Coordinateurs

  • Marc Gil,  Université de Lille-Institut de Recherches historiques du Septentrion (IRHIS) UMR-CNRS
  • Pierre Hallot, Université de Liège, Centre européen d’archéométrie (CEA), Documentation Interprétation et Valorisation du Patrimoine et de l’Architecture (DIVA)

Équipe de recherche

Laboratoire / Institution Nom Prénom Fonction au sein du projet Emploi actuel Discipline
IRHiS–UMR 8529 (Univ. Lille, CNRS) GIL Marc Co-porteur Maître de Conférences Histoire de l’art du Moyen Âge
Centre Européen d’Archéométrie, Unité de Géoma-tique/DIVA, Université de Liège HALLOT Pierre Co-porteur Maître de Conférences Documentation Interprétation et Valorisation du Patrimoine et de l’Architecture ; Archéométrie
IRHiS–UMR 8529 (Univ. Lille, CNRS) AUBRY Christine Membre  Ingénieur de recherches Histoire de l’art, Histoire, archéologie
           
Autre(s) partenaire(s) (entreprise, association) Nom Prénom Partenaire Emploi actuel Domaine d’activité
Centre de recherche universitaire lorrain d’Histoire (CRULH) – Université de Lorraine-Pôle de Nancy TIXIER Frédéric Membre  Maître de conférences - chercheur associé à l’IRHiS Histoire de l’art du Moyen Âge
Palais des Beaux-Arts de Lille RAYMOND Florence Membre Attachée de conservation du patrimoine Histoire de l’art - Patrimoine
Musée de Cluny-musée national du Moyen Âge (Paris) DESCATOIRE Christine Membre Conservatrice en chef - Chercheur associée à l’IRHiS  Histoire de l’art - Patrimoine
Musée de l’hôtel Sandelin, Saint-Omer SAFFRÉ Romain Membre Directeur des musées de Saint-Omer, conservateur du patrimoine Histoire de l’art - Patrimoine
Trésor de la cathédrale de Liège GEORGE Philippe Membre Conservateur du Trésor de la cathédrale de Liège Historien du Moyen Âge
Agence wallonne du Patrimoine MAQUET Julien Membre Responsable du service de Promotion de l’AWAP Historien du Moyen Âge
Holusion SAS (Société de conception de systèmes d’affichages innovants, Tourcoing, Plaine-Images)

Les partenaires institutionnels

  • Instituts de Recherches historiques du Septentrion -UdL
  • Université de Liège - Département d'Architecture - Art, archéologie et patrimoine
  • Centre de Recherche Universitaire Lorrain d'Histoire - Université de Lorraine - Nancy
  • Palais des Beaux-arts de Lille/Ville de Lille
  • Musée de Cluny - Musée national du Moyen Âge, Paris
  • Musée de l'Hôtel Sandelin/Ville de Saint-Omer
  • Trésor de la cathédrale Saint-Paul de Liège
  • Maison Européenne des Sciences de l'Homme et de la Société -Lille
  • Plateforme de recherche IrDIV

Le projet e-­thesaurus, d’histoire de l’art et des techniques, a pour objet d’étude l’orfèvrerie septentrionale des  XIIe-­XIIIe  siècles,  avec  un  axe  majeur  consacré  à  la  modélisation  (3D)  et  à  la  restitution  en  réalité augmentée des objets, deux apports essentiels pour une meilleure compréhension des techniques d’assemblage et, associées aux analyses physico-­chimiques, des techniques de fabrication des objets et de leurs matériaux. Les informations ainsi recueillies viendront nourrir  une  base  de  données,  consultable  en ligne, où seront associées données informatives et analytiques aux modèles 3D des éléments étudiés. Par ailleurs, le projet permettra de mieux faire connaitre ces œuvres au grand public, par le biais d’expositions virtuelles, commentées sur les aspects historiques, artistiques et techniques de création.

Le projet e.thesaurus s’inscrit dans la structure de recherche MAuVE (MédiAtions VisuElles) : culture numérique et création, qui apportera la majeure partie du financement. MAuVE, soutenu par les universités de Lille, de l’Artois et du Littoral, porte sur la relation entre le numérique, la médiation culturelle et l’accès au savoir, et vise à soutenir des projets développant de manière équilibrée une activité scientifique du meilleur niveau produisant un impact sociétal. 

Ainsi,   dans   le   cadre   de   l’appel   à   projet   « Émergents »  « ISI-­MESHS »,   le  projet   e.thesaurus  s’inscrit parfaitement dans les  « projets  blancs »  par  ses  caractères  innovants  (nouvelles  technologies  et  visualisation 3D) et interdisciplinaires  (Sciences  humaines/Sciences  appliquées).  Bien  évidemment,  dans  les 18 mois du programme, il ne s’agit pas de vouloir explorer la totalité des pièces d’orfèvrerie septentrionales   déjà repérées, mais, dans un souci d’efficacité, de tester la méthode et les techniques d’acquisition des images en se focalisant sur deux œuvres uniques, conservées au musée de l’Hôtel Sandelin à Saint-­Omer : le Pied de croix de l’abbaye Saint-­‐Bertin (v. 1170-­1180) et la croix-­reliquaire de la Vraie Croix, provenant de l’abbaye de Clairmarais (v. 1210-­‐1220).

Pourquoi le choix de ces deux objets ?

 

Richesse, raffinement et expressivité sont les maîtres-­mots qui caractérisent ces « objets », qui dégagent un grand potentiel d’émotion. Ce sont des pièces exceptionnelles à maints égards, aussi bien éclairant sur les mentalités religieuses, la dévotion et les thèmes iconographiques de prédilection des objets liturgiques, que, surtout, représentatives de l’habileté des orfèvres-­émailleurs des régions septentrionales au tournant du XIIe et du XIIIe siècle, et emblématiques du monde médiéval, notamment par leur iconographie. Richesse et éclat des matériaux : dorure (argent doré, cuivre doré), pierres précieuses, émaux ; couleurs des émaux et des gemmes. Prouesse technique : variété et raffinement des techniques. Un éventail représentatif des techniques  des  orfèvres-­émailleurs  médiévaux. Le  pied  de  croix  de  Saint-­Bertin  présente  une  association harmonieuse des parties en deux dimensions (émaux) et en trois dimensions (figures en ronde-­bosse), avec des couleurs d’une puissante vivacité et des émaux offrant une réelle verve narrative. Les figures en ronde-­ bosse sont d’une grande expressivité, notamment les statuettes des évangélistes rédigeant  leur  évangile, figures dynamiques et personnalisées, toutes différentes les unes des autres. La croix de Clairmarais impressionne par ses grandes dimensions, la richesse de ses matériaux et l’éventail de ses techniques, le contraste entre l’avers très coloré et non figuré, et le revers figuré et presque monochrome. Qualité exceptionnelle des figures gravées du revers et du réseau de filigranes de l’avers.

Au-­delà  de  leur  qualité  d’exécution  exceptionnelle,  ces  deux  œuvres  concentrent  de  nombreux  critères d’ordre à la fois historiques, artistiques et techniques. Le Pied de croix est un chef d’œuvre de l’orfèvrerie médiévale du nord de la France et le seul exemple conservé en France d’un pied de croix orfévré et émaillé de la fin du XIIe siècle (celui, célèbre, de l’abbaye royale de Saint-­Denis a été fondu à la Révolution et n’est plus connu que par une longue description qu’en a donnée son commanditaire l’abbé Suger). La Croix de Clairmarais, de grandes dimensions (classée MH), est conservée au musée Sandelin, mais appartient en réalité à la Confrérie Notre-­Dame-­des-­Miracles de Saint-­Omer. Son étude et sa numérisation sont donc un enjeu patrimonial de conservation de l’œuvre puisqu’elle possède toujours un caractère liturgique et peut encore aujourd’hui être usitée lors des processions de la confrérie. Surtout, ces deux objets, très complexes  dans leur mode de fabrication, concentrent toutes les difficultés que l’on peut rencontrer lors de la numérisation par photogrammétrie ou par lasergrammétrie : dimensions, figures en ronde-­bosse associées à des émaux et à des frises en relief ou ajourées, pierres  précieuses,  perles,  verroterie,  filigranes,  nielle, argent et cuivre doré etc. La complexité géométrique, associée à des matériaux réfléchissant ou déviant les rayons lumineux (phénomènes de réflectance), rend la mise en œuvre des méthodologies classiques d’exploitation photo ou laser inefficace ; d’autres méthodes de mise en œuvre sont à imaginer.

Objectifs, résultats attendus : L’objectif est ainsi de  proposer de  nouveaux modes d’exploitation  des  objets  du patrimoine, en l’occurrence, l’orfèvrerie médiévale. Ces  nouveaux  modes  doivent  permettre  d’exploiter des objets disparus, disséminés ou complexes, au travers d’environnements numériques ou reconstruits (impression  3D).  Cela  requiert  l’établissement  d’un  e-­corpus  standardisé,  contenant  des  données  variées sur les pièces d’orfèvrerie notamment de l’imagerie 3D et des analyses archéométriques. Le programme sera conduit selon deux axes. Le premier, réunira une équipe pluridisciplinaire SHS/CEA-­UG qui mènera une réflexion sur l’établissement et les modes d’exploitation  de  l’e.corpus  (base  d’informations),  avec  une  analyse des besoins et l’établissement des spécifications techniques, relatifs à l’exploitation des pièces d’orfèvrerie. Les deux pièces du musée Sandelin serviront d’objets étalons pour la constitution de cet e.corpus. Le second axe, mené essentiellement par l’équipe CEA-­UG de Liège, en coordination avec l’équipe SHS, concernera la mise en place d’une procédure et d’une méthodologie de numérisation des deux pièces  selon les deux modes d’acquisition des images, photogrammétrie et scanner 3D. Il résultera de cette recherche  méthodologique  un  modèle  numérique  des  deux  éléments  étudiés. La  restitution  dans  l’e‐corpus (histoire de l’art, données archéométriques, 3D) sera de deux types : l’une simplifiée pour le grand   public et les acteurs de la culture (médiation, diffusion de l’information, manipulation ludique de  l’objet  virtuel), l’autre plus complexe, permettant un travail collaboratif d’équipes distantes de  chercheurs (mise  à  jour et enrichissement des informations, manipulations du modèle numérique, annotation du modèle 3D à  l’aide de sources documentaires).

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       Dans le cadre de l’appel à projet CPER MAuVE, et les deux années du programme, il ne s’agit bien évidemment pas de vouloir explorer la totalité des pièces d’orfèvrerie septentrionales déjà repérées, mais, dans un souci d’efficacité, de tester la méthode et les techniques d’acquisition des images en se focalisant sur deux œuvres uniques, conservées au musée de l’Hôtel Sandelin à Saint-Omer : le Pied de croix de l’abbaye Saint-Bertin (v. 1170-1180) et la croix-reliquaire de la Vraie Croix, provenant de l’abbaye de Clairmarais (v. 1210-1220). 

Pourquoi le choix de ces deux objets ?

        Richesse, raffinement et expressivité sont les maîtres-mots qui caractérisent ces "objets", qui dégagent un grand potentiel d’émotion. Ce sont des pièces exceptionnelles à maints égards, aussi bien éclairant sur les mentalités religieuses, la dévotion et les thèmes iconographiques de prédilection des objets liturgiques, que, surtout, représentatives de l'habileté des orfèvres-émailleurs des régions septentrionales au tournant du XIIe et du XIIIe siècle, et emblématiques du monde médiéval, notamment par leur iconographie. 

  • Richesse et éclat des matériaux : dorure (argent doré, cuivre doré), pierres précieuses, émaux ; couleurs des émaux et des gemmes.
  • Prouesse technique : variété et raffinement des techniques. Un éventail représentatif des techniques des orfèvres-émailleurs médiévaux.
  1. Le pied de croix de Saint-Bertin présente une association harmonieuse des parties en deux dimensions (émaux) et en trois dimensions (figures en ronde-bosse), avec des couleurs d’une puissante vivacité et des émaux offrant une réelle verve narrative. Les figures en ronde-bosse sont d’une grande expressivité, notamment les statuettes des évangélistes rédigeant leur évangile, figures dynamiques et personnalisées, toutes différentes les unes des autres.

  2. La croix de Clairmarais impressionne par ses grandes dimensions, la richesse de ses matériaux et l'éventail de ses techniques, le contraste entre l'avers très coloré et non figuré, et le revers figuré et presque monochrome. Qualité exceptionnelle des figures gravées du revers et du réseau de filigranes de l'avers.

        Au-delà de leur qualité d’exécution exceptionnelle, ces deux œuvres concentrent de nombreux critères d’ordre à la fois historiques, artistiques et techniques. Le Pied de croix est un chef d’œuvre de l’orfèvrerie médiévale du nord de la France et le seul exemple conservé en France d’un pied de croix orfévré et émaillé de la fin du XIIe siècle (celui, célèbre, de l’abbaye royale de Saint-Denis a été fondu à la Révolution et n’est plus connu que par une longue description qu’en a donnée son commanditaire l’abbé Suger).

        La Croix de Clairmarais, de grandes dimensions (classée MH), est conservée au musée Sandelin, mais appartient en réalité à la Confrérie Notre-Dame-des-Miracles de Saint-Omer. Son étude et sa numérisation sont donc un enjeu patrimonial de conservation de l’œuvre puisqu’elle possède toujours un caractère liturgique et peut encore aujourd’hui être usitée lors des processions de la confrérie.

        Surtout, ces deux objets, très complexes dans leur mode de fabrication, concentrent toutes les difficultés que l’on peut rencontrer lors de la numérisation par photogrammétrie ou par lasergrammétrie : dimensions, figures en ronde-bosse associées à des émaux et à des frises en relief ou ajourées, pierres précieuses, perles, verroterie, filigranes, nielle, argent et cuivre doré etc. La complexité géométrique, associée à des matériaux réfléchissant ou déviant les rayons lumineux (phénomènes de réflectance), rend la mise en œuvre des méthodologies classiques d’exploitation photo ou laser inefficace ; d’autres méthodes de mise en œuvre sont à imaginer.

2019

  • 28-29 octobre 2019 - Trésor de la cathédrale de Liège
    Deux journées d'études Plateformes numériques et patrimoines : quels apports pour la recherche et la médiation ?
    => Appel à communication

  • 23 avril 2019 - Chapelle des Jésuites, Saint-Omer
    7e édition de MuséoHub 3D & Patrimoine(s). Quels impacts sur la rechercher ? Quelles modalités pour la médiation ?
    => Programme

2018

  • 11-12 octobre 2018 - Université de Lausanne
    Rencontre des doctorants
    I : Moyen Âge 2.0 Reconstitutions numériques et histoire de l’art : recherche et communication

  • 8 mars 2018 - IRHiS
    Workshop Patrimoine, modélisation numérique et systèmes d'acquisition d'informations  les enjeux actuels de la recherche (retours d'expériences)
    => programme