qui essaimeront à travers l’Europe pour au moins un siècle, de Stockholm à Vienne, et de Varsovie à Paris.

Un des objectifs du programme Marchés de l’art en Europe 1300-1800 est de mieux identifier ces réseaux, grâce aux recoupements que permettra la création d’une base de données nourrie par les nombreuses informations isolées recueillies par les membres de l’équipe. De même, l’analyse comparative des stratégies mises en place par ces réseaux pour échapper aux restrictions protectionnistes des guildes et pour s’imposer sur les marchés locaux, fournira de nouveaux éclairages sur l’organisation du marché de l’art en Europe. La réglementation sur les foires, les ventes aux enchères, les loteries sera examinée de près, tout comme les conditions de circulation et d’échanges des biens (taxes sur les importations, parités monétaires, frais de transports et de péages…). Il s’agira également de s’interroger sur l’impact qu’eurent ces exportations sur les cultures visuelles locales.

3) Développements du marché au XVIIIe siècle : internationalisation, professionalisation et médiatisation

À la fin du XVIIe siècle, le marché de l’art connaît de nouvelles et d’importantes transformations. Le commerce international d’art prend un développement considérable, qui n’a pas encore fait l’objet d’étude synthétique sur son fonctionnement, ses enjeux et ses mécanismes. Le programme Marchés de l’Art en Europe 1300-1800 entend apporter une contribution à ce vaste champ de recherche à travers les problématiques suivantes :

  • Si à la fin du XVIIe siècle, Anvers est en déclin, d’autres marchés émergent, tel Paris, qui devient à son tour un centre d’exportation, avant de s’imposer au XVIIIe siècle comme l’une des places majeures du marché de l’art européen avec Londres et Amsterdam. Par quels mécanismes le marché parisien, qui avait été dominé par la présence flamande dans la première moitié du XVIIe siècle, a-t-il pu prendre un tel essor ?
  • L’internationalisation des échanges s’accélère avec l’apparition de marchands spécialisés de mieux en mieux organisés, et la mise en place d’un vaste circuit d’agents et d’intermédiaires (notamment dans le milieu banquier) encore très méconnus, qu’il s’agira d’étudier et de documenter par la constitution d’une base de données. De même, la professionnalisation croissante du marché de l’art voit l’apparition de nouvelles formes d’expertises artistiques et le développement de nouveaux types d’experts, dont les enjeux économiques et sociaux comme les pratiques artistiques et commerciales nécessitent une étude de fond.
  • Cette expansion du marché international a été favorisée par le développement des ventes aux enchères et l’apparition d’outils de communication et d’information permettant l’achat à distance : le catalogue de vente imprimé et les annonces publicitaires dans la presse. Si les premiers catalogues de vente apparurent en Hollande au début du XVIIe siècle, s’ils se multiplient à Anvers et à Londres à partir des années 1670, ils ne seront pas fréquents en France et en Allemagne avant le XVIIIe siècle. La présentation de ces catalogues diffère considérablement d’un pays à l’autre et révèle de grandes disparités dans leur contenu comme dans leur forme : depuis la simple nomenclature d’œuvres (Pays-Bas, Flandre, Allemagne, Angleterre) à la rédaction de notices détaillées (France), ils constituent de bons indicateurs du degré de transparence des marchés, et n’ont pas encore été étudiés sous cet angle comparatif à l’échelle européenne.
  • Par ailleurs, se développe dans la presse européenne la publicité annonçant les ventes d’œuvres d’art. Elle se révèle à travers ses arguments incitatifs une source de premier plan pour le fonctionnement des ventes aux enchères et l’analyse des habitudes consuméristes du public. Trop peu exploitée jusqu’à présent pour l’étude du marché de l’art, la presse d’annonces sera analysée de manière systématique.

Over the past twenty years, the history of the European art market has undergone major developments, mostly thanks to an indisciplinary network of scholars - historians, art historians and economists - working in a collaborative fashion. Nowadays, the close study of the social and economic background to the production of art, as well as the mechanisms of supply and demand, imposed itself as a major research direction in the renewal of art history and a promising field of investigation.

The program Art Markets in Europe : Birth, development, networks, aims at bringing a significant contribution to a thriving scholarship on the many existing forms of the European Art market, by enticing both international and interdisciplinary collaborations. It relies on the work of a team which brings together art historians, historians and economists : so far the group is comprised of fifteen research fellows coming from France, Belgium, Netherlands, Italy and the United States.

The final goals set to this four-year teamwork are the setting up of specific tools for research purposes (databases, indexes of unedited sources) and the publishing of a collective book compiling and synthesizing the findings of the group.

Scientific objectives of the program

The program Art Markets in Europe 1300-1800 has been conceived as a close collaboration between the Lille research team and Professors Neil de Marchi and Hans J. Van Miegroet (Duke University, NC). Its sheer specificity lies in the limited range of subject matters it tackles, defining three major research areas, and its geographical focus on France and the Old Low-Countries, even though we wish to expand it to a number of other territories : Germany, the Baltic area and Central Europe cities (Prague, Warsaw and Krakow). Such focused targeting accounts for a will to get a better understanding of the critical role played by dealers from Holland, Flanders, Brabant and France, and the networks they would set up, in the shaping of the European Art market. Highly consistent, this orientation allows for a lot of potential findings, and the possibility of comparative studies on the European scale.

The program falls into three directions matching a chronological progression.

1) Study of the encouraging conditions that helped the emergence of the market for painting (14th - end of the 16th c.)

Crucial parts of the research involve an analysis of the market’s regulatory environment, discussed in a comparative fashion, through the study of the emergence and evolution of the status of guilds, as well as judgement acts and contracts, providing us with documentary evidence on the actual mechanisms of the art trade.

The study of those documents also help us get a sense of the breadth and nature of the foreign competition the painters of a given city were subjected to, and how they would react to the import of art. If such comparative studies devoted to the Northern Low-Countries can be found in scholarship, so far none has extended its scope to the Southern Low-Countries or Northern France (including Paris).

Besides, we wish to discuss the complex relationship existing between the market for tapestry and that of paintings. What kinds of economic, social and aesthetic displacements can account for the deep change that tapestry undergoes ? Indeed, if this medium had remained for long the epitome of luxury in European courts, its leadership would become increasingly challenged by the birth of the market for paintings on the treshold of the sixteenth century. To what extent do the international mechanisms of the painting trade relate to that of tapestry?

Besides, we also intend to reappraise the importance of the production of distemper paintings, often considered a cheap substitute for tapestry. It seems like the specific market for waterwerf has been largely underrated, mostly due to a lack of material evidence for this medium: indeed it was a cheap, mass produced, fragile type of item. In spite of this shortage of physical data, we can’t but acknowledge that such paintings formed a tremendously important part of visual culture in the Old Low-Countries, that was besides widely exported throughout Europe: a deep, thorough study of archival material (probate inventories, accounts of dealers, painters' contracts...) will enable us to refine our knowledge and understanding of this important substitution market (prices and production volumes, internationalization of the market, role and place in the material culture of that time).

2) "Flemish" dealers and their networks : end of the 16th c. - 17th c.

It is in sixteenth century Antwerp that the most dynamic art market in Europe flourished, largley as an export market, chiefly directed toward Spanish America. However, in the last quarter of the sixteenth century, the painters of Antwerp found themselves deeply affected by the outburst of the Eighty Years' War. So as to face the economic crisis hitting Brabant, a whole new category of agents, acting both as painters and dealers, came to the fore. Indeed, it was made up by painters who had decided to engage in art dealing as a way to both economically survive and exhaust the constant local overproduction.

They played a part to the shaping of a new kind of dealer, giving birth to a whole new generation of merchants who, unlike their rather isolated predecessors, were specialized, tightly organized and interdependent, and who played an instrumental role in the increasing professionalization and internationalization of the art market not only in Antwerp but in Europe as well.

The closing of the Escaut estuary, during the last quarter of the sixteenth century, hampered their sea outlets - including Spain - leading them to actively seek substitute markets. Indeed, they tried to settle down, not without difficulties, not only in Paris or Rouen but also in the most important places of the Northern Low-Countries (Amsterdam, Delft, Dordrecht, Gouda, Leyde, Middleburg). The Southern Low-Countries had to face similar attempts, notably in Lille, Ghent or Valenciennes : such settlements were the starting point for quickly expanding networks that would spread all over Europe for at least one century, from Stockholm to Vienna, and from Warsaw to Paris. One of the aims set to the program Art markets in Europe 1300-1800 is to get a better knowledge and understanding of those networks, thanks to a database collecting the many pieces of scattered information gathered by the members of the team. Likewise, the comparative analysis of the strategies that the actors of such networks implemented - in order to eschew the protectionist guilds’ regulations and establish themselves in local markets - will shed a new light on the overall organization of the art market in Europe. With this aim in mind, we will look closely to the fairs, auctions and lotteries regulations, not forgetting to pay attention to the conditions in which goods would circulate or be exchanged (taxes on imports, monetary exchange rates, transportation and toll fees...). Such analysis will also lead us to consider the impact of those exports on the local visual cultures.

3) An exploration of the development of the market in the eighteenth century : internationalisation, professionalization and media coverage

By the end of the eighteenth century, the market for art undergoes a series of tremendously important changes : indeed, it takes on a whole new international dimension, which functioning, inner mechanisms and major stakes have not been studied in a systematic fashion yet. The program Art markets in Europe 1300-1800 intends to contribute to a better understanding of this field of study, by providing evidence on the following questions :

  • While Antwerp, at the end of the seventeenth century, has to face economic decline, new markets are seen emerging in places like Paris, which in its turn becomes an export center and would even end up, in the eighteenth century, being one of the leading European places for the trade of arts, along with Amsterdam and London. What factors and mechanisms might account for the rapid growth of the Parisian market, so far dominated by the Flemish presence in the first half of the seventeenth century ?
  • The internationalization of exchanges was undoubtedly favoured by the presence of a new type of dealers, increasingly specialized and organized, as well as the setting up of an elaborate network of agents and intermediaries across Europe on which they could rely (notably in the bank sector). Indeed, one of the tasks set out for the program is to get a better knowledge of those actors, who remain largely unknown, thanks to the elaboration of a database. Likewise, the increasing professionalization of the art market goes hand in hand with the birth of new forms of artistic expertise and the appearance of new types of experts : both their socio-economic implications and their artistic and commercial practices deserve an in-depth study.
  • This expansion of the art market on an international level was fueled by the development of auctions and the emergence of new communication and information tools, such as printed auction catalogs and press announcements, that would enable the potential customers to make distance purchases. Even though auction catalogues as such appeared in Holland as early as the beginning of the seventeenth century, if they become increasingly widespread in Antwerp and London from the 1670s onward, they wouldn't become common practice in France and Germany until the eighteenth century. Besides, the very nature of those catalogues widely differed from one country to another, both in terms of content and overall appearance : ranging from a simple list of works of art to be sold (Low-Countries, Flanders, Germany, Great-Britain), to highly detailed descriptions (France), auction catalogues also account for discrepancies in degrees of market transparency. As such, they deserve a close comparative study, set in a European perspective.
  • Besides, the European press seems to acknowledge this evolution as it begins to advertise the art auctions to come. Indeed, through their careful use of a specific language and incentive arguments, newspapers will be studied in a systematic fashion, for they appear to be a major instrument for the knowledge of the mechanisms of auctions and the understanding of the public’s consumption habits.

Direction scientifique
Ce projet a été présenté dans le cadre des appels à projets de l'ANR (Agence Nationale de la Recherche), programme Blanc 2007, par Sophie Raux.

Il a été reconnu officiellement en septembre 2007.

Coordination

Ce projet de recherche est coordonné par Sophie Raux, Maître de Conférences en Histoire de l'art moderne, Université de Lille 3

Membres

Koenraad Brosens est professeur à la Katholieke Universiteit de Leuven. Après une thèse soutenue en 2002 à la KULeuven sur la tapisserie bruxelloise aux XVIIe et XVIIIe siècles, il a orienté ses recherches sur les stratégies commerciales élaborées par les marchands tapissiers à Bruxelles et à Paris sous l’Ancien régime. Auteur de nombreuses publications sur la production et la diffusion la tapisserie flamande, il est co-éditeur, avec Guy Delmarcel, de la collection Studies in Western Tapestry. Il étudie actuellement l’activité des marchands flamands de tapisseries sur le marché parisien. Il s’attache à mettre en lumière les rapports étroits entre les mécanismes du marché international de la tapisserie et celui de la peinture.

Neil De Marchidemarchitagadaecon.duketsointsoinedu, professeur en économie, Duke University, Durham (NC), USA
Hans J. Van Miegroet
hvmtagadaduketsointsoinedu, professeur d’histoire de l’art moderne, à Duke University (NC), Directeur du Department of Art, Art History & Visual Studies
          Leur étroite collaboration, entretenue depuis plus de dix ans, passe pour un modèle en matière d’interdisciplinarité entre économie et histoire de l’art. Depuis leur première publication commune (Art Bulletin 1994), ils ont mis au point de nombreuses méthodes de recherches et développé de nouveaux modes d’interprétation. Ils ont ainsi fait école, attirant des chercheurs issus tant des sciences humaines que des sciences sociales. De 1999 à 2003, ils ont dirigé le programme Mapping Markets, soit une équipe internationale et interdisciplinaire de 25 chercheurs (Turnhout: Brepols, 2006). Dans le cadre du présent programme, ils s’intéresseront plus particulièrement à l’étude de la production de peinture des grands centres exportateurs flamands (Anvers, Malines,…), de leurs volumes, de leurs flux, ainsi que des stratégies élaborées par les marchand flamands pour s’imposer sur les marchés étrangers en Europe.

Charlotte Guichard est chargée de recherches au CNRS, rattachée au laboratoire IRHIS de Lille 3 (UMR 8529). Après une formation en histoire (agrégation, puis DEA d’histoire moderne, à l’Université Paris I, sous la direction de Daniel Roche) elle soutient en 2005, une thèse consacrée aux Amateurs d’art à Paris dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, sous la direction de Dominique Poulot, à l’Université Paris-I-Sorbonne (Seysel : Champ Vallon, 2008). Dans le cadre de ce programme, elle se consacre plus particulièrement à l’histoire de l’expertise artistique en Europe, XVIIe-XIXe siècles. Elle est également membre du programme de recherche de l’ANR (2006-2009), Sciences et capitales européennes : revisiter les origines de l’espace public des savoirs, XVIIe-XVIIIe siècles (Stéphane Van Dame, Warwick University)

Dries Lynadries.lynatagadaua.actsointsoinbe en post-doc au Fund for Scientific Reaserch Flanders (FWO), il est rattaché au Centre for Urban History de l’Université d’Anvers. Il a soutenu une thèse de doctorat en histoire, The Cultural Construction of value, Art auctions in Antwerp and Brussels (1700-1794), à l’Université d’Anvers en 2010, sous la direction de Bruno Blondé et de Filip Vermeylen. Pour ce programme, il s’intéresse plus particulièrement aux ventes aux enchères à Bruxelles et Anvers au XVIIIe siècle et notamment à l’évolution des rapports entre acheteurs et vendeurs à travers l’analyse des catalogues de ventes.    

Patrick Michelhttps://pro.univ-lille.fr/patrick-michel/ est Professeur en histoire de l’art moderne à l’Université Charles de Gaulle-Lille 3 (IRHiS UMR 8529), il est spécialiste de l’histoire du marché et des collections en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est l’un des coordinateurs du programme d’indexation des catalogues de ventes dirigé par le Getty Research Center. Après sa thèse de doctorat, consacrée aux collections de Mazarin, il a soutenu en 2003 (Université Bordeaux 3) une habilitation à diriger des recherches, Le Marché du tableau et la pratique de la collection à Paris dans la seconde moitié du XVIIIe siècle (P.U. du Septentrion, 2007). Il a publié également un ouvrage sur les collections et collectionneurs en France au XVIIIe siècle (Rennes : PUR, 2011). Dans le cadre du programme Marchés de l’art en Europe, il s’intéresse à l’étude des dynasties de marchands flamands installées à Paris au XVIIIe siècle et à la base de données des intermédiaires du marché au XVIIIe siècle.

Sophie Rauxhttp://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/membre/510, coordinatrice du projet, est maître de conférences en histoire de l’art moderne à l’Université Charles de Gaulle-Lille 3 (IRHiS UMR 8529). Elle travaille sur le marché de l’art dans la France du Nord et des Pays-Bas du Sud sous l’Ancien Régime. Ses premiers travaux ont été consacrés à l’étude des collections, des catalogues de ventes et du fonctionnement du marché à Lille au XVIIIe siècle (2002, 2005). Elle a organisé en 2003, le colloque international Collectionner dans les Flandres et la France du Nord au XVIIIIe siècle. Elle s’attache maintenant à l’identification des réseaux de marchands flamands actifs dans la France du Nord, leurs ramifications en Europe et leur impact sur les culturelles visuelles locales. Elle a coordonné avec Hans J. Van Miegroet le programme d’échanges d’étudiants en histoire de l’art entre Duke University et Lille 3, Art Markets and Visual Studies (2007-2011).

Mickaël Szanto, ancien pensionnaire de la Villa Medicis et maître de conférences en Histoire de l’art à l’Université Paris IV, il a soutenu en 2008 une thèse, Les tableaux et la place de Paris. Structures et dynamiques d’un marché (1598-1683), sous la direction d’Alain Mérot et de Laurence Fontaine (Université Paris IV-Sorbonne et Institut Universitaire Européen de Fiesole). Il a participé au programme Mapping Markets (1999-2003) et fut chargé d’études et de recherche à l’INHA pour le programme Histoire du goût (2001 à 2005) où il a collaboré au Répertoire des tableaux italiens en France sous la direction de Michel Laclotte. Il étudie actuellement l’émergence sur le marché parisien, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, d’une production de peintures destinées à l’exportation et visant à concurrencer celle des marchands d’Anvers. Il s’attache également à déterminer les principales villes d’Europe auxquelles était destinée cette marchandise parisienne.

Filip Vermeylenvermeylentagadafhk.eurtsointsoinnl est professeur d’histoire économique à l’Erasmus Universiteit de Rotterdam, où il est le coordinateur du Master Cultural Economics and Cultural Entrepreneurship. Il donne également des cours sur les liens entre art et économie à la Katholieke Universiteit de Leuven. Il fut, de 1999 à 2003, l’un des collaborateurs du programme Mapping Markets, et l’organisateur du colloque international, tenu au Rubenianum d’Anvers en 2003, Art Auctions and Dealers (Turnhout : Brepols, 2009). Depuis sa thèse sur le marché de l’art à Anvers au XVIe siècle (Columbia University, 2000), il a élargi son champ chronologique et étudie l’histoire et le fonctionnement des marchés de l’art jusqu’au XIXe siècle. Il se consacre actuellement à l’histoire des ventes aux enchères et au rôle des marchands d’art comme médiateurs du goût, notamment à Anvers, Bruxelles et Gand au XVIIIe siècle.

Collaborateurs

Isabella Cecchinicisabelltagadaunivetsointsoinit a été professeur invité à l’EGART, où elle a enseigné l’Histoire des Marchés de l’art et l’Économie de la Culture (Degree in Economics and Management of Cultural Activities), Université Ca’Foscari, Venise. Elle a obtenu un doctorat en Économie et Histoire Sociale à l’Università Bocconi (Milan) en 1999, sa thèse étant consacrée à la consommation des objets d’art — essentiellement de la peinture — dans la Venise du XVIIe siècle, à partir de l’étude des inventaires après décès de l’époque. Ses recherches actuelles portent sur l’histoire de la finance au début de la période moderne, ainsi que les places foraines de Piacenza (ou «Bisenzone»), dominées par les banquiers Génois de la fin des années 1570 jusqu’aux années 1630. Cependant, son champ de recherche principal demeure l’étude des marchés de l’art au début de l’époque moderne, ainsi que la culture matérielle de la République de Venise.

Carlo Corsatocarlo.corsatotagadagmailtsointsoincom est chercheur à la Fondazione Ermitage Italia et cultore della materia en Histoire de l'Art Moderne à l'Università degli Studi, Vérone. Son doctorat en Histoire de l'Art, obtenu à l'Université de Vérone sous la direction de Bernard Aikema, porte sur la famille Bassan, leurs ateliers, et les stratégies qu'ils mirent en place afin de développer à grande échelle un commerce de reproductions.
             Dans notre programme, il s'attachera à clarifier la façon dont la production des artistes est susceptible d'influencer le comportement des acheteurs dans la Venise de la Renaissance, et comment les sources des seizième et dix-septième siècles rendaient compte des échanges économiques et culturels.

Natalia Gozzano est docteur en histoire de l’art de l’Université de Pise. Elle a collaboré à l’International Centre for the Study of Medieval Painting in the Schelde and Meuse Valleys, avant d’obtenir un post-doc à l’université La Sapienza à Rome. Depuis 2002, elle enseigne l’histoire de l’art à l’Accademia Nazionale di Danza à Rome (Istituto di Alta Cultura del Ministero dell’Università e Ricerca). Ses recherches portent sur le collectionnisme à Rome au XVII siècle qu’elle étudie dans le contexte des dynamiques économiques du temps. Elle a notamment travaillé sur le collections de Lorenzo Onofrio Colonna, sur l’arrière-plan économique de l’activité de Claude Lorrain, et sur le rôle des “Maestri di Casa” dans l’organisation des collections. A partir de l’étude de documents inédits, elle s’attache à révéler les mécanismes du marché de l’art et à mettre en lumière leurs protagonistes dans la Rome baroque. Sa participation dans le présent programme consiste à étudier les réseaux et les stratégies des marchands flamands en Italie au XVII siècle.   

Koenraad Jonckheerekoenraad.jonckheeretagadaUGenttsointsoinbe est maître de conférences en Histoire de l’Art à l’Université de Gand. Il a étudié l’histoire et l’histoire de l’art à l’Université de Leuven, et obtenu un doctorat de l’Université d’Amsterdam avec une thèse portant sur la vente des peintures de Guillaume d’Orange en 2005. Ses nombreuses publications portent le marché de l’art des dix-septième et dix-huitième siècles, ainsi que l’histoire de la peinture de portrait à Anvers. Sa monographie d’Adriaen Thomas Key a fait l’objet d’une publication en 2007. Ses recherches récentes l’ont amené à étudier l’art décoratif Anversois dans la période suivant les Révoltes iconoclastes de 1566, et il termine actuellement une monographie sur William Key, qui paraîtra en 2011 (Brepols).

Christian Huemerchuemertagadagettytsointsoinedu est responsable du Project for the Study of Collecting and Provenance (PSCP) au Getty Research Institute à Los Angeles. Les bases de données du Getty Provenance Index®, élaborées grâce à la collaboration d’institutions et de chercheurs d’Europe et des Etats-Unis, contiennent l’indexation des notices de catalogues de ventes annotés et d’inventaires, de la fin du XVIe siècle jusqu’au milieu du XIXe siècle. Pour ses propres recherches, il s‘est consacré dans un premier temps au marché de l’art international de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Ses premiers travaux (Université de Vienne) et publications ont porté sur les stratégies commerciales du marchand d’art Charles Sedelmeyer (1837-1925), à Paris. Il poursuit actuellement une thèse à la City University de New York, intitulée Paris-Vienna: Modern Art Markets and the Transmission of Culture (1873-1937). Dans le cadre du présent programme, il s’intéresse au rôle joué par les marchands flamands en Europe centrale à l’époque moderne.

Bénédicte Miyamoto-Pavot est Attachée temporaire d’enseignement et de Recherche à l’Université Paris VII Diderot. Elle a soutenu en 2011 une thèse intitulée Ad Valorem: the Changing Values of Pictures in Eighteenth-Century London, 1660-1805, sous la direction de Frédéric Ogée. Dans le présent programme elle s’intéresse plus particulièrement au fonctionnement des ventes aux enchères à Londres au XVIIIe siècle.

Contributeurs

Martine Aubry, Ingénieur de recherches, Lille 3 – IRHiS (UMR 8529) : Aide à la réalisation des bases de données

Hilary Coe Smith, Doctorante en histoire de l’art, Duke University (NC) : recherche

Isabelle Decobecq, Ingénieur d’études CNRS et assistante de programme de 2008 à 2010, IRHiS(UMR 8529) : administration, recherche et bases de données

Alexis Doneztkoff, Conservateur aux Archives départementales du Nord, Lille : recherche

Marc Gil, maître de conférences en histoire de l’art médiéval, Université Lille 3 (IRHiS UMR 8529) : recherche

Arnout Janssens, doctorant en histoire de l’art Lille 3 : transcriptions et traductions

Laura Louvrier, Ingénieur d’études CNRS et assistante de programme de 2011 à 2012, IRHiS (UMR 8529) : administration, recherche et bases de données

Sandra Van Ginhoven, Doctorante en économie, Duke University (NC) : recherche

 

  • 4 Mars 2011, Lille 3, IRHIS
    Réunion de travail - Bases de données
  • 24-25 juin 2011, Bruxelles, Belgique
    FINAL Workshop - Accès réservé
  • 19-20 Mars 2010, Anvers, Belgique
    Workshop n°4 - Accès réservé
  • 14 juin 2010
    Journée d’étude organisée par Charlotte Guichard (Lille)
    Originalité, authenticité dans les mondes de l’art
    => Affiche — Programme
  • 27 mars 2009
    Journée d’étude organisée par Patrick Michel, avec le soutien de l’IRHiS (Lille)
    Le catalogue de vente, un instrument entre pratique commerciale et connoisseurship
    => AfficheProgramme

  • 17-18-19 Septembre 2009, Duke Universiy, USA
    Workshop n°3 - Accès réservé
  • 23 Novembre 2009, Paris, INHA
    Réunion de travail - Bases de données
  • 28 mars 2008
    Séminaire - table ronde (Lille)
    Le marché de la tapisserie en Flandre et en France, XVe-XVIIIe siècles
    en partenariat avec le programme International Graduate Program in Art Markets and Visual Studies, Duke University-Lille 3, PUF/FACE.
    En présence de : Koenraad Brosens, Katholieke Universiteit Leuven ; Allison Evans, Duke University (NC) ; Patrick Michel, Université Lille 3 – IRHiS
  • 19-20 juin 2008, Lille, France
    Workshop n°1 - Accès réservé
  • 7 novembre 2008
    Journée d’étude en partenariat avec le programme International Graduate Program in Art Markets and Visual Studies, Duke University-Lille3, PUF/FACE (Lille)
    Nouvelles iconographies et consommation des images à Anvers au XVIe siècle
    En présence de : Bruno Blondé, Univeristeit Antwerpen ; Koenraad Jonckheere, Universiteit van Amsterdam ; Robert Mayhew, Duke University, Durham (NC) ; Filip Vermeylen, Erasmus Universiteit, Rotterdam
    => Programme
  • 15-16 décembre 2008, Anvers
    Workshop n°2 - Accès réservé

AGENTS OF THE ART MARKETS  

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Principales publications des membres de l’équipe relatives au marché de l’art, au cours des quatre dernières années.

  1. Koen BROSENS, “Bruxelles/Paris/Bruxelles. Charles de La Fontaine et la diffusion des modèles des tapisseries de Charles Poerson à Bruxelles, 1650–1675”, Revue belge d’Archéologie et d’Histoire de l’Art/Belgisch Tijdschrift voor Oudheidkunde en Kunstgeschiedenis, 2007, n°76, p. 43–60.
  2. Koen BROSENS, “Flemish Production, 1660–1715” , dans T.P. Campbell (éd), Threads of Splendor. Tapestry in the Baroque, New York, The Metropolitan Museum of Ar t/New Haven, Yale University Press, 2007, p. 441–453.
  3. Koen BROSENS, « Wie durft daerop bieden ? Tapestry Cartoons, Preparatory Skteches and Tapestries at Auction, 1650-1750 », Dries LYNA, Filip VERMEYLEN, Hans VLIEGHE, (éd), Art Auctions and Dealers. The Dissemination of Netherlandish Art during the Ancien Régime, Turnhout, Brepols, 2009, p. 83- 96.
  4. Koen BROSENS, «New Light on the Brussels Raes Workshop and Ruben’s Achilles Series »,T.P. Campbell, E. Cleland (éd), Tapestry in the Baroque. New Aspects of Production and Patronage, New York & New Haven-London, Metropolitan Museum of Art and Yale University Press, 2010, p. 20- 33.
  5. Koen BROSENS, « Les importations des tapisseries flamandes en France, 1600-1650. Un nouveau regard sur Marc de Comans et François de La Planche », A. Brejon de Lavergnée et J. Vittet (éd), La tapisserie hier et aujourd'hui, Paris, Ecole du Louvre, 2011, pp. 35-42.
  6. Isabella CECCHINI, « Attorno al mercato, 1700-1815 », L. Borean et S. Mason (éd), Il collezionismo d’arte a Venezia. Il Settecento, Venise, Marsilio with Fondazione di Venezia, 2009, pp. 150-171.
  7. Natalia GOZZANO, “La vita economica di Claude Lorrain. Conti bancari, investimenti in luoghi di monte e pagamenti ineditedi”, Studiolo, n°5, 2007, p. 149-172.
  8. Natalia GOZZANO, « Mercanti di seta al servizio dell’arte: scambi artistici e commerciali tra Messina e le Fiandre a metà Seicento », Dal Rinascimento al Razionalismo. Studi in onore di Silvia Danesi Squarzina, Rome, Campisano,  2011 (sous presse).
  9. Charlotte GUICHARD, Les amateurs d’art à Paris au XVIIIe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2008, 387 p.
  10. Charlotte GUICHARD avec F. Elsig, P. Parshall, Ph. Sénéchal, « De la pertinence du connoisseurship face aux nouvelles méthodes », Perspective. La Revue de l'INHA, 2009-3, p. 344-356.
  11. Charlotte GUICHARD et Bénédicte Savoy, « Le Pouvoir des musées ? Patrimoine artistique et naissance des capitales européennes (1720-1850) », C. Charle (dir.), Le Temps des capitales culturelles, XVIIIe- XXe siècles, Seyssel, Champ Vallon, 2009, p. 103-135.
  12. Charlotte GUICHARD, « From Social Event to Urban Spectacle : Auctions in Late Eighteenth-Century Paris », (dir.), Ilja Van Damme, Natacha Coquery, Jon Stobart, Bruno Blondé (éd.), Fashioning Old and New. Changing Consumer Patterns in Western Europe (1650-1900), Turnhout, Brepols, 2009, p. 203-216.
  13. Charlotte GUICHARD, « Pratiques d’amateurs. Du goût au connoisseurship, la grandeur de Rembrandt au XVIIIe siècle », O. Assouly (dir.), L’Amateur. Juger, participer et consommer, Paris, IFM/Editions du Regard, 2010, p. 17-30.
  14. Charlotte GUICHARD, « Du ‘nouveau connoisseurship’ à l’histoire de l’art. Original et autographie en peinture », Annales. Histoire, Sciences sociales, n°6- 2010, p. 1387-1402
  15. Charlotte GUICHARD, « Le marché au cœur de l’invention muséale ? Jean-Baptiste-Pierre Lebrun et le Louvre (1792-1802) », Revue de synthèse, n°2011-1, p. 93-118.
  16. Charlotte GUICHARD, « Les Formes de l’expertise artistique en Europe », Revue de Synthèse, n° 2011-1, p.1-13.
  17. Charlotte GUICHARD, « Les savoirs à l’épreuve. Autour de l’expertise. Conclusions de la journée d'étude doctorale », Hypothèses. Travaux de l’École doctorale de Paris 1, Paris, Publications  de la Sorbonne, 2011, p. 155-161.
  18. Charlotte GUICHARD (dir.), Les Formes de l’expertise artistique en Europe, XIVe-XVIIIe siècles, numéro spécial de la Revue de Synthèse, n°2011-1, n°132.
  19. Charlotte GUICHARD, « Taste communities. The Rise of the Amateur in eighteenth-century Paris », Eighteenth-century Studies (article accepté à paraître)
  20. Christian HUEMER, “Impressionism and the Viennese Art Market,” Centropa VIII, January 2008, p. 105-118.
  21. Christian HUEMER, “Crossing Thresholds: The Hybrid Identities of Late Nineteenth-Century Art Dealers”, Jaynie Anderson (éd), Crossing Cultures: Conflict-Migration-Convergence, Melbourne, Miegunyah Press, 2009, p. 1033-1037.
  22. Dries LYNA, Filip VERMEYLEN, Hans VLIEGHE (éd.), Art Auctions and Dealers. The Dissemination of Netherlandish Art during the Ancien Régime, Turnhout, Brepols, 2009, 174p.
  23. Dries LYNA, « Changing Geographies and the Rise of the Modern Auction. Transformations on the Second-Hand Markets of Eighteenth-Century Antwerp », Ilja Van Damme, Natacha Coquery, Jon Stobart, Bruno Blondé (éd), Fashioning Old and New. Changing Consumer Patterns in Western Europe (1650-1900), Turnhout, Brepols, 2009, p. 169-184.
  24. Dries LYNA, Filip VERMEYLEN, « Rubens for Sale. Auctions and Dealers in Antwerp during the Seventeenth and Eighteenth Centuries», Dries LYNA, Filip VERMEYLEN, Hans VLIEGHE (éd.), Art Auctions and Dealers. The Dissemination of Netherlandish Art during the Ancien Régime, Turnhout, Brepols, 2009, pp 139-153.
  25. Neil DE MARCHI et Hans J. VAN MIEGROET, “The Antwerp-Mechelen Production and Export Complex”, dans A. Golahny, L. Vergara, M. Mochizuki (éd.), In His Milieu : Essays on Netherlandish Art in Memory of John Michael Montias, Chicago, University Press, Amsterdam, University Press, 2007, p. 133-147.
  26. Neil DE MARCHI et Hans J. VAN MIEGROET, « The Rise of the Dealer-Auctioneer in Paris. Information and Transparency in a Market for Netherlandish Paintings », Anna Tummers, Koen Jonkheere (éd.), Art Market and Connoisseurship. A Closer Look at Paintingsby Rembrandt, Rubens and their Contemporaries, Amsterdam, Amsterdam University Press, 2009, p. 149-174.
  27. Neil DE MARCHI et Hans J. VAN MIEGROET, "The Flemish Textile Trade and New Imagery in Colonial Mexico (1524-1646)," Jonathan Brown (ed.), Painting for the Kingdoms, Mexico City, Formento Cultural BanaMex, 2010.
  28. Neil DE MARCHI et Hans J. VAN MIEGROET, “Uncertainty, Family Ties and derivative Painting in Seventeenth-Century Antwerp,” », Leuven, Leuven University Press (sous presse).
  29. Patrick MICHEL, “Le Tableau et son prix à Paris : 1760-1780”, dans J. Warren et A. Turpin, Auctions, Agents and Dealers. The Mechanisms of the Art Market 1660-1830, Oxford, 2007, p. 53-68.
  30. Patrick MICHEL, “Les collections royales françaises : modèles et fonctions”, dans C. Grell et B. Pellistrandi, Las Cortes de Espana y de Francia en el siglo XVII. Les Cours d’Espagne et de France au XVIIe siècle, Madrid, Casa de Velazquez (coll. de la Casa de Velasquez, 98), 2007, p. 205-235.
  31. Patrick MICHEL, “Les Collectionneurs français du XVIIIe siècle et la peinture du Grand Siècle : un bilan mitigé”, dans Parcours d’un collectionneur. L’histoire, la Fable et le portrait, Sceaux, Musée de l’Ile-de-France, Arras, Musée des Beaux-Arts, Bayonne, Musée Bonnat, 2007, p. 28-35.   
  32. Patrick MICHEL, « French Collectors and the Taste for Flemish Painting during the Eighteenth Century », Dries Lyna, Filip Vermeylen, Hans Vlieghe, (éd), Art Auctions and Dealers. The Dissemination of Netherlandish Art during the Ancien Régime, Turnhout, Brepols, 2009, p. 127-138.
  33. Patrick MICHEL, « Lieux et dispositifs de la collection en France dans la seconde moitié du XVIIIe siècle », dans J. Rasmussen (éd), La Valeur de l’art. Exposition, marché, critique et public au XVIIIe siècle, Paris, 2009, pp. 131-159.
  34. Patrick MICHEL, « Les collections de Louis XIV», P. Arizzoli-Clémentel (éd), Versailles, Paris, Citadelles & Mazenod, 2009, pp. 205-213.
  35. Patrick MICHEL, « Johann Georg Wille : collectionneur désintéressé ou agent d’art ? », E. Décultot, M. Espagne et F.-R. Martin (éd), Johann Georg Wille (1715-1808) et son milieu, Paris, 2009, pp. 125-147.
  36. Patrick MICHEL, « La Galerie des Peintres Flamands, Hollandais et Allemands, de Jean-Baptiste Pierre Le  Brun : ouvrage d’art ou instrument au service d’une politique commerciale offensive ? »,  C. Hattori, E. Leutrat et V. Meyer (éd), A l’origine du livre d’art. Les recueils d’estampes comme entreprise éditoriale en Europe (XVIe-XVIIIe siècles), 2010, pp. 243-257.
  37. Patrick MICHEL, « Les Impressions italiennes d’un noble Savoyard en 1827‐1828: un regard inédit sur les collections de la Péninsule”, V. Meyer et M.‐L. Pujalte‐Fraysse (éd), Voyages d’artistes en Italie du Nord: XVIe‐XIXe siècle, Rennes, PUR, 2010, p. 221‐233.
  38. Patrick MICHEL, Peinture et plaisir : les goûts picturaux des collectionneurs parisiens au XVIIIe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes (coll. Art et Société), 2010, 526 p.
  39. Patrick MICHEL, « Dezallier d’Argenville’s Abrégé de la vie des plus fameux peintres: a guide for contemporary collectors or a survey of the taste for paintings of the northern schools?”, Simiolus, janvier 2011, pp. 212-225.
  40. Bénédicte MIYAMOTO-PAVOT, "’Making Pictures Marketable’: The Invention of a Modern Art Market in London, 1750-1805,", Charlotte Gould et Sophie Mesplede (éd), Art et commerce en Grande- Bretagne, XVIIIe-XXIe siècles, Cambridge, Cambridge Scholar Publishings (sous presse)
  41. Sophie RAUX, « Art on Drawing. Lotteries of Works of Art in the Sixteenth-Century Southern Netherlands », Dries Lyna, Filip Vermeylen, Hans Vlieghe, (éd), Art Auctions and Dealers. The Dissemination of Netherlandish Art during the Ancien Régime, Turnhout, Brepols, 2009, p. 5-22
  42. Sophie RAUX, “From Mariette to Joullain: Provenance and Value in Eighteenth-Century French Auction Catalogues » , G. Feigenbaum, I. Reist (éd), Provenance: History of Art and Ownership, Los Angeles, Getty Research Institute (sous presse).
  43. Sophie RAUX, “Carel Fabritius in 18th century Parisian collections : Provenance and connoisseurshipconcerning Mercure et Argus and Mercure et Aglaure”, The Burlington Magazine (à paraître, Février 2012)
  44. Sophie RAUX, “L’église comme « salon continuel » de la peinture religieuse sous l’Ancien Régime ?  Quelques réflexions à partir d’une commande inédite passée à Cazes, Vien, Pierre et Restout pour l’abbaye de Marchiennes (1745-1752)”, La Revue de l’Art, (à paraître, juin 2012).
  45. Mickaël SZANTO, “Les peintres flamands à Paris dans la première moitié du XVIIe siècle. Géographies d'une communauté”, dans M.-Cl. Chaudonneret (dir.), Les artistes étrangers à Paris de la fin du Moyen Âge aux années 1920, Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, Peter Lang, 2007.
  46. Mickaël SZANTO, Le dessin ou la couleur? Une exposition de peinture sous le règne de Louis XIV, Paris, Droz, 2008, 196 p.
  47. Mickaël SZANTO, « Du luxe vertueux au Grand Siècle. La loterie de Madame de Rambouillet (Paris, 1657) », St. Castelluccio (dir.), Le commerce du luxe à Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles, Berne, 2009, p.1-47.
  48. Mickaël SZANTO, « Les ‘’merveilles’’ d’Anvers au royaume de France : les loteries de tableaux de Pierre de Brun », J. de Maere et N.  Sainte Fare Garnot (dir.), Du baroque au classicisme. Rubens, Poussin et les peintres du XVIIe siècle, dir., Paris, 2010, p. 47-54.
  49. Filip VERMEYLEN, “Antwerpen wordt een metropool, 1500-1542,” G. Asaert et al (éd), Het groot
  50. geschiedenisboek van Antwerpen, Zwolle, 2010, pp.71-82. 
  51. Filip VERMEYLEN, “The colour of money. Dealing in pigments in sixteenth-century Antwerp », Jo Kirby Atkinson (éd), European Trade in Painters’ Materials to 1700, Londres, National Gallery of Art,
  52. 2010, pp. 356-365.
  53. Filip VERMEYLEN, “De Antwerpse kunstmarkt tijdens de 16e en 17e eeuw,” Beelddenken. Vijf eeuwen beeld in Antwerpen, Anvers, MAS, 2011, pp. 216-217.
  54. Filip VERMEYLEN & Koenraad JONCKHEERE, “A world of deception and deceit? Jan Campo Weyerman and the Eighteenth-century art market,” Simiolus (sous presse).

ANTWERP - DUKE - PARIS - BRUSSELS between 2008 and 2011
              Four years of meetings and workshops in images