Programme de recherche achevés 2006-2021

ACTAPOL-Acteurs et action politique en Révolution : les Conventionnels (ANR)

ANR-Programme Blanc -> 2010-2014

 

Responsables : Hervé Leuwers (IRHiS), Philippe Bourdin et Michel Biard

 

Contexte historiographique/Historiographical Framework

Toute recherche sur la Révolution française nécessite la consultation d'un grandnombre d'outils, notamment bibliographiques, biographiques et prosopographiques ; indispensables aux chercheurs français, ils le sont plus encore aux universitaires étrangers qui ne jouissent pas toujours des mêmes facilités que leurs homologues français pour accéder à certains ouvrages anciens, a fortiori aux sources elles-mêmes.
Or, l'importance des études révolutionnaires est telle que cette période continue d'occuper une place majeure, tant en France qu'à l'étranger, sans commune mesure avec la relative étroitesse de son créneau chronologique (comme en témoignent, année après année, chaque volume de la Bibliographie annuelle publiée par le CNRS ou les 1 000 pages annuelles des Annales historiques de la Révolution française - nées en 1908 et seule revue scientifique consacrée à cette période -, ainsi que, de façon plus ponctuelle des numéros spéciaux d'autres revues scientifiques, telle une récente livraison de French Historical Studies, number 4, fall 2009). Parmi les outils de travail essentiels pour les chercheurs figurent les travaux de synthèse et dictionnaires consacrés au personnel politique de cette période, tels les deux ouvrages collectifs dirigés par Edna H. Lemay : un Dictionnaire des Constituants, paru chez Universitas (1991) et un Dictionnaire des Législateurs, paru au Centre international d'étude du XVIIIe siècle (2007), chacun en deux  volumes. En revanche, s'agissant de la troisième Assemblée législative de la période révolutionnaire, la Convention nationale, pourtant au coeur du moment le plus critique pour la France en Révolution et toute première Assemblée législative de la République (automne 1792 - automne 1795), force est de constater que les chercheurs en sont toujours réduits à consulter le Dictionnaire des Conventionnels d'Auguste Kuscinski publié en 1916.

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Réédité en 1973 à seulement 800 exemplaires, avec un texte inchangé, et vite de nouveau épuisé, cet ouvrage est très incomplet et fautif, d'autant que l'auteur n'était pas historien de formation et a travaillé de manière artisanale, ne cherchant qu'à rassembler une succession de notices biographiques sur des représentants du peuple alors encore à peine connus. Le corpus établi en ces premières années du XXe siècle est loin d'être complet, puisque certains représentants du peuple sont omis (des suppléants ayant siégé plus ou moins tardivement, mais aussi rien moins que Maximilien Robespierre dont Kuscinski n'a jamais rédigé la notice biographique. Il réservait celle-ci pour la fin de ce travail, interrompu par son décès). Quant à la longueur très inégale des notices (ici quelques lignes, là plusieurs longues pages), elle atteste, d'une part, les connaissances très partielles de l'auteur qui était avant tout réduit aux fonds d'archives parisiens et aux glanes envoyés par de nombreux correspondants dans les départements, d'autre part, certains choix partisans qui sont autant de reflets d'un moment historiographique donné.

En effet, tout lecteur de son dictionnaire a tôt fait de percevoir l'intérêt de Kuscinski pour les Montagnards et plus encore le mépris qu'il voue à certains membres de la Convention nationale, notamment à ceux qui ont pu être qualifiés de « girouettes » (dans sa préface de 1916, reprise telle quelle en 1973, Alphonse Aulard notait à ce propos : « Kuscinski n'a pas toujours un ton objectif, comme nous disons. Il n'était pas seulement passionné pour la vérité, mais aussi pour la Montagne de la Convention et les Montagnards. Il y a donc des idées et des hommes qu'il ne peut s'empêcher d'exalter ; il en est d'autres qu'il aime à dénigrer, quoique sans calomnie et voulant toujours être juste. Il loue, il se fâche, il gronde »). Son dictionnaire illustre aussi les difficultés du classement des Conventionnels dans les mouvances politiques internes à cette Assemblée, puisque, au-delà des Montagnards et Girondins les plus faciles à identifier, il tend souvent, peu ou prou, à ranger les autres dans la Plaine. Qui plus est, il ne permet guère de suivre l'émergence et l'évolution de ces trois mouvances, et plus encore les reclassements politiques des uns et des autres au fil des événements, sauf pour les cas les plus fameux (songeons à Barère, bel exemple de passage de la Plaine à la Montagne). Il n'autorise pas davantage à saisir les logiques des liens noués par de très nombreux Conventionnels avec les clubs politiques, la Commune et les sections de Paris, sans même parler des contacts souvent étroits conservés avec les électeurs et le personnel politique de leur département d'origine et/ou d'élection dont témoignent des correspondances conservées dans les Archives départementales ou municipales. Enfin, ses parti-pris et autres jugements de valeur, ses considérations sur les Exagérés et les Indulgents au moment de lutte des factions, a fortiori ses emplois fréquents de qualificatifs au sens douteux (soutenir par exemple que tel ou tel représentant du peuple est « modéré », « exagéré », « réacteur », etc.), étonnent aujourd'hui tant ils sont abrupts et souvent marqués du sceau de l'imprécision.
Comment douter que son Dictionnaire des Conventionnels ne réponde plus aux critères scientifiques depuis établis par les historiens de la Révolution française, notamment par Edna H. Lemay et les chercheurs alors rassemblés autour d'elle pour l'étude des deux premières Assemblées législatives ? Sur ce point, le manque est flagrant et l'élaboration d'un outil qui permettrait de le combler s'impose.

Le projet ACTAPOL se propose ainsi de compléter l'information des chercheurs en poursuivant le travail ouvert par Edna H. Lemay, d'autant que de nombreux travaux sur les membres de la Convention nationale sont venus compléter l'information disponible. Ainsi, au-delà des ouvrages et autres textes biographiques, plusieurs études ont été consacrées aux classements politiques internes et/ou aux mouvances politiques de la Convention nationale (pour ne citer que quelques livres : Sydenham 1961, Patrick 1972, Soboul 1980, Furet-Ozouf 1991, colloque sur Les fédéralismes 1995, Dupuy-Morabito 1996, Hanson 2003, de Mathan 2004). Montagne et Gironde sont aujourd'hui bien mieux connues qu'elles ne l'étaient au temps de Kuscinski, même si les appartenances des représentants du peuple à ces « groupes » politiques plus ou moins hétérogènes donnent toujours lieu à des comptages contradictoires (ainsi pour les Montagnards, notamment entre le nombre proposé par F. Brunel et celui d'A. Patrick). Par ailleurs, le fait qu'aucun chercheur ne se soit encore attelé sérieusement à l'étude de la Plaine ou Marais, pourtant la mouvance politique la plus nombreuse à l'Assemblée, est révélateur des limites de nos connaissances des individus, de leurs parcours politiques et plus encore de leurs prises de position (au sein comme en dehors de la Convention nationale). Seule une thèse en cours (Université de Paris 1) leur est actuellement consacrée, mais les difficultés auxquelles elle se heurte semblent importantes. Sauf à considérer que le « Centre » politique serait par nature « introuvable » en France et plus particulièrement au cours de la Révolution, ce relatif vide historiographique ne peut toutefois s'expliquer par le seul intérêt porté de longue date aux Montagnards et aux Girondins. Ce n'est que par une nouvelle appréhension globale du corpus des Conventionnels, par le croisement d'approches biographiques et prosopographiques, c'est au carrefour entre vision par le haut et vision au plus près des archives départementales et municipales, que les représentants du peuple ayant choisi de siéger à
la Plaine pourront enfin retrouver tout à la fois un portrait collectif et des portraits individuels débarrassés des a priori de Kuscinski.
D'autres recherches ont justement apporté ces dernières années des éclairages neufs sur l'institution « révolutionnaire » (au sens d'« extraordinaire ») des représentants du peuple en mission, permettant un regard très différent de celui traditionnellement avalisé par l'historiographie sur le fonctionnement de la Convention nationale et de ses comités, mais aussi sur le rôle d'intermédiaires joué par les « missionnaires de la République » dans les départements et aux armées (Gross 1997- 2000, Biard 2002, Robin 2002). Pourtant, là aussi, le poids des parti-pris, voire des légendes noires, depuis deux siècles, de même que la dispersion des sources et la nécessité d'une enquête appréhendant tout le territoire de la République semblaient devoir proscrire toute approche un tant soit peu « décapante ». Au-delà de la nouvelle perception par les historiens de cette institution clef des années 1793-1795, la seule étude par M. Biard du rythme des envois et rappels des missionnaires, ainsi que de la géographie des missions, rend le travail de Kuscinski obsolète pour tout ce qui touche à ces représentants du peuple (soit environ un conventionnel sur deux).
Enfin, à bien des titres, le projet ACTAPOL s'inscrirait aussi dans les courants historiographiques actuels. En effet, après les grandes études sociales des années 1950- 1970, le renouveau des approches sociales et politiques des années 1990 a vu réapparaître l'intérêt historique pour les parcours singuliers, tandis que se délitaient en partie les écoles de pensée. Plusieurs travaux biographiques réalisés dans les années 1990 (évoqués ci-après), sous forme de thèses ou d'autres études, permettent aujourd'hui de modifier en profondeur le portrait de tel ou tel membre de la Convention nationale, y compris pour des personnages pourtant objets depuis deux siècles de véritables légendes noires. Ils témoignent, là encore, de ce que l'historiographie a pu, deux siècles durant, véhiculer des idées reçues, parfois caricaturales à souhait, des historiens se bornant à plagier leurs prédécesseurs sans mettre en oeuvre de nouvelles recherches. Or, dans cette sorte de « vulgate » qui persiste à propos des membres de la Convention nationale, le dictionnaire de Kuscinski a trop souvent fait office de véritable « bible », en l'absence d'autres travaux de synthèse. Aujourd'hui, les dossiers biographiques revisités et les enquêtes ici mentionnées, notamment celles qui sont assorties d'une dimension prosopograhique, rendent à eux seuls urgente la nécessité de reprendre de fond en comble le travail de Kuscinski.

Description du projet

2.1/ État de l'art
La césure entre républicains des lettres et militants n'est pas encore opérée à l'heure de l'Assemblée nationale constituante ; il faut attendre l'an III et la préparation de la Constitution qui va mettre en place le Directoire pour qu'apparaisse une véritable « classe politique », se pensant comme telle, qui se donne, par le décret des deux tiers, les moyens de perdurer dans ses fonctions électives. C'est bien des Conventionnels dont il s'agit, ceux du moins qui, souvent hommes de la Plaine mais pas seulement, sont sortis indemnes des oppositions fratricides entre Girondins et Montagnards, ou entre Montagnards eux-mêmes. Les interrogations sur les moments républicains, les sources des constructions idéologiques ont nourri depuis le Bicentenaire de la Révolution une abondante littérature de part et d'autre de l'Atlantique (Brunel, Monnier, Guilhaumou, Bosc, Deleplace, Serna, Baker, Censer, Pocock, Skinner, Van Kley). Les études biographiques ont connu un important renouveau dans les années 1990, leur sujet devenant le révélateur complexe du champ des possibles familiaux, sociaux, politiques ou culturels ouvert par la Révolution. Antonelle, Billaud-Varenne, Boissy d'Anglas, Collot-d'Herbois, Merlin de Douai, Sieyès, Grégoire, Condorcet, Fouché, Couthon, François de Neufchâteau, Lamourette, entre autres, ont bénéficié de solides travaux qui marquent l'élaboration d'une pensée politique, les réemplois idéologiques, la part d'opportunisme et de rejet des modes et habitudes anciennes, l'inscription dans le fait national, dans le temps long de la tradition ou le présent de la propagande (Serna, Brunel, Le Bozec, Biard, Leuwers, Guilhaumou, Plongeron, Badinter, Baker, Liris, Braconnier, Margairaz, Chopelin).
La publication des sources, entamée dès la Restauration avec la série des Mémoires des Conventionnels, dont plusieurs ont été régulièrement réédités, se poursuit : pensons au long et continu travail d'édification des Archives parlementaires qui, croisant comptes rendus des journaux et procès-verbaux manuscrits des séances, reconstituent les débats des Assemblées de la Révolution (pour l'heure jusqu'à l'automne 1794) ; à la publication des papiers personnels des législateurs, encouragée par la vogue des enquêtes sur le for privé (par exemple sur les livres de raison autour de F.-J. Ruggiu) : ainsi des riches archives russes ou italiennes de Jullien de la Drôme ou de Gilbert Romme (A.M. Bourdin, Ehrard, Rol-Tanguy). Autant de sources qui interrogent sur le rapport à l'histoire immédiate (Ph. Bourdin) et ouvrent plus largement sur la culture littéraire, religieuse et scientifique des serviteurs de la cause révolutionnaire. La publication en cours, par G. Feyel, de son Dictionnaire de la presse française en Révolution, permet d'envisager l'investissement militant de quelques-uns des Conventionnels dans les journaux provinciaux et aide à penser ce rapport multiforme entre Paris et les départements, qui a beaucoup été étudié pour le temps court de la révolte fédéraliste (sous la direction de R. Dupuy ou de l'UMR Telemme). 
Le travail ancien d'Aulard sur la Société des Jacobins, la synthèse de M. Kennedy, l'Atlas de la Révolution, les nombreuses thèses des années 1990 sur cette forme éminente de sociabilité politique au niveau local (Bianchi, Fournier, Pingué, Peyrard, Bourdin, Gainot, par exemple), la publication entreprise par le CTHS des procès-verbaux des clubs et des sociétés populaires, enrichissent un peu plus ce débat. Mais il est aussi focalisé sur quelques moments et questions clés de la Convention : l'affrontement Girondins-Montagnards (Mathiez 1930, Soboul 1980, Furet-Ozouf 1991), le 9 Thermidor et ses suites (Baczko, Luzzatto, Brunel, Bovykine, Vovelle), les martyrs de prairial (Lucas, Brunel, Goujon, Garrone, Ehrard).
Cependant, on attend pour les Conventionnels l'équivalent du portrait de groupe peint par T. Tackett pour les Constituants. Non que des travaux prosopographiques n'y invitent : ceux de Biard sur les 426 représentants en mission, de Leuwers sur les avocats nous incitent à aller au-delà de la biographie isolée, même si elle est le fil rouge d'enseignements plus généraux, à dépasser les âpres débats sans cesse poursuivis autour d'un Robespierre devenu malgré lui seule incarnation de la Terreur politique – ce qui, sans mésestimer la blessure portée au corps civique et aux familles endeuillées, est nier la responsabilité collective et rendre incompréhensible une politique « terroriste » dont les aspects économiques, sociaux, militaires et culturels sont volontiers oubliés. Mais le corpus des Conventionnels demeure incomplet, marqué par les héritages prolongés du XIXe siècle, des articles à charge et surtout à décharge issus souvent d'une érudition locale parfois peu scrupuleuse et avant tout polémiste, qui nourrit les dictionnaires Kuscinski, Hoefer ou l'inachevé Michaud. Tout en prenant en compte l'ensemble de leur parcours, de leur origine à leur carrière post-révolutionnaire, le dictionnaire issu du projet ACTAPOL entendrait mettre en évidence non seulement un parcours politique, mais s'intéresserait précisément aux actions, aux prises de position, aux participations aux comités, aux missions dans les départements, etc. Par ailleurs, le travail proposerait un inventaire de leurs écrits imprimés et de leur localisation dans les bibliothèques et archives, ainsi que la publication de sources qui ouvriraient de possibles prolongements aux recherches.

2.2/ Objectifs, caractères ambitieux/novateur du projet
Le projet ACTAPOL poursuit trois objectifs. Le premier est l'établissement d'unDictionnaire des Conventionnels, qui paraîtrait dans la collection du Centre international d'étude du XVIIIe siècle, dans une collection qui a notamment accueilli le Dictionnaire des Législateurs d'Edna Lemay (2007). La réalisation et la publication d'un tel ouvrage relève nécessairement d'un travail d'équipe, à mener simultanément en bibliothèque et dans les archives de Paris et de province : les séries L, F, J et les fonds notariés des dépôts départementaux seront particulièrement sollicités, soit des centaines de cartons ; aux Archives nationales, on s'attachera particulièrement aux cartons C 352 et 353, et aux sous-séries AD XVIII, AF II, AP, B II, D I, D III, F7. Encadrée par les trois partenaires, dont chacun prendrait chacun en charge une part de l'espace national (Nord-Est, Sud-Est, grand Ouest), l'enquête serait menée par des membres statutaires de leurs trois équipes et des enseignants-chercheurs associés à celles-ci, dont beaucoup ont déjà contribué à l'élaboration du Dictionnaire des Législateurs. Concrètement, après dépouillement de la bibliographie disponible, le travail doit s'opérer à deux niveaux. À chaque fois que cela est nécessaire, les origines familiales, le parcours de formation et les premières années de la carrière professionnelle ou de l'engagement politique du député doivent être reconstitués à partir des archives locales ou départementales ; une attention doit également être portée au parcours post-conventionnel du représentant du peuple. Le dictionnaire, cependant, entend également insister sur le déroulement de la carrière de chaque député à la Convention par le dépouillement des procès-verbaux del'Assemblée, de la presse, des archives de clubs politiques, etc. ; pour la période de la Convention thermidorienne, l'enquête est d'autant plus délicate que l'on ne dispose pas encore des volumes des Archives parlementaires, et que le travail d'investigation doit s'opérer à partir des sources premières. Essentiellement menée à partir des fonds parisiens, cette seconde partie de l'enquête sera particulièrement confiée au postdoctorant recruté à dessein. La rédaction des notices se fera ensuite selon un plan uniforme, mis en place par Edna Lemay dans ses précédents travaux, qui présente successivement des informations familiales, le parcours de formation, la carrière avant 1789, la carrière au temps des deux premières assemblées révolutionnaires, celle au temps de la Convention, la carrière après 1795, puis les sources.
Les outils informatiques et le web permettent un traitement différencié des informations recueillies. Certes, l'essentiel se trouvera synthétisé dans les notices du dictionnaire papier, qui viendra compléter la liste des outils disponibles pour la connaissance des acteurs de la Révolution. Certaines données, cependant, seront communiquées par voie d'internet, et offriront aux chercheurs des informations complémentaires sur les Conventionnels. Trois bases de données complémentaires seront ainsi constituées. Une première présentera la bibliographie des députés de la Convention, et le lieu de conservation de leurs publications ; ces dernières sont très dispersées et conservées seulement en partie à la Bibliothèque nationale. Parmi les titres ainsi identifiés, une attention particulière sera accordée aux nombreux plaidoyers pro domo publiés au lendemain de la chute de la Gironde et surtout pendant l'an III, qui invitent à une réflexion sur l'écriture d'une histoire immédiate (Bourdin, 2009) et sur la constitution d'une mémoire de la Révolution (Luzzatto, 1991). Une seconde base de données bibliographique donnera cette fois accès aux travaux publiés (livres, articles) ou non (mémoires, thèses) sur les députés de la Convention. Enfin, la numérisation du fonds des Archives nationales constitué à la suite de la demande faite aux députés (C 352 et 353), en prairial an III, d'exciper de leur état civil, offre une source inégalable et jamais étudiée sur leur entourage familial, leur fortune et leur insertion sociale.
Comme l'ont montré les dictionnaires récemment publiés, l'outil de travail suscite l'émergence de nouvelles recherches et permet le renouvellement des synthèses ; en cela, l'outil proposé ouvrira à de nouvelles enquêtes sur les hommes de la Convention, sur les mouvances politiques à l'oeuvre, etc. Pour une première valorisation et mise en perspective des recherches, le programme introduit d'ailleurs à certaines de ces interrogations, par l'organisation de trois journées présentées infra sur : Le député, ses territoires, ses électeurs : un intermédiaire en Révolution ; Absent ou silencieux : prudence et difficultés du choix politique ; Les Conventionnels après la Convention : adaptation, exclusion, mémoires.

Coordination
La coordination du projet est assurée par Michel Biard, Philippe Bourdin et Hervé Leuwers, tous trois investis à 40 % de leur temps de recherche. La coordination d'ensemble sera assurée par Hervé Leuwers, à partir du laboratoire IRHiS UMR-CNRS
8529.

Le partage des tâches s'opèrera de la manière suivante :
- Hervé Leuwers, outre la coordination générale, assurera l'encadrement du postdoctorant, la coordination des recherches sur les Conventionnels issus d'une trentaine de départements du Nord et de l'Est (dont Paris) et aura la responsabilité de la première
journée d'étude.
- Philippe Bourdin assurera la coordination des recherches sur les Conventionnels dans la trentaine de départements Sud-Est (tâche 2) et aura la responsabilité de la troisième journée d'étude.
- Michel Biard assurera la coordination des recherches sur les Conventionnels du grand Ouest (tâche 2) et aura la responsabilité de la deuxième journée d'étude.

La responsabilité de la tâche 4 sera confiée à :
- Pascal Dupuy, pour la bibliographie sur les Conventionnels.
- Laurent Brassart, pour les écrits des Conventionnels.
- Karine Rance, pour le traitement du fonds des Archives nationales consacré à
l'état-civil des élus (C 352 et 353).


Les 3 partenaires

1/ Institut de recherches historiques du Septentrion (IRHiS-UMR 8529 – CNRS), Université Lille 3 (direction : Catherine DENYS).
Issu du regroupement de trois équipes de l'Université Lille 3 spécialisées en histoire et histoire de l'art, l'Institut de recherches historiques du Septentrion (IRHiS) est devenu officiellement Unité Mixte de Recherche (UMR 8529 CNRS – Lille 3) le 1er janvier 2006. Son potentiel humain de 60 chercheurs et enseignants-chercheurs, 15 postdoctorants et 110 doctorants s'organise en trois équipes : Histoire de l'art : formes, dynamiques, interprétation ; Activités économiques, dynamiques sociales, échanges ; Du local aux empires. Traditionnellement, les études révolutionnaires forment un important pôle de cristallisation des recherches, matérialisé par l'un des quatre « projetstransversaux » (dir. Sophie Raux, Hervé Leuwers) : Réformes et révolutions en Europe
et aux Amériques, du Moyen Âge au XXe siècle.
C'est dans ce cadre que se poursuivent les recherches consacrées au temps des Révolutions. Ces dernières années, elles ont été notamment marquées par la série de rencontres consacrées au passage du Directoire au Consulat (J.P. Jessenne, J. Bernet, H. Leuwers et alii (dir.), Du Directoire au Consulat, 1999-2001, 4 vol.), par un colloque consacré au changement social en temps de Révolution (J.P. Jessenne (dir.), Vers un ordre bourgeois, 2007) et une table-ronde sur l'émergence de professions nouvelles dans la France et la Belgique de l'époque révolutionnaire (H. Leuwers (dir.),Expériences spécifiques et partagées, 2010).


2/ Centre d'histoire Espaces et Cultures (CHEC), EA 1001, Université Blaise Pascal (Clermont 2) (direction : Philippe BOURDIN).
Fort de plus de cinquante enseignants-chercheurs (archéologues, historiens, historiens de l'art, musicologues) et d'autant de doctorants, le CHEC développe actuellement quatre axes de recherche : histoire socio-politique ; sensibilités et sociabilités religieuses ; usages et représentations de l'espace : approches historiques etarchéologiques ; pratiques artistiques : acteurs et réseaux. Les recherches sur la Révolution française sont un élément structurant du premier et du quatrième axe, et donnent lieu à des collaborations régulières avec l'Institut d'histoire de la Révolution française (Paris I), le Musée de la Révolution française (Vizille) et la Société des études robespierristes. La période tient, il est vrai, une place à part dans l'historiographie clermontoise depuis les années 1960 et les nombreuses manifestations scientifiques et publications conduites par Albert Soboul, co-fondateur du Centre de Recherches Révolutionnaires et Romantiques. Ce centre, aujourd'hui disparu en tant que tel, avait été privé à partir de 1991 des historiens, poussés par le MEN à fonder leur propre équipe pour mieux justifier d'un troisième cycle. Les partenariats avec les littéraires sont cependant demeurés actifs, permettant de distinguer Clermont 2 dans le champ consacré aux études sur la littérature et surtout le théâtre révolutionnaires et impériaux (Les arts de la scène et la Révolution française, et La scène bâtarde entre Lumières et romantisme, 2004 ; Réseaux et sociabilité littéraire en Révolution, 2007 ; Triolaire, 2010). Aujourd'hui, une base de données prosopographiques sur les théâtres provinciaux sous la Révolution et l'Empire est en construction, des collaborations nouées avec la Comédie-Française.
Mais c'est l'histoire des cultures politiques qui a sans nul doute été la plus féconde. Les travaux (thèses, maîtrises, masters) abondent sur la sociabilité révolutionnaire (sociétés populaires, comités de surveillance, gardes nationales, assemblées électorales, suspects et suspicion, suivi de la cohorte des anciens élèves de l'École royale militaire d'Effiat) et ont conduit à la publication de plusieurs colloques (Romme, 1995 ; Desaix, 2001), mémoires et thèses consacrés pour partie ou en totalité à l'exemple auvergnat (Jarrousse sur les prisonniers de guerre étrangers, 1998 ; Bourdin sur les prêtres patriotes, 2000 ; Ciotti sur les levées d'hommes, 2001 ; Coquard sur les justices de paix, 2001). Les enquêtes les plus récentes portent sur la noblesse en Révolution : analyse des carnets d'émigration du comte d'Espinchal, de l'établissement italien du comte de Pontgibaud, de la symbolique spatiale et sociale des châteaux, publications de synthèse sur Lafayette entre deux mondes et Les noblesses françaises en Révolution, en 2009-2010. Après avoir posé la première pierre du renouvellement des études sur le Directoire (La République directoriale, 1998), le CHEC a mené ou favorisé la publication de plusieurs enquêtes sur l'apprentissage de la démocratie et la violence socio-politique (L'Incident électoral, 2001 ; Le Secret en République, 2004 ; La voix et le geste, 2005), sur l'écriture par les révolutionnaires d'une histoire immédiate (Bourdin (dir.), 2008), et coordonne la publication de la correspondance du Conventionnel Gilbert Romme, dispersée entre la France, l'Italie et la Russie, dont trois volumes sont déjà parus (2006 et 2009).


3/ Groupe de Recherches d'Histoire (GHRis) – Université de Rouen. Équipe d'accueil 3831 (direction : Elisabeth Lalou).
L'équipe du GRHis rassemble les historiens de cette Université, toutes périodes confondues, et travaille sur les identités et pratiques sociales. Ses recherches sont réparties en trois axes, subdivisés en thèmes : Identité, patrimoine, territoire / Changements et régulation sociale / Anthropologie historique des identités. Les travaux portant sur la Révolution française prennent place dans l'axe 2, avec un sous-axe spécifique (Révolutions, communautés et État) placé sous la direction du professeur Michel Biard.
Depuis sa fondation dans les années 1960, l'Université de Rouen a toujours accordé une place importante aux recherches sur la Révolution française. Aussi est-elle devenue l'un des centres majeurs d'études pour cette période, avec une forte reconnaissance nationale et internationale, notamment sous la direction des professeurs Claude Mazauric, Guy Lemarchand, Jean-Pierre Jessenne, puis Michel Biard. Un grand nombre de publications, journées d'étude et colloques attestent cette importance.
Récemment, Michel Biard et les chercheurs qui l'entourent ont organisé un colloque international consacré aux politiques de la Terreur (2007) et trois journées d'étude successives (sur les représentations de l'homme politique en 2005, les attitudes des journalistes et écrivains face aux violences d'État en 2006, la fête de la Fédération en
2008). L'ensemble a été publié, aux Presses Universitaires de Rennes pour le colloque, aux Presses Universitaires de Rouen-Le Havre pour les journées d'étude (dans la collection des Cahiers du GRHis). Dans le cadre de cette tradition des études révolutionnaires à Rouen, de nombreux travaux de maîtrise et DEA, puis de masters, enfin des thèses, ont été et sont encore chaque année consacrés à la Révolution française (sous la direction du professeur Michel Biard, trois thèses soutenues à l'automne 2009, sept actuellement en cours dont cinq portant sur la période révolutionnaire). Il va donc de soi que de jeunes chercheurs du GHRis pourraient tout naturellement trouver place dans le présent projet, notamment des étudiants réalisant leur master.


L'Équipe

  • Partenaire 1 - IRHiS
    BRASSART Laurent 
    JESSENNE Jean-Pierre 
    SIMONIN Anne
  • Partenaire 2 - CHEC
    CHOPELIN Paul
    GAINOT Bernard
    RANCE Karine
  • Partenaire 3 - GRHis
    DE MATHAN Anne
    DUPUY Pascal
    PINGUÉ Daniele

Coordination
La coordination du projet est assurée par Michel Biard, Philippe Bourdin et Hervé Leuwers, tous trois investis à 40 % de leur temps de recherche. La coordination d'ensemble sera assurée par Hervé Leuwers, à partir du laboratoire IRHiS UMR-CNRS
8529.

Le partage des tâches s'opèrera de la manière suivante :
- Hervé Leuwers, outre la coordination générale, assurera l'encadrement du postdoctorant, la coordination des recherches sur les Conventionnels issus d'une trentaine de départements du Nord et de l'Est (dont Paris) et aura la responsabilité de la première
journée d'étude.
- Philippe Bourdin assurera la coordination des recherches sur les Conventionnels dans la trentaine de départements Sud-Est (tâche 2) et aura la responsabilité de la troisième journée d'étude.
- Michel Biard assurera la coordination des recherches sur les Conventionnels du grand Ouest (tâche 2) et aura la responsabilité de la deuxième journée d'étude.

La responsabilité de la tâche 4 sera confiée à :
- Pascal Dupuy, pour la bibliographie sur les Conventionnels.
- Laurent Brassart, pour les écrits des Conventionnels.
- Karine Rance, pour le traitement du fonds des Archives nationales consacré à
l'état-civil des élus (C 352 et 353).


Les 3 partenaires

1/ Institut de recherches historiques du Septentrion (IRHiS-UMR 8529 – CNRS), Université Lille 3 (direction : Catherine DENYS).
Issu du regroupement de trois équipes de l'Université Lille 3 spécialisées en histoire et histoire de l'art, l'Institut de recherches historiques du Septentrion (IRHiS) est devenu officiellement Unité Mixte de Recherche (UMR 8529 CNRS – Lille 3) le 1er janvier 2006. Son potentiel humain de 60 chercheurs et enseignants-chercheurs, 15 postdoctorants et 110 doctorants s'organise en trois équipes : Histoire de l'art : formes, dynamiques, interprétation ; Activités économiques, dynamiques sociales, échanges ; Du local aux empires. Traditionnellement, les études révolutionnaires forment un important pôle de cristallisation des recherches, matérialisé par l'un des quatre « projetstransversaux » (dir. Sophie Raux, Hervé Leuwers) : Réformes et révolutions en Europe
et aux Amériques, du Moyen Âge au XXe siècle.
C'est dans ce cadre que se poursuivent les recherches consacrées au temps des Révolutions. Ces dernières années, elles ont été notamment marquées par la série de rencontres consacrées au passage du Directoire au Consulat (J.P. Jessenne, J. Bernet, H. Leuwers et alii (dir.), Du Directoire au Consulat, 1999-2001, 4 vol.), par un colloque consacré au changement social en temps de Révolution (J.P. Jessenne (dir.), Vers un ordre bourgeois, 2007) et une table-ronde sur l'émergence de professions nouvelles dans la France et la Belgique de l'époque révolutionnaire (H. Leuwers (dir.),Expériences spécifiques et partagées, 2010).


2/ Centre d'histoire Espaces et Cultures (CHEC), EA 1001, Université Blaise Pascal (Clermont 2) (direction : Philippe BOURDIN).
Fort de plus de cinquante enseignants-chercheurs (archéologues, historiens, historiens de l'art, musicologues) et d'autant de doctorants, le CHEC développe actuellement quatre axes de recherche : histoire socio-politique ; sensibilités et sociabilités religieuses ; usages et représentations de l'espace : approches historiques etarchéologiques ; pratiques artistiques : acteurs et réseaux. Les recherches sur la Révolution française sont un élément structurant du premier et du quatrième axe, et donnent lieu à des collaborations régulières avec l'Institut d'histoire de la Révolution française (Paris I), le Musée de la Révolution française (Vizille) et la Société des études robespierristes. La période tient, il est vrai, une place à part dans l'historiographie clermontoise depuis les années 1960 et les nombreuses manifestations scientifiques et publications conduites par Albert Soboul, co-fondateur du Centre de Recherches Révolutionnaires et Romantiques. Ce centre, aujourd'hui disparu en tant que tel, avait été privé à partir de 1991 des historiens, poussés par le MEN à fonder leur propre équipe pour mieux justifier d'un troisième cycle. Les partenariats avec les littéraires sont cependant demeurés actifs, permettant de distinguer Clermont 2 dans le champ consacré aux études sur la littérature et surtout le théâtre révolutionnaires et impériaux (Les arts de la scène et la Révolution française, et La scène bâtarde entre Lumières et romantisme, 2004 ; Réseaux et sociabilité littéraire en Révolution, 2007 ; Triolaire, 2010). Aujourd'hui, une base de données prosopographiques sur les théâtres provinciaux sous la Révolution et l'Empire est en construction, des collaborations nouées avec la Comédie-Française.
Mais c'est l'histoire des cultures politiques qui a sans nul doute été la plus féconde. Les travaux (thèses, maîtrises, masters) abondent sur la sociabilité révolutionnaire (sociétés populaires, comités de surveillance, gardes nationales, assemblées électorales, suspects et suspicion, suivi de la cohorte des anciens élèves de l'École royale militaire d'Effiat) et ont conduit à la publication de plusieurs colloques (Romme, 1995 ; Desaix, 2001), mémoires et thèses consacrés pour partie ou en totalité à l'exemple auvergnat (Jarrousse sur les prisonniers de guerre étrangers, 1998 ; Bourdin sur les prêtres patriotes, 2000 ; Ciotti sur les levées d'hommes, 2001 ; Coquard sur les justices de paix, 2001). Les enquêtes les plus récentes portent sur la noblesse en Révolution : analyse des carnets d'émigration du comte d'Espinchal, de l'établissement italien du comte de Pontgibaud, de la symbolique spatiale et sociale des châteaux, publications de synthèse sur Lafayette entre deux mondes et Les noblesses françaises en Révolution, en 2009-2010. Après avoir posé la première pierre du renouvellement des études sur le Directoire (La République directoriale, 1998), le CHEC a mené ou favorisé la publication de plusieurs enquêtes sur l'apprentissage de la démocratie et la violence socio-politique (L'Incident électoral, 2001 ; Le Secret en République, 2004 ; La voix et le geste, 2005), sur l'écriture par les révolutionnaires d'une histoire immédiate (Bourdin (dir.), 2008), et coordonne la publication de la correspondance du Conventionnel Gilbert Romme, dispersée entre la France, l'Italie et la Russie, dont trois volumes sont déjà parus (2006 et 2009).


3/ Groupe de Recherches d'Histoire (GHRis) – Université de Rouen. Équipe d'accueil 3831 (direction : Elisabeth Lalou).
L'équipe du GRHis rassemble les historiens de cette Université, toutes périodes confondues, et travaille sur les identités et pratiques sociales. Ses recherches sont réparties en trois axes, subdivisés en thèmes : Identité, patrimoine, territoire / Changements et régulation sociale / Anthropologie historique des identités. Les travaux portant sur la Révolution française prennent place dans l'axe 2, avec un sous-axe spécifique (Révolutions, communautés et État) placé sous la direction du professeur Michel Biard.
Depuis sa fondation dans les années 1960, l'Université de Rouen a toujours accordé une place importante aux recherches sur la Révolution française. Aussi est-elle devenue l'un des centres majeurs d'études pour cette période, avec une forte reconnaissance nationale et internationale, notamment sous la direction des professeurs Claude Mazauric, Guy Lemarchand, Jean-Pierre Jessenne, puis Michel Biard. Un grand nombre de publications, journées d'étude et colloques attestent cette importance.
Récemment, Michel Biard et les chercheurs qui l'entourent ont organisé un colloque international consacré aux politiques de la Terreur (2007) et trois journées d'étude successives (sur les représentations de l'homme politique en 2005, les attitudes des journalistes et écrivains face aux violences d'État en 2006, la fête de la Fédération en
2008). L'ensemble a été publié, aux Presses Universitaires de Rennes pour le colloque, aux Presses Universitaires de Rouen-Le Havre pour les journées d'étude (dans la collection des Cahiers du GRHis). Dans le cadre de cette tradition des études révolutionnaires à Rouen, de nombreux travaux de maîtrise et DEA, puis de masters, enfin des thèses, ont été et sont encore chaque année consacrés à la Révolution française (sous la direction du professeur Michel Biard, trois thèses soutenues à l'automne 2009, sept actuellement en cours dont cinq portant sur la période révolutionnaire). Il va donc de soi que de jeunes chercheurs du GHRis pourraient tout naturellement trouver place dans le présent projet, notamment des étudiants réalisant leur master.


L'Équipe

  • Partenaire 1 - IRHiS
    BRASSART Laurent 
    JESSENNE Jean-Pierre 
    SIMONIN Anne
  • Partenaire 2 - CHEC
    CHOPELIN Paul
    GAINOT Bernard
    RANCE Karine
  • Partenaire 3 - GRHis
    DE MATHAN Anne
    DUPUY Pascal
    PINGUÉ Daniele
  1. Avezou Laurent, « La biographie. Mise au point méthodologique et historiographique », Hypothèses, 2000-1, p. 13-24.
  2. Bourdieu Pierre, « L'illusion biographique », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 62-63, juin 1986, p. 69-72.
  3. Dosse François, Le pari biographique : écrire une vie, Paris, La découverte, 2005.
  4. Histoires de vies, Paris, Presses de l'Université de Paris Sorbonne, 1996.
  5. Kaeser Marc-Antoine, « La science vécue, les potentialités de la biographie en histoire des sciences », Revue d'histoire des sciences humaines, n° 8, 2003, p. 139-160.
  6. « Le biographique », Revue de sciences humaines, n° 224, 1991.
  7. L'Etat moderne et les élites. XIIIe-XVIIIe s. Apports et limites de la méthode prosopographique, Paris, Publication de la Sorbonne, 1996.
  8. Le Goff Jacques, « Comment écrire une biographie historique aujourd'hui ? », Le Débat, n° 54, 1989, p. 48-53.
  9. Levi Giovanni, « Les usages de la biographie », Annales ESC, n° 6, nov.-déc. 1989, p. 1325-1336.
  10. Madelénat Daniel, La biographie, Paris, PUF, 1984.
  11. Margadant Jo Burr (dir.), The New Biography. Performing Feminity in Ninceteenth-Century France, Berkeley, University of California Press, 2000.
  12. Peneff Jean, La méthode biographique : de l'école de Chicago à l'histoire orale, Paris, A. Colin, 1990.
  13. Piketty Guillaume, « La biographie comme genre historique : étude de cas », XXe siècle, n° 63, 1999, p. 119-126.
  14. Robin Jean-Yves, Maumigny-Garban Bénédicte de, Soëtard Michel (dir.), Le récit biographique, Paris, L'Harmattan, 2004, 2 vol.
  15. Vovelle Michel, « De la biographie à l'étude de cas », dans « Problèmes et méthodes de la biographie, actes du colloque, Sorbonne, 3-4 mai 1985 », Sources, n° 3-4, 1985, p. 191-198.
  16. Principaux dictionnaires biographiques utiles à la recherche
  17. Arnault A. V., Jay A., Jouy E. et Norvins J., Biographie nouvelle des contemporains ou dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France, soit dans les pays étrangers, Paris, Librairie historique, 1822-1825., 20 vol.
  18. Bargeton René, Bougard Pierre, Le Clère Bernard, Pinaud Pierre-François (dir.), Les préfets, du 11 ventôse an VIII au 4 septembre 1870, Paris, Archives nationales, 1981.
  19. Bergeron Louis et Chaussinand-Nogaret Guy (dir.), Grands notables du Premier Empire, Paris, CNRS éditions, 1978-, 29 volumes parus.
  20. Furet François, Ozouf Mona (dir.), Dictionnaire critique de la Révolution française, Paris, Flammarion, 1988.
  21. Gainot Bernard, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, Paris, Tallandier, 1990.
  22. Gallois Léonard, Dictionnaire historique de tous les ministres, depuis la Révolution jusqu'en 1827, Paris, Charles Béchet et Ambroise Dupont, 1828.
  23. Hoefer Ferdinand (dir.), Nouvelle biographie générale, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Paris, Firmin-Didot, 1855-1870, 46 vol.
  24. Hours Henri (dir.), Naissance d'un département. Dictionnaire biographique des administrateurs du département, des districts et des cantons du Jura pendant la Révolution française (1790-an VIII), Lons-le-Saunier, Société d'émulation du Jura, 1991.
  25. Kuscinski Auguste, Dictionnaire des Conventionnels, Paris, Société d'histoire de la Révolution française, 1916 ; reprint Brueil-en-Vexin, Editions du Vexin français, 1973.
  26. Lemay Edna Hindie (dir.), Dictionnaire des Constituants (1789-1791), Paris, Universitas, 1991, 2 vol.
  27. Lemay Edna Hindie (dir.), Dictionnaire des Législateurs (1791-1792), Ferney-Voltaire, Centre international d'étude du XVIIIe siècle, 2007, 2 vol.
  28. Michaud Louis Gabriel (dir.), Biographie universelle, ancienne et moderne, Paris, C. Delagrave, éd. 1870-1873, 45 vol.
  29. Prevost Michel, Roman d'Amat Jean-Charles et alii (dir.), Dictionnaire de biographie française, Paris, Letouzey et Ané, 1932-, 19 volumes parus.
  30. Robert Adolphe, Bourloton Edgar et Cougny Gaston, Dictionnaire des parlementaires français (1789-1889), Paris, Bourloton éditeur, 1889-1891, 5 vol. ; réimp. Genève, Slatkine reprints, 2000.
  31. Robert Jean-Baptiste Magloire, Vie politique de tous les députés à la Convention nationale, pendant et après la Révolution, Paris, Saint-Michel, 1814.
  32. Saint-Edme T. Bourg, Biographie des lieutenans-généraux, ministres, directeurs-généraux, chargés d'arrondissemens, préfets de la police en France et de ses principaux agens, Paris, 1829.
  33. Soboul Albert, Suratteau Jean-René, Gendron François (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, PUF, 1989.
  34. Tulard Jean (dir.), Dictionnaire Napoléon, Paris, Fayard, 1987.
  35. Ouvrages de synthèse sur les députés de la période révolutionnaire et/ou sur les grands courants politiques divisant la Convention nationale
  36. Baczko Bonislaw, Comment sortir de la Terreur. Thermidor et la Révolution, Paris, NRF Gallimard, 1989.
  37. Biard Michel, Missionnaires de la République. Les représentants du peuple en mission (1793-1795), Paris, Editions du CTHS, 2002.
  38. Biard Michel, Les lilliputiens de la centralisation. Des intendants aux préfets, les hésitations d'un modèle français, Seyssel, Champ Vallon, 2007.
  39. Bliard Pierre, Les Conventionnels régicides d'après des documents officiels et inédits, Paris, Librairie académique Perrin, 1913.
  40. De Mathan Anne, Girondins jusqu'au tombeau. Une révolte bordelaise dans la Révolution, Bordeaux, Editions du Sud-Ouest, 2004.
  41. Dupuy Roger et Morabito Marcel (dir.), 1795. Pour une République sans révolution, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 1996.
  42. Furet François et Ozouf Mona (dir.), La Gironde et les Girondins, Paris, Payot, 1991.
  43. Gross Jean-Pierre, Fair Shares for all, Jacobin Egalitarianism in Practice, Cambridge, Cambridge University Press, 1997 (trad. fr. : Égalitarisme jacobin et droits de l'Homme, 1793-1794 (la Grande famille et la Terreur), Paris, Arcanteres, 2000).Hanson Paul, The Jacobin Republic under Fire. The Federalist Revolt in the French Revolution, University Park, Penn State University Press, 2003.
  44. Libermann Henri, Les commissaires de l'Assemblée législative et de la Convention, depuis la révolution du 10 août 1792 jusqu'en avril 1793, Paris, Jouve, 1926.
  45. Luzzatto Sergio, Mémoire de la Terreur, Lyon, PUL, 1991.
  46. Luzzatto Sergio, L'automne de la Révolution, Paris, Honoré Champion, 2001.
  47. Patrick Alison, The Men of the First French Republic, Political Alignments in the National Convention of 1792, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1972.
  48. Serna Pierre, La république des girouettes, Seyssel, Champ Vallon, 2005.
  49. Soboul Albert (dir.), Girondins et Montagnards (actes du colloque de Paris, Sorbonne, 1975), Paris, Société des études robespierristes, 1980.
  50. Sydenham Michael John, The Girondins, Londres, Athlone Press, 1961.
  51. Tackett Timothy, Par la volonté du peuple. Comment les députés de 1789 sont devenus révolutionnaires, Paris, Albin Michel, 1997 (édition anglaise 1996).
  52. Vovelle Michel (dir.), Le tournant de l'an III. Réaction et Terreur blanche dans la France révolutionnaire, Paris, Editions du CTHS, 1997.
  53. Wallon Henri, Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en l'an II (1793-1794), Paris, Hachette, 1889-1890, 5 volumes.
  54. Première approche bibliographique des principaux ouvrages consacrés à des Conventionnels
  55. Barral-Mazoyer Rose, Officier de l'armée royale et conventionnel, Thomas Augustin Gasparin, Marseille, Éditions Jeanne Laffitte, 1982.
  56. Belin René, Un représentant du peuple en mission dans ses rapports avec la Convention nationale et le Comité de salut public. Étienne Maignet, membre de la Convention nationale, Ambert, Migeon, 1921.
  57. Biard Michel, Collot d'Herbois. Légendes noires et Révolution, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1995.
  58. Billaud-Varenne Jacques Nicolas, Principes régénérateurs du système social, présentation et notes de Françoise Brunel, Paris, Publications de la Sorbonne, 1992.
  59. Bliard Pierre, Le conventionnel Prieur (de la Marne) en mission dans l'Ouest, 1793-1794, Paris, Émile Paul, 1906.
  60. Bluche Frédéric, Danton, Paris, Perrin, 1984.
  61. Borel du Bez C., Le conventionnel Borel du Bez. Documents inédits sur la réaction thermidorienne à Lyon et dans la région du Sud-Est, Gap, 1926.
  62. Bouchard Georges, Un organisateur de la victoire. Prieur de la Côte d'Or membre du Comité de salut public, Paris, Clavreuil, 1946.
  63. Bouscayrol René, Soubrany ou la Révolution assassinée, Moulins, Ipomée, 1984.
  64. Bouscayrol René, Couthon, ange ou démon, Revue d'Auvergne, n° spécial 558-559, Clermont-Ferrand, 2001.
  65. Brachet Arsène de, La Terreur dans l'Ouest. Le conventionnel Jean-Baptiste Le Carpentier d'après de nouveaux documents, Paris, Perrin, 1912.
  66. Braconnier Martine, De l'Auvergne à la Convention, Georges Couthon, 22 décembre 1755 – 10 thermidor an II, ou les métamorphoses de la Raison, Saint-Julien Chapteuil, Éditions du Roure, 1996.
  67. Brunel Françoise et Goujon Sylvain, Les martyrs de Prairial. Textes et documents inédits, Genève, Georg, 1992.
  68. Cabannes Gabriel, Dartigoeyte. Commissaire de la Convention dans les Landes, Mont-de-Marsan, Lacoste, 1986-1988, 2 volumes.
  69. Clamageran F., Le conventionnel Lakanal, son administration dans le département de la Dordogne, Paris, Le Chevalier, 1875.
  70. Coquard Olivier, Jean-Paul Marat, Paris, Fayard, 1993.
  71. Cornillon Jean, Une page de la Révolution française dans l'Allier. Pierre-Jacques Forestier, procureur syndic du district de Cusset, membre de la Convention nationale, Cusset, Furnoux, 1894.
  72. Coutant E. Paul, Stéfane-Pol, Autour de Robespierre. Le conventionnel Le Bas d'après des documents inédits et les mémoires de sa veuve, Paris, Flammarion, 1901.
  73. Dayet Maurice, Notes sur le conventionnel Vernerey et sur sa famille, Besançon, Dodivers, 1912.
  74. Delbert Jean-Paul, Itinéraires d'un général d'Empire, Jean-Baptiste Milhaud (1766-1833), Lille, Athos, 1997.
  75. Dhombres Jean et Nicole, Lazare Carnot, Paris, Fayard, 1997.
  76. Dornier Claude-Pierre, Une mission en Vendée militaire. Carnets de route d'un conventionnel (août 1794 – juin 1795) (éd. présentée et annotée par Xavier du Boisrouvray), Paris, Tallandier, 1994.
  77. Dussarp Maurice, Roger Ducos et sa mission à Landrecies en l'an III, Largentière, sd (1920).
  78. Etevenaux Jean, Fouché. Nantes, Nevers, Moulins, Lyon, Paris : itinéraires d'un révolutionnaire, Bourgen-Bresse, La Taillanderie, 1990.
  79. Fleury Comte, Carrier à Nantes (1793-1794), Paris, Plon, 1897.
  80. Gaudet de Lestard Pierre, Un Terroriste adversaire de la peine de mort, contribution à l'histoire de la mission du conventionnel Lequinio dans la Charente-Inférieure et la Vendée (septembre 1793-janvier 1794), La Rochelle, Pijollet, 1937.
  81. Gross Jean-Pierre, Saint-Just, sa politique et ses missions, Paris, Bibliothèque nationale, 1976.
  82. Hampson Norman, Danton, Oxford-New York, Blackwell, 1988.
  83. Jacob Louis, Joseph Le Bon, 1765-1795. La Terreur à la frontière (Nord et Pas-de-Calais), Paris, Mellottée, nd (1933 ou 1934), 2 volumes.
  84. Jacob Louis, La défense du conventionnel Joseph Le Bon présentée par lui-même, Paris, Mellottée, nd (1933 ou 1934). Jean-Baptiste Carrier, actes de la table ronde d'Aurillac, mai 1987, publiés par la Revue de la Haute-Auvergne, 1987-1988, t.LI.
  85. Jovy Ernest et Peyriller Julien, La mission du conventionnel Pierret dans la Haute-Loire en l'an III, Le Puy, Peyriller, Rouchon et Gamon, 1908.
  86. Labroue Henri, La mission du conventionnel Lakanal dans la Dordogne en l'an II (octobre 1793 – août 1794), Paris, Champion, 1912.
  87. Lacape Henri, Le conventionnel Lequinio, Bordeaux, Bière, 1955.
  88. Le Bozec Christine, Boissy d'Anglas, un grand notable libéral, Privas, Fédération des oeuvres laïques de l'Ardèche, 1995.
  89. Lemny Stefan, Jean-Louis Carra (1742-1793). Parcours d'un révolutionnaire, Paris, L'Harmattan, 2000.
  90. Leuwers Hervé, Merlin de Douai (1754-1838). Un juriste en politique, Arras, Artois Presses Université, 1996.
  91. Leveel Pierre, La mission de Tallien, représentant du peuple en Indre-et-Loire (mars-août 1793), Tours, Gibert-Clarey, 1958.
  92. Levot Pierre, Mission du représentant Harmand( de la Meuse) à Brest en 1795, Brest, sd.
  93. Lévy-Schneider Léon, Le conventionnel Jeanbon Saint-André, membre du Comité de salut public, organisateur de la marine de la Terreur, 1749-1813, Paris, Alcan, 1901, 2 volumes.
  94. Libois Pierre, Les représentants du peuple Prost et Lejeune dans le Jura en l'an II, les luttes politiques, Lons-le-Saulnier, M. Declume, 1936.
  95. Ligou Daniel, Jeanbon Saint-André, membre du Grand Comité de salut public (1749-1813), Paris, Messidor, 1989.
  96. Liris Elisabeth, L'Allier en Révolution. Sur les pas de Joseph Fouché, représentant en mission, Saint-Julien-Chapteuil, éditions du Roure, 2000.
  97. Lods Armand, Un conventionnel en mission. Bernard de Saintes et la réunion de la principauté de Montbéliard à la France, Paris, Fischbacher, 1888.
  98. Lucas Colin, La structure de la Terreur, l'exemple de Javogues et du département de la Loire, SaintÉtienne, Université Jean Monnet – CIEREC, 1990 (édition anglaise Oxford, 1973).
  99. Martin Gaston, Carrier et sa mission à Nantes, Paris, Presses Universitaires de France, 1924.
  100. Massé Pierre, Pierre-François Piorry, conventionnel et magistrat, 1758-1847, Poitiers, Société des Antiquaires de l'Ouest, 1968.
  101. Massié Michel, Le troisième consul Roger Ducos, Biarritz, J. & D. Éditions, 1992.
  102. Massin Jean, Robespierre, Paris, Le Club français du livre, 1956.
  103. Massin Jean, Marat, Paris, Le Club français du livre, 1969.
  104. Mazeau Guillaume, Le bain de l'Histoire. Charlotte Corday et l'attentat contre Marat, Seyssel, Champ Vallon, 2009.
  105. Ménard Jean-Louis, Jean-Baptiste Lecarpentier, représentant du peuple délégué par la Convention nationale dans le département de la Manche et autres environnants, Bricqueboscq, Éditions des champs, 2001.
  106. Pares Alain-Jacques, Le suicide du conventionnel Brunel, Toulon, 1923.
  107. Pascal François, L'économie dans la Terreur. Robert Lindet, 1746-1825, Paris, SPM, 1999. 
  108. Philippe André, Les représentants du peuple en mission et le département des Vosges (1792-1797), Épinal, S. A. de l'Imprimerie Fricotel, 1931.
  109. Pichois Claude et Dautry Jean, Le conventionnel Chasles et ses idées démocratiques, Aix-en-Provence, Ophrys, 1958.
  110. Reinhard Marcel, Le Grand Carnot, Paris, Hachette, 1950-1952, 2 volumes.
  111. Ricaud Louis, Les représentants du peuple en mission dans les Hautes-Pyrénées. Monestier du Puy-de-Dôme, nivôse-messidor an II, Paris, Honoré Champion, 1899.
  112. Robin Florent, Chronique d'une Terreur molle. Les représentants du peuple en mission dans l'Isère (mars 1793-brumaire an IV), Paris, ADHE, Collection Historiens de demain, 2002.
  113. Romme Gilbert, Correspondance, volume 1, 2 tomes (1777-1779), présentés par Anne-Marie et Philippe Bourdin, Jean Ehrard, Hélène Rol-Tanguy, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2006.
  114. Romme Gilbert, Notes scientifiques et anecdotes (1782-1788), idem, 2009.
  115. Sanguinède Charles, Fabre, député de l'Hérault, sa mission à l'armée des Pyrénées Orientales, Montpellier, 1906.
  116. Sicard Martial, Robespierre jeune dans les Basses-Alpes, Forcalquier, A. Crest, 1900.
  117. Suratteau Jean-René et Bischoof Alain, Jean-François Reubell, l'Alsacien de la Révolution française, Bar-le-Duc, Éditions du Rhin, 1995.
  118. Sydenham Michael J., Léonard Bourdon. The Career of a Revolutionary, 1754-1807, Waterloo (Ontario), Wilfrid Laurier University Press, 1999.
  119. Thiot L., Isoré député à la Convention, Abbeville, Paillart, 1910.
  120. Trimoulier Antoine, Un missionnaire de 93 : Marc Antoine Baudot, son rôle politique, ses missions ou notes historiques, Paris, Dorban, 1908.
  121. Vinot Bernard, Saint-Just, Paris, Fayard, 1985.
  122. Volcy-Boze J.-A., Les Conventionnels en mission dans le Midi, Paris, Lachaud, 1872.
  123. Walter Gérard, Robespierre, Paris, Gallimard, 1946.

PEPS (ULille, CNRS) + MESHS => 2016-2017


Coordination : Émilien Ruiz, Béatrice Touchelay.

Diversement étudiées par les spécialistes des sciences « dures » et des sciences humaines et sociales, les approches de la statistique sont restées disciplinaires et centrées sur le monde occidental. Le projet AGLOS vise à élargir un réseau de chercheurs plurinational et pluridisciplinaire pour examiner les transformations de la statistique face aux changements contemporains des modes de gouvernances. Il s’agit de s’interroger sur les capacités de la statistique à survivre à l’affirmation des big data et de comprendre pourquoi et comment leurs promoteurs non étatiques répondent davantage aux besoins actuels des gouvernements et aux aspirations des citoyens. À moyen terme, ce projet doit conduire à l’élaboration d’une bibliographie collaborative sur la statistique. À plus long terme, notre objectif est de produire un dictionnaire encyclopédique de la statistique en ligne et en libre accès. 

Événement lillois organisés en 2016-2017 : 

  • 30 septembre 2016 – Workshop au Laboratoire Painlevé (Lille 1). Matin : conférence par Andrea Bréard (Ruprecht-Karls-Universität Heidelberg & Laboratoire Paul Painlevé CNRS/Lille 1). Discussion par Corine Eyraud, économiste au LEST, à l’université Aix-Marseille. Après-midi : réunion des participant au projet AGLOS
  • 21 octobre 2016 – Séminaire à la MESHS (à confirmer) : « Histoire et humanités numériques : vers de nouvelles approches collaboratives », autour de deux conférences invitées (Franziska Heimburger, MCF à Paris 4, à propos de la bibliographie collaborative de la First World War Studies Society ; Sébastien Poublanc, IR à Toulouse 2, à propos du projet « Euchronie »).
  • 25 novembre 2016 – Workshop à la MESHS (à confirmer). Matin : conférence par Thomas Berns, philosophe à l’ULB, sur la « gouvernementalité algorithmique ». Discussion par Sophie Delbo, PU en mathématiques appliquées à Lille 3. Après-midi : réunion des participants au projet AGLOS
  • 1er décembre – Séminaire à l’IRHIS (à confirmer) : « Statistique, droit et contrôle social », autour d’une conférence de Fabrice Cahen, historien, chargé de recherche à l’INED, sur son ouvrage Gouverner les mœurs (à paraître en septembre aux éditions de l’INED). Discussion par François Briatte, politiste à l'European School of Political and Social Sciences (ESPOL), Lille.
  • au cours du 1er trimestre 2017 autour des transformations induites par les Big Data dans les pratiques de quantifications publiques et privées. La rencontre visera à faire échanger chercheurs et praticiens de la statistique, qu’elle soit administrative, médicale, associative, bancaire, etc.]

Participation à des événement internationaux en 2016/2017 : 

  • 28-29 mai 2016 : participation de Béatrice Touchelay au colloque “Connected Histories, Mirrored Empires: British and French Imperialism from the 17th through the twentieth centuries,” à Hong Kong. Communication sur “Le développement par hybridation de la statistique coloniale britannique et française (1833-1939)”
  • 17-20 novembre 2016 : participation de Béatrice Touchelay à la session "Statistical confidence crisis in various countries and at various periods" organisée par Jean-Pierre Beaud au congrès de la Social Science History Association à Chicago).
  • 23-29 juillet 2017 : Béatrice Touchelay co-organise, avec Ute Schneider (Univ. Druisburg, Allemagne) et Alexandre de Paiva Rio Camargo (Univ. de Pesquisas do Rio de Janeiro, Brésil) la session « Statistique, Croissance et Développement/Statistic, Growth and Development » au 25e congrès international de l’association d’histoire des sciences et des techniques de Rio de Janeiro en juillet 2017
  • => L’ambition première du projet Approches GLObales des Statistiques (AGLOS) est d’amorcer la structuration d’un réseau international et interdisciplinaire de recherches sur la statistique, entendue au sens large des pratiques de quantifications, aux temps modernes et contemporains. 

Société Générale -> 2016-2019

Responsable : Béatrice Touchelay

Nul ne doute que les banques, nationales ou régionales, disposent d'informations économiques, financières et fiscales de grande qualité. Ces informations sont inhérentes à l'activité de banque. Nul ne doute qu'elles mettent en place très tôt, dès leur création, tout un système de collecte, d'analyse, de diffusion interne, de données précises sur les clients, l'activité des agences, la conjoncture 

nationale, etc. Hors de toute obligation légale, ces informations répondent à la fois aux besoins d'encadrer et de contrôler les activités des agences et des agents , à la nécessité de gérer des 

succursales plus ou moins éloignées de la direction générale et aux difficultés inhérentes à la recherche et à la fidélisation d'une clientèle solvable. Or, cet aspect important de l'activité bancaire, la production et l'usage d'informations, est peu souvent considéré. La banque est liée au secret, la précision des données dont elle dispose sur ses clients ou celle de ses « feuilles de conjoncture » par exemple reste à préciser. Ces données suscitent pourtant bien des convoitises de la part de l'État, envisagé ici au sens large, lorsqu'il s'agit de contrôler l'impôt, de geler des avoirs en cas de guerre, ou tout simplement de palier l'insuffisance des connaissance sur les secteurs d'activité ou les entreprises pour encadrer l'action. 

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ANR-Programme Blanc -> 2006-2009

 

Responsable : Catherine Denys

 

Contexte historiographique/Historiographical Framework

Longtemps confinée dans une histoire institutionnelle et juridique, l’histoire de la police française connaît depuis le début des années 1990 un mouvement de renouvellement, porté d’abord par les travaux de Jean-Marc Berlière sur la police de la IIIe République, et accompagné par les enquêtes des sociologues et politologues sur la police des temps présents. Par la suite, des historiens du XVIIIe siècle et du premier XIXe siècle ont proposé une relecture des institutions policières anciennes, en soulignant la diversité des acteurs et des institutions investies des pouvoirs de police, en relativisant le poids d’institutions présentées abusivement comme les seuls référents historiques de la police française, comme la Lieutenance Générale de Police de Paris ou le ministère de la police du Directoire et de l’Empire.

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Commémoration des deux guerres mondiales en Hauts-de-France et Wallonie (LIA-ULille)

ULille-Internationalisation => 2017-2020 

Porteur : Stéphane Michonneau (IRHiS, ULille) 

Partenaires : Laurence Van Ypersele (INCAL/LARHiS, Université de Louvain-la-Neuve) et Chantal Kesteloot (CEGESOMA/Archives de l'État)

Équipe : Christine Aubry, Martine Aubry (IRHiS, ULille)

 

Le projet de LIA sur les « Commémorations des deux guerres mondiales en Hauts-de-France et en Wallonie » vise à créer une collaboration structurante entre l’université de Lille/Archives départementales du Nord,  l’université catholique de Louvain/Centre d’Etudes Guerre et Sociétés contemporaine (Cegesoma-Archives de l’Etat) dans le domaine stratégique des études sur la guerre et la mémoire. Depuis les travaux britanniques qui ont rénové l’histoire militaire en Europe, les historiens interviennent en première ligne dans le débat brûlant sur les politiques mémorielles. En France et en Belgique, l’historiographie de la mémoire s’est beaucoup développée depuis les années 1980, constituant l’un des fronts de renouvellement des sciences historiques. Les « war studies » et « memory studies » sont aujourd’hui au cœur des préconisations d’une Europe en quête d’identité, soucieuse de mettre en valeur une mémoire européenne commune, en dépit d’un passé très conflictuel entre ses peuples. Le projet est également directement lié au développement et à la mise en œuvre de méthodologies historiennes innovantes, relevant des Humanités numériques et de l’analyse des images et des monuments, au cœur des priorités scientifiques de l’UDL. Enfin, il associe recherche scientifique approfondie et projet de développement local à partir de six cas d’études, dans une démarche reproductible à d’autres sites. L’immense succès des manifestations autour du centenaire de la Première Guerre mondiale – auquel l’IRHIS a activement participé – prouve tout l’intérêt que porte le grand public à connaître l’ombre portée des deux guerres mondiales sur nos sociétés, notamment en ce qui concerne le potentiel économique du « tourisme de mémoire » (« darktourism »).

Hauts-de-France et Wallonie partagent des expériences communes des deux guerres mondiales qui ont façonné un rapport au passé singulier où les guerres ont contribué à forger les sociétés du temps présent : pour la Première Guerre mondiale, la perception défensive de la guerre, une mobilisation massive aussi bien des soldats que des civils, un front de guerre commun qui traverse la frontière, une expérience de l’occupation ennemie, des conceptions similaires de la victoire et des mémoires du conflit reposant sur le deuil, la consolation et la préservation de certains restes de la guerre. Les formes que revêtent les commémorations sont proches, souvent imitées l’une de l’autre : une célébration de la victoire le 11 novembre, un soldat inconnu, une flamme du souvenir, la multiplication des monuments communaux, etc. Les États mais aussi les populations sont des acteurs centraux des commémorations et le mythe national en est revigoré, notamment au cours du centenaire de la Belgique en 1930. 

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le cadre commémoratif du premier conflit mondial s’impose : il s’agissait dans les deux pays d’honorer les morts et les victimes de la guerre en tant que héros et martyrs. On assiste, selon Laurence van Ypersele, « à d’innombrables manifestations nationales, locales ou corporatives qui cherchent à articuler la mémoire des deux guerres mondiales à travers un univers mental héroïsant, au pied du Soldat inconnu » (La Revue du Nord, 2014-1). Mais les commémorations de la Seconde Guerre mondiale sont plus variées et contradictoires entre elles (la Résistance, la Déportation, les « Malgré-nous », les combattants, les prisonniers, la question léopoldienne, etc.) et partant, moins unifiées géographiquement, socialement et politiquement. Les avatars du 8 mai dont le statut n’a cessé de changé aussi bien en France qu’en Belgique, en témoignent avec force. Dans les décennies suivantes, si la mémoire de la Seconde Guerre mondiale finit par éclipser la première, comme en témoigne la panthéonisation de Jean Moulin en 1964, l’essoufflement des commémorations est partout perceptible dans les années 1970, notamment dans le contexte de la remise en question de la Belgique unitaire. Là, la communautarisation et la régionalisation développent des traditions variées qui donnent aux entités fédérées un rôle de premier plan. 

Depuis les années 1990, un renouveau commémoratif est notable, dans le sillage du 50eanniversaire de la Seconde Guerre mondiale tant en France qu’en Belgique. Ce phénomène n’est pas à séparer d’une internationalisation des commémorations, de plus en plus perceptible ni d’une (re)mobilisation politique et morale du passé. Dans les années 2000, la mémoire de la Première Guerre mondiale mobilise la passion de l’opinion publique. En Belgique, la célébration du centenaire de ce conflit a révélé un puissant dynamisme local caractérisé par une grande pluralité des acteurs mettant l’accent sur l’expérience locale de la guerre, c’est-à-dire autant les zones d’occupation que celles du front, creusant les différences régionales. En France, où l’expérience locale s’est révélée également importante, cette célébration a été l’occasion de réaffirmer l’unité nationale. Mais, des deux côtés, l’accent commémoratif s’est déplacé de l’héroïsation des combattants vers la victimisation de tous les acteurs du conflit. Dans les deux cas donc, la floraison des initiatives locales est patente (plus de 2000 projets labélisés par le Comité du Centenaire en France) : à ce titre, la région Nord-Pas-de-Calais a investi 10 millions d’euros pour cet anniversaire. La région wallonne a été aussi à la pointe de la mobilisation commémorative en investissant 8 millions d’euros face à un État fédéral en retrait. Mais elle n’est pas seule : les communes ont-elles aussi largement répondu présent. Le tourisme de mémoire a pris dans les deux régions des proportions considérables qui en font un agent de développement économique local de premier plan. Ainsi, si les cadres nationaux de mémoires sont depuis longtemps étudiés, la part des initiatives locales et régionales, révélées lors du centenaire, mérite attention. Les interactions entre les instances nationales, internationales, régionales et locales seront au cœur de ce projet, selon une approche micro-historique qui permet de saisir au plus prêt le jeu des acteurs et le poids des mémoires locales.

La proposition se décline en trois axes : usages politiques, constructions identitaires et pratiques locales. Le premier envisage la commémoration comme la résultante d’un processus négocié entre les différents acteurs du champ politique, social, voire culturel ou encore militaire. Comment les décisions sont-elles prises ? Sur quels enjeux portent les éventuels débats ? À partir de quand et jusque quand commémore-t-on un événement ? Quelle est la place/le rôle des différents acteurs : groupes de pression, médias, classe politique ? Quelle est l’influence des contextes local, régional, national et international ? Quels sont les groupes cibles et, a contrario, les « oubliés » de la commémoration ? Comment élabore-t-on un programme commémoratif ? Y a-t-il des « modèles » commémoratifs ? Il s’agira ici de déterminer les objectifs affichés par les autorités responsables des commémorations étudiées et de repérer les processus de mode de décision qui se sont succédé depuis 1918. Le deuxième axe s’intéresse aux modalités des commémorations comprises comme des rituels. Comment commémore-t-on (à travers des rassemblements classiques, des expositions, des documentaires, des colloques, rénovation des monuments  et visites de lieux, voire aujourd’hui la création d’outils virtuels)? Qui s’exprime, à quel moment et en quel(s) lieu(x) ? Quels groupes intègre-t-elle ? Quels sont ceux qui ne sont considérés que comme spectateur ? Comment est-elle perçue ? Enfin, le troisième axe envisage l’impact des commémorations dans une population marquée par les souvenirs et les expériences de guerre : quels sont les groupes qui sont inclus ou demeurent extérieurs aux commémorations ? Comment vivent-ils ce passé commémoré dès lors qu’il n’est pas considéré comme étant le leur ? Les commémorations répondent-elles à une attente sociale et comment peut-elle être mesurée ? Comment s’organisent des mémoires alternatives ? Ici, le dialogue avec les psychologues sociaux sera mis en œuvre.

Le projet de LIA sur les « Commémorations des deux guerres mondiales en Hauts-de-France et en Wallonie» comprend plusieurs originalités : il s’appuie sur une historiographie amplement renouvelée depuis trois décennies, depuis les premiers travaux d’Antoine Prost portant sur les mémoires de la Première Guerre mondiale en France (1979). Mais à rebours d’une perspective trop étroitement nationale, ce projet est comparatiste. Ce faisant, il peut compter sur une méthodologie déjà éprouvée pour la France et de l’Allemagne (Élise Julien, 2009) mais paradoxalement pas pour la France et la Belgique. Une autre originalité est de considérer deux traditions mémorielles régionales en insistant sur le jeu d’échelle  entre États, régions, municipalités et sociétés civiles, dans un contexte d’internationalisation des commémorations. En effet, les études mémorielles ont trop exclusivement envisagé le problème depuis la seule vision de l’État, comme si les commémorations ne résultaient que d’une seule impulsion top-downNous croyons au contraire qu’il faut analyser la complexité des initiatives locales et régionales, en lien avec les impulsions étatiques, voire internationales (l’Union européenne en tant qu’instance supra-nationale mais également les influences des États ou des régions les uns sur les autres). Troisième originalité, le projet de LIA entend se concentrer sur l'étude du feuilletage des mémoires des deux guerres mondiales dont les modes d’accroche peuvent différer en France et en Belgique : c’est pourquoi le projet entend se limiter à six cas d’étude : Liège, Namur, Mons, Lille, Rambouillet-Noyon et Arras. Le choix de ces villes est motivé par le fait qu’une majorité des sites des deux conflits est située sur les lieux mêmes des combats, autour des nécropoles notamment. Même les musées situés en ville, comme l’Historial de Péronne, présentent surtout les combats du front, sauf exposition temporaire. De ce fait, les mémoires urbaines de la guerre passent souvent au second plan. Enfin, quatrième originalité, cette histoire comparée est également croisée car des soldats français furent tués sur le sol belge et vice-versa. De même, dans les deux régions considérées, la souffrance des civils égale et parfois surpasse celle des militaires, du fait de l’occupation (bombardements, réquisitions, massacres, famines, etc.) et d’intenses  mouvements de population de part et d’autre de la frontière (réfugiés, sinistrés, exode, etc.). Ces faits, envisagés selon une perspective résolument transnationale, peuvent contraster avec l’organisation des mémoires après-guerre. De ce fait, les villes choisies sont à la fois des hauts-lieux de bataille et  des laboratoires particulièrement saillants de la pluralité des mémoires victimaires. Les formes de la mémoire se fondent ici sur les particularités locales des formes de guerre.

Le cœur de ce projet de LIA repose sur la collaboration étroite et le travail parallèle et croisé qui sera mené par les deux équipes d’historiens, en France et en Belgique, qui superviseront l’articulation et l’enrichissement de plusieurs bases de données communes déjà constituées. Celle de l’université de Lille répertorie à ce jour 1995 monuments pour les Hauts-de-France mais seulement 252 monuments pour la Belgique dont 111 pour la Wallonie (http://monumentsmorts.univ-lille3.fr). Celles de l’UCL, l’une à propos de Liège et Anvers répertorie à ce jour 250 traces mémorielles ; l’autre, à propos de Bruxelles en répertorie 637. Les scientifiques établiront et mettront en œuvre une méthode commune, avanceront la réflexion sur le sujet, contrôleront l’avancement du travail. Deux étudiants en Master, à Louvain et à Lille, seront dirigés parallèlement pendant deux ans. Pendant  trois ans, les étudiants de Master et les doctorants travaillant sur les deux guerres mondiales travailleront ensemble deux fois par an. Des stages liés au développement de la base de données unifiée leur seront réservés. Les deux équipes prépareront pour la troisième année une publication commune en anglais, dans une revue internationale à comité de lecture, sur le phénomène commémoratif et son analyse.

Les universitaires joueront, enfin, un rôle d’expertise et d’animation scientifique dans le projet de développement de visites urbaines à l’aide d’un outil numérique en réalité augmentée permettant de visualiser in situ des documents d’époque, et de comprendre ainsi les conditions concrètes de la vie pendant la guerre et les commémorations qui s’ensuivirent. L’outil permettra aussi d’établir son propre circuit de visite à l’aide d’un plan interactif qui prendra en compte le temps disponible du visiteur et les thématiques qui l’intéressent en priorité. S’il le souhaite, le visiteur pourra accéder à une documentation plus poussée afin d’enrichir les informations visuelles (photographies familiales, photographie de presse, cartes postales) par d’autres documents (témoignages littéraires et oraux, journaux, plans, etc.) et des commentaires. Dans un premier temps, le projet portera sur les villes de la conurbation de Lille-Roubaix-Tourcoing, pour laquelle la documentation est repérée et particulièrement abondante. La méthode et les moyens mis en œuvre pour la réalisation de ce prototype de la métropole lilloise seront étendus par la suite aux autres villes retenues par le projet. La mise en œuvre de cette recherche appliquée repose également sur un appel à projet du ministère de la Défense intitulé « Service numérique innovant et tourisme de la mémoire en France », pour lequel l’IRHiS candidate en 2017 (15 000€), en collaboration avec l’entreprise Dévocité. Ainsi, l’objectif du LIA consiste aussi à tester sur le terrain les possibilités de valorisation culturelle et économique d’une méthode complète et efficiente de recherche historique internationale de haut niveau.

Le budget demandé couvre essentiellement des frais de mission (transport, hébergement) pour les collègues membres du LIA afin de pouvoir se réunir régulièrement à Lille et Louvain. Il intègre également des frais de missions pour les étudiants de Master qui devront travailler dans les archives et bibliothèques des six villes concernées. Il prévoit également des frais de développement informatique pour organiser une seule de base de données à partir de celles qui existent, et l’outil numérique proposé (« application » pour tous supports). Le budget compte sur la participation de l’université de Lille-SHS (UFR et IRHiS) et sur celle des partenaires belges (Université catholique de Louvain et Cegesoma).

Ce projet est un moyen d’ouvrir un chantier nouveau et de conforter la place de l’université de Lille au sein des collaborations avec les meilleures équipes de recherche nord-européennes. L’impact attendu sur la structuration du laboratoire IRHiS, le renforcement de sa spécialisation dans les études sur la guerre et la mémoire, est également une priorité au moment où les études sur la guerre connaissent un regain d’actualité : à ce titre, l’IRHiS s’emploie à fédérer un pôle lillois de « War studies », « Lille Sécurité Défense », comprenant tous les acteurs universitaires concernés par cette question afin de répondre à un appel à projet national du ministère de la Défense au printemps 2017. L’IRHIS, Institut de Recherche Historiques du Septentrion (UMR CNRS-Lille3 8529), a de sérieux atouts à faire valoir : son implantation dans une région marquée par la guerre, ses relations avec la mission LEDS (Lille-Eurométropole-Défense-Sécurité) et les institutions militaires basées à Lille (commandement Armée de terre, corps de réaction rapide OTAN, état major inter-armée de la Zone de défense Nord), son expertise en matière d’études visuelles (participation à l’Equipex Irdive et membre fondateur du programme « Visual Studies »), enfin la cohérence et l’enthousiasme d’une équipe de spécialistes qui animent l’axe 3 du laboratoire « Guerre, sécurité et (des)ordres public(s) », et le parcours de Master « Études sur la Guerre et la Sécurité », ouvert en 2015.

Outre les étudiants de Master et de Doctorat à recruter, l’équipe française se compose d’1 PR, de 3 MCF et de 2 chercheurs associés : Stéphane Michonneau, 50 ans, PR à l’Université de Lille-SHS, spécialiste de la mémoire des conflits contemporains ; Elise Julien, 40 ans, MCF à l’IEP, spécialiste de la mémoire de  la Première Guerre mondiale entre France et Allemagne et membre du Comité français du Centenaire ; Matthieu de Oliveira, 40 ans, MCF à l’Université de Lille-SHS, spécialiste d’histoire économique et principal animateur de la base de données sur les monuments aux morts qu’héberge l’université ; Jean de Préneuf, 46 ans, spécialisé dans l’histoire militaire maritime contemporaine et professeur à l’École de Guerre à Paris ; Philippe Diest, 31 ans, chercheur associé à l’IRHiS, actuellement professeur dans le secondaire et spécialiste du fait militaire, du patrimoine et des mémoires militaires ; Martine Aubry, 65 ans, chercheure associée à l’IRHiS, fondatrice et animatrice de la base de données sur les monuments aux morts citée plus haut.

Du côté wallon, à l’UCL, le LaRHis (Laboratoire de recherches historiques) rassemble des historiens de l’UCL intéressés par des thématiques de recherche variées (histoire culturelle et religieuse, histoire économique et sociale, histoire du genre, etc.) inscrites dans une perspective diachronique et interdisciplinaire. Les historiens du LaRHis cultivent le goût du récit complexe des phénomènes historiques, saisissant les changements et les continuités, ainsi que leurs superpositions. Les questionnements partagés par les membres du laboratoire s’articulent autour des acteurs, réseaux, modèles de négociations et systèmes de représentations. Parmi eux, 2 professeurs et 2 doctorantes travaillent sur la Première Guerre mondiale. Laurence van Ypersele (50 ans), professeur ordinaire, est une spécialiste de la Grande Guerre et de sa mémoire en Belgique ; Emmanuel Debruyne (42 ans), professeur, est spécialiste des réseaux de renseignements des deux guerres mondiales ; Elise Resöhaszy (25 ans) réalise une thèse de doctorat sur le contre-espionnage allemand en zones occupées belges et françaises en 14-18 ; et Karla Vanraepenbusch (30 ans) mène une thèse de doctorat sur les traces mémorielles de 14-18 à Anvers et à Liège. Le Cegesoma (Centre d'étude et de documentation Guerre et sociétés contemporaine), à Bruxelles, est le centre d'expertise belge pour l'histoire des conflits du 20e siècle. Il procède à des recherches, s'adonne à l'histoire publique et conserve de la documentation. Il forme depuis le 1er janvier 2016 la 4eDirection opérationnelle des Archives de l'État. Il constitue une plateforme pour des activités scientifiques et sociétales en Belgique et à l'étranger, en particulier pour ce qui a trait aux deux guerres mondiales. En son sein, Chantal Kesteloot (52 ans) est chercheuse spécialiste des guerres mondiales et de leurs mémoires en Belgique, et chargée de la direction du secteur d'Histoire publique ("Public History"). L'implication de cette institution, très liée au LaRHis par de nombreux projets communs, constitue, aux côtés des Archives départementales du Nord, un atout.

À travers le projet, l’objectif des deux équipes vise aussi le rapprochement et l’internationalisation des étudiants de master et des doctorants afin de former des jeunes chercheurs ouverts à une double culture, capables d’un regard distancié sur l’histoire européenne. Cette collaboration est déjà effective grâce aux financements conjoints des universités de Louvain et de Lille (Projet « Relations internationales ») : en 2017, deux séries de rencontres sont prévues, l’une à Lille (2-3 février), l’autre à Louvain (24-25 avril). Elles consistent en des visites de sites, des conférences méthodologiques et historiographiques communes et à des ateliers collectifs effectués dans des centres d’archives (Archives départementales du Nord). À terme, nous espérons devenir une véritable équipe internationale capable de monter des projets plus ambitieux (Interreg).

Bilan dans le cadre des projets de soutien à l’internationalisation

AAP BQR ULille – Commission recherche du 10 mars 2017

 

Type de projet :

-        Création d’un LAI

 

Type de projet

Création d'un LAI

Intitulé du projet soutenu

Commémorations des deux guerres mondiales en Hauts-de-France et en Wallonie : usages politiques, constructions identitaires et pratiques locales (1918-2016)

Montant du financement

20 000 €

Laboratoire

IRHiS

Responsable scientifique

Stéphane Michonneau

1.     Résumé du projet

Le projet de LIA sur les « Commémorations des deux guerres mondiales en Hauts-de-France et en Wallonie » vise à créer une collaboration structurante entre l’université de Lille/Archives départementales du NordDN,  et l’université catholique de Louvain/n et le Centre d’Études Guerre et Sociétés contemporaine (Cegesoma-Archives de l’État) dans le domaine stratégique des études sur la guerre et la mémoire. Le projet est également directement lié au développement et à la mise en œuvre de méthodologies historiennes innovantes, relevant des Humanités numériques et de l’analyse des images et des monuments, au cœur des priorités scientifiques de l’UDL. Enfin, il associe recherche scientifique approfondie et projet de développement local à partir de six cas d’études, dans une démarche reproductible à d’autres sites.

Ainsi, Hauts-de-France et Wallonie partagent des expériences communes des deux guerres mondiales qui ont façonné un rapport au passé singulier où les guerres ont contribué à forger les sociétés du temps présent. Ainsi, si les cadres nationaux de mémoires sont depuis longtemps étudiés, la part des initiatives locales et régionales, révélées lors du centenaire, mérite attention. Les interactions entre les instances nationales, internationales, régionales et locales sont au cœur de ce projet.

La proposition se décline en trois axes : usages politiques, constructions identitaires et pratiques locales. Le premier envisage la commémoration comme la résultante d’un processus négocié entre les différents acteurs du champ politique, social, voire culturel ou encore militaire. Le deuxième axe s’intéresse aux modalités des commémorations comprises comme des rituels. Enfin, le troisième axe envisage l’impact des commémorations dans une population marquée par les souvenirs et les expériences de guerre.

Le projet de LIA comprend plusieurs originalités : d'abord, il est comparatiste mais se situe à rebours d’une perspective trop étroitement nationale. Ensuite, il considère deux traditions mémorielles régionales en insistant sur le jeu d’échelle entre États, régions, municipalités et sociétés civiles, dans un contexte d’internationalisation des commémorations. Troisièmement, il se concentre sur l'étude du feuilletage des mémoires des deux guerres mondiales dont les modes d’accroche peuvent différer en France et en Belgique : c’est pourquoi le projet entend se limiter à six cas d’étude : Liège, Namur, Mons, Lille, Cambrai et Arras. Enfin, cette histoire comparée est également croisée car des soldats français furent tués sur le sol belge et vice-versa. De ce fait, les villes choisies sont à la fois des hauts-lieux de bataille et des laboratoires particulièrement saillants de la pluralité des mémoires victimaires.

Le projet repose sur deux équipes d’historiens, en France et en Belgique. En outre, il associe les étudiants de Master (Master "Étude sur la guerre et la sécurité à l'UdL) et de doctorant lors de rencontres régulières.

Il travaille au développement de visites urbaines à l’aide d’un outil numérique en réalité augmentée permettant de visualiser in situ des documents d’époque, et de comprendre ainsi les conditions concrètes de la vie pendant la guerre et les commémorations qui s’ensuivirent. Ce projet numérique a reçu des financements complémentaires (DRAC Haut-de-France, MESHS), en collaboration avec l'entreprise Devocité.

2.     Principaux résultats obtenus

1. Organisation de trois rencontres de mastérants les 2-3 février 2017, 24-25 avril 2017 et 7-8 décembre 2017.

2. Missions de recherche à Liège, Namur, Mons, Lille et Arras pour le développement de l'application numérique (vacations) <style> </style>

3. Homogénéisation des bases de données en vue de compléter la partie belge de http://monumentsmorts.univ-lille3.fr

4. Mise en place d'un protocole de sélection de la documentation retenue et rédaction des notices en vue d'alimenter l'application numérique.
5. Recherche de financements supplémentaires en vue de développer l'application numérique.

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3.     Travaux issus de la collaboration

Les rencontres régulières entre les équipes française et belge ont permis de créer des liens étroits. Elles ont consisté en une série de conférences (Annette Becker, Élise Julien, Chantal Kesteloot, Laurence van Ypersele), d'une présentation de la base de donnée Monuments14-18 (Martine Aubry), d'atelier de travail collectif des mastérants et des doctorants, de visites de sites commémoratifs (Leuwen, ND de Lorette, Vimy, Mouchet, Lille). Les ateliers se sont déroulés aux Archives départementales du Nord, à l'UCL et à la Médiathèque Jean Lévy. Les étudiants ont procédé à des relevés topographiques in situ, à la sélection de la documentation alimentant l'application numérique et à la rédaction des notices les accompagnant. La prochaine rencontre est prévue pour les 16-17 avril 2018.

Des vacations ont été utilisées pour compléter la documentation des villes de Lille et Arras, le travail restant à faire pour Cambrai. La partie belge est déjà réalisée.

L'homogénéisation des bases de données belge et française a été effectué par Martine Aubry et Karla Vanraepenbush : elle permet l'intégration de quelque 800 fiches descriptives à la base de données Monuments14-18.

La préparation de l'application numérique, en collaboration avec l'entreprise Dévocité, suit son cours : un prototype doit être prêt pour novembre 2018. Les équipes ont également recherché des financements complémentaires et ont obtenu l'appui actif de la MEL pour la partie lilloise

4.     Dans le cadre d’un LAI : Une convention est-elle en préparation et/ou signée 

- Le LAI se repose sur la convention déjà signée entre l'UdL et l'UCL.

- Convention attributive de subvention SGAR/CNRS-IRHiS.

- Accord de consortium CNRS/IRHiS-UdL/Dévocité (en cours).

5.     Nombre de productions communes

La première année n'a pas donné lieu à des publications communes. Nous réservons la direction de deux sujets de Master pour 2019-2020.

Les bases de données française et belge sont en cours d'intégration.

Le prototype de l'application numérique est prévu pour novembre 2018.

6.     Projets déposés et/ou obtenus dans le cadre de la collaboration

- DRAC HdF (SGAR) : 18 000 €

- MESHS : 5 000 €

7.     Remarques éventuelles

Le LIA a d'ores et déjà contribué  au rapprochement et l’internationalisation des étudiants de master et des doctorants afin de former des jeunes chercheurs ouverts à une double culture.

En 2017, le financement fut de 4 260 € : 4 161,81 € ont été dépensé. 

Pour les années suivantes, la répartition serait : 2018 : 8 040 € ; 2019 : 5 500 € ; 2020 : 2 200 €.

Cf. Budget LIA ci-joint.

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ANR–Programme Jeunes chercheuses et Jeunes chercheurs -> 2006-2009

 

Responsable : Marie-Laure Legay

 

Les objectifs

  1. Élaborer un outil de travail évolutif à destination des chercheurs européens

    Faute de données heuristiques, les documents comptables produits par les États et leurs intermédiaires financiers entre le XVIIe et le XIXe siècle inclus ne sont pas exploités. La spécificité même de la comptabilité publique n’a jamais été reconnue : les historiens se sont essentiellement penchés sur la comptabilité des marchands, des banquiers et des industriels, fondée sur la technique dite de la partie double. Les techniques spécifiques de comptabilité publique (en recettes, dépenses, reprises), leur logique institutionnelle et politique, leurs failles, leur évolution… restent donc à ce jour méconnues des historiens.

    => pour en savoir plus

DAuffay-L’argumentation politico-juridique à la fin du Moyen Âge (MESHS)

MESHS => 

Responsable : Élodie Lecuppre-Desjardin (IRHiS, ULille)

Partenaires :
       Louis De Carbonnières, Institut Histoire du droit (UMR 7184) ULille
       Jonathan Dumont, Université de Liège
       Kathleen Daly, The Open University (USA)

Résumé
L’objectif de ce projet est d’étudier en profondeur le Mémoire juridique, historiographique et politique écrit entre 1477 et 1478 par Jean d’Auffay, un juriste artésien attaché au service de la duchesse Marie de Bourgogne. En défendant les droits de sa duchesse contre les attaques juridiques et militaires du roi de France Louis XI, Jean d’Auffay soulève plusieurs problèmes majeurs concernant l’émergence de la conscience d’État en France et dans les Anciens Pays-Bas à une période critique de leur histoire.
Ce projet s’inscrit dans l’axe Argumenter, Décider, Agir et permet d’informer les trois volets de ce groupe de réflexion. L’étude discursive du manuscrit totalement inédit, les objectifs de la commande qui a été faite par Marie de Bourgogne (légitimer son autorité sur des terres menacées par le roi de France Louis XI) en vue d’une prise de position diplomatique et d’une éventuelle action militaire, constituent les trois piliers de ce
futur travail.
L’hypothèse de départ est que Le Mémoire établirait un compromis entre plusieurs traditions juridiques, historiographiques et politiques antagonistes, celles du prince, de la noblesse et des villes. Ce mémoire a suscité un débat avec les juristes de la cour de France et notamment Guillaume Cousinot dont le manuscrit « riposte » est actuellement étudié aux Etats-Unis. La transcription et l’analyse du manuscrit de Jean d’Auffay viendra renforcer la compréhension de l’argumentaire politico-juridique à l’articulation du Moyen Âge et de la première modernité.
Le projet consistera en une édition critique de ce manuscrit dans son contexte d’écriture. C’est la raison pour laquelle, l’outil numérique sera essentiel afin d’évaluer la progression de l’argumentation mise en place et des décisions politiques prises en conséquence.
Dans la mesure où un grand nombre de manuscrits de ce Mémoire sont conservés dans la région Haut-de- France, et où les meilleurs spécialistes de ces questions sont des enseignants-chercheurs de l’Université de Lille, le projet a toute légitimité à s’élaborer à Lille.
A plus longue échéance, les manuscrits de ce Mémoire, dont on trouvera la liste en annexe, permettront de mettre en réseau les bibliothèques régionales autour d’une édition intéractive numérique. Les Archives du Nord pourront proposer une restauration du document à cette occasion.
Le projet mobilisera une méthodologie alliant trois approches rarement associées : 
1. l’histoire de la construction de l’État dans le Nord de la France et les Anciens Pays-Bas sur le plan politique et juridique ;
2. l’étude lexicale des textes ; 3. l’histoire comparée (celle du Mémoire au regard de textes semblables en
milieux bourguignon, français et italien).

Le projet scientifique
1. Problématique
L’objectif de ce projet est d’étudier dans le détail le Mémoire juridique et politique écrit en 1477–1478 par Jean d’Auffay, juriste et conseiller de la duchesse de Marie de Bourgogne.
Après la mort de son père, Charles le Téméraire (5 janvier 1477), la duchesse Marie doit faire face à la révolte de ses sujets urbains et à la guerre avec la France. Ses droits à régner sont remis en question. Le Grand Privilège de 1477, résultat d’âpres négociations entre elle et ses sujets, rétablit une certaine stabilité politique en accordant davantage de place aux villes dans le gouvernement central. Au même moment, le Mémoire de Jean d’Auffay poursuit un objectif analogue – assurer la paix – en défendant, pour sa part, les droits de la duchesse contre les prétentions du roi de France Louis XI sur ses territoires. Pour y parvenir, un groupe de juristes dirigés par Jean d’Auffay est chargé de réunir et d’examiner une série de documents conservés dans les archives ducales. Le Mémoire est le résultat final de ce travail. Il est présenté devant le Parlement de Paris en 1478 contre les arguments que présente au même moment le juriste du roi de France, Guillaume II Cousinot.
Comme le Grand Privilège de 1477, le Mémoire d’Auffay cherche à restaurer la légitimité de la Maison de Bourgogne-Habsbourg sur ses terres en redéfinissant l’ordre politique et social des Anciens Pays-Bas. Mais si aujourd’hui le Grand Privilège est bien connu des chercheurs (2), le Mémoire de Jean d’Auffay attend toujours que son importance pour l’histoire diplomatique, juridique et politique de l’Europe au Moyen Âge tardif soit révélée.


  • =>Le carnet de recherche RECCITS a été créé en septembre 2016 pour valoriser les travaux menés dans le cadre du projet « Recherche collaborative pour une Cité régionale de l’Histoire des Gens du Textile ».
    Ce projet a été mené entre novembre 2013 et juin 2016 par l’Association des Anciens Salariés du Peignage de la Tossée (AASPT), l’Université Populaire et Citoyenne de Roubaix (UPC), l’Union des Gens du Textile (UGT) et l’Institut de Recherches Historiques du Septentrion (IRHiS, UMR CNRS 8529, Université de Lille SHS). Ce projet a bénéficié du soutien du Conseil Régional Hauts-de-France. Nord-Pas-de-Calais Picardie dans le cadre de sa politique de soutien à la recherche et à l’innovation sociale (dispositif Chercheurs Citoyens).
    Le carnet de recherche valorise également la suite du processus de recherche collaboratif qui est mené en 2016-2017 grâce au soutien du ministère de la culture et de la communication (projet DENIM).

EMEREN-O-Efficacité entrepreneuriale et mutations économiques régionales (ANR)

ANR => 2008-2011

Responsable : Jean-François Eck    

En Allemagne 

Institut für soziale Bewegungen à Bochum
http://www.ruhr-uni-bochum.de/iga/isb/frameset_isb.htm

Au Luxembourg 

Université de Luxembourg faculté d'histoire
http://wwwfr.uni.lu/recherche/flshase/laboratoire_d_histoire/

En France
Université Paul Verlaine de Metz
http://www.univ-metz.fr/recherche/vie_doctorale/piemes/cnu22.html

Université Robert Schuman de Strasbourg
http://www-iep.u-strasbg.fr/

Université du Littoral Côte d'Opale Unité de Recherche sur l’Histoire, les
Langues, les Littératures et l’Interculturel
http://www.univ-littoral.fr/recherche/laboratoires.htm

Université d'Artois Centre de recherche et d’études « Histoire et sociétés »
http://www.univ-artois.fr/francais/rech/centres/pages/hist_geo/recherche3.htm

En Belgique

Université catholique de Louvain, centre de recherche CEHEC
http://www.uclouvain.be/gehec.html

Université de Liège, département d'histoire
http://www.schist.ulg.ac.be/histoire.htm

Université Libre de Bruxelles, département de sciences politiques
http://dev.ulb.ac.be/sciencespo/


Fiduciae-Pratiques et matérialités des relations marchandes : vers une dépersonnalisation ? (ANR)

ANR => 01/01/2014 – 31/12/2017

Coodinateur : Arnaud Bartolomei (Université Côte d’Azur – CMMC) 

Partenaire : Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine (CMMC – EA 1193), Université Côte d’Azur 

Équipe de coordination : Arnaud Bartolomei, Matthieu de Oliveira, Fabien Eloire, Claire Lemercier, Nadège Sougy

Le projet Fiduciae se propose de fournir, sur la base d’enquêtes empiriques, à la fois précises et ciblées, menées dans des fonds d’archives français, des éléments de validation formalisés et quantifiés de l’hypothèse d’une dépersonnalisation des relations entre commerçants en France et en Europe aux XVIIIe et XIXe siècles (vers 1680-vers 1880). À travers ce prisme, il entend répondre à une série de questionnements relatifs à la spécialisation, à  professionnalisation, à l’anonymisation et au désencastrement des relations de commerce  autant de concepts trop souvent confondus et qui, bien que centraux dans les travaux d’économie néo-institutionnaliste autant que dans bien des réflexions actuellement développées en histoire et en sociologie économiques, n’ont jamais fait l’objet d’études historiques systématiques. Il s’appuie pour ce faire sur trois types de sources, dont d’importants échantillons seront intégrés à des bases de données et analysés de manière qualitative, mais aussi quantitative, lexicométrique, cartographique et prosopographique : un ensemble de 2 000 lettres circulaires imprimées, reçues par quatre grandes maisons de négoce françaises (Briansiaux, Greffulhe Montz, Veuve Guérin et Roux frères), une série de lettres d’entrée en relation d’importantes maisons de négoce françaises et un échantillon de procurations issu des archives notariales de Paris, Marseille, Lyon et Lille.
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The project Fiduciae aims at providing a formalized and quantified discussion of the hypothesis that relationships between merchants in France and Europe became less and less personal in the 18th and 19th centuries. This discussion will be based on a precise and systematic empirical investigation in French archives. The broad question of the personal character of commercial relationships will lead us to discuss the specialization, professionalization and (decrease in) embeddedness of commerce. While these concepts are more or less implicitly central in contemporary developments in economic history and economic sociology, they have never been systematically investigated. We will mostly use three types of sources for our quantitative, lexicometric, cartographic and prosopographic study : a series of 2,000 printed circulars received by four of the most important French merchant houses (Briansiaux, Greffulhe Montz, Veuve Guérin and Roux frères) ; a series of letters allowing us to trace the establishment of new relatioships between a panel of important French merchant houses and their correspondents ; and a sample of acts giving power attorney driven from the notarial archives of Paris, Marseilles, Lyons and Lille.

=> pour en savoir plus

  • Ce carnet présente les recherches sur les situations de fraude transfrontalières depuis le XVIIIe siècle entre la France, la Belgique, le Luxembourg et les régions du Nord de l’Europe. Grâce à la réunion de compétences diversifiées, le carnet s’interroge sur la réalité et sur les effets de la fraude et de ses dérivées (contrebande et contrefaçon) en situation transfrontalière.

Responsable : Béatrice Touchelay

FWC-Fraud and Work in cross-border situation (ULille)

Piloté par Béatrice Touchelay (IRHiS, ULille)

Partenaires : 

  • Fabienne Leloup (ISPOLE) Institut de recherche franco-belge Frontières et Discontinuités (IFD) ISPOLE Université catholique de Louvain 
  • Thomas Perrin Maître de conférences en aménagement et urbanisme Co-responsable du projet EURÉGIO - Programme européen Jean Monnet / Erasmus +  MCF Géographie Université de Lille1 
  • Herwig Reynaert  Professeur de sciences politiques Département des sciences politiques Ghent University 
  • Tom Verhelst, Chercheur en sciences politiques Département des sciences politiques Ghent University

The project is a joint initiative between Ghent University (prof. dr. Herwig REYNAERT and dr. Tom VERHELST), the Universities of Lille DS and SHS (MCF Thomas PERRIN and prof. Béatrice TOUCHELAY) and the University of Louvain UCL (prof. Fabienne LELOUP). It connects various academic disciplines to focus on transversal elements of the cross-border situation, raise a wide variety of questions and enrich the academic debate.

a. Objectives (short/medium term) 


The project aims to help participating students in getting familiar with the specificities of the cross-border situation and to valorise the opportunities offered by that position. It also aims to develop exchanges between those students concerning their research area (for PhD), studies (Masters) and working perspectives.

The project aims at establishing personal links between students coming from Wallonia, France or Flanders that do not know each other so as to create a network of cross-border contacts and exchange. It further allows those students to get involved in a number of cross-border programmes. Included in the perspectives offered by the institute, Frontières et discontinuities. In addition, this project aims at establishing a medium-term collaboration between the host institution and the other institutions that participate in the joint project.

 

b. Previous cooperation 


The project builds further on a successful cooperation between the three institutions in 2017 (F2BF), which involved a field visit (Ieper, Godewaersvelde, Tournai) and the presentation of the research work of three student groups at the Université de Lille. Prof Touchelay and prof Reynaert took part of the visit but no Flemish students were involved and only a dozen of students were concerned with the project.

F. Leloup, T. Perrin and H. Reynaert have be partners in 2016-2018 for the F2BF project, bringing students from two masters along the border. However that experience has shown that it is important to bring motivated students and to make them meet cross-border operators.

B. Touchelay, F.Leloup, T. Perrin are members of tjhe Franco-Belgian Institute « Frontières et discontinuités » ; various outputs have been produced at the level of the institute (books, conferences, ‘University Diploma’)

c. Planned activities 


The academic coordinators plan one meeting to prepare the field visits of the students and two exploratory visits to the sites in Tourcoing and Tournai.

Afterwards, the students will undertake field visits related to the topic of cross-border activity. A visit of the Musée de la vie frontalière de Godewaersvelde is going to show the porosity of the limits between legal and illegal work in a cross-border zone, smuggling being a traditional activity of the region of Godewaersvelde since the border exists. In a second field visit students will meet the program managers of Interreg in Tournai, who are specialists of the question of cross-border work and cross-borders workers. This visit will allow to inform the students about possible assets as well as limits created by the cross-border situation. Finally, a visit of l’Ecole des Douanes de Tourcoing and the presentation of its mission and the mission of its customers in the European context (Schengen) would complete the information of the students.

The participating students in the journey will be individually invited to take photos of the visited places  (particularly the places which embody the presence of a border) and to draft a report of their visits. Students will also be asked to transcribe the interviews of Tournai. That documentation will be integrated into the site of l’institut des Frontières et discontinuités and into the site of the franco-Belgian Institute of Borders and Discontinuities (http://ifd.hypotheses.org/) and into the website of the university laboratories which wish to use it. The participating students will also open a discussion forum for a few months to extend and revitalize their exchanges and to answer possible questions about their visits. They will present their report within the framework of the doctoral schools or the seminars of Master’s degree of their universities. Students of all levels and every program will be invited at these presentations.

Projet (2015-2017) financé par le Fonds National de la Recherche Suisse et l’Agence Nationale de la Recherche en France (Appel à Projets FNS/ANR 2014)

Porteur : Valentina Sapienza (IRHiS, Université Lille)

Partenaires : Anna Bellavitis (GRHis, Normandie Université-Rouen) et  Frédéric Kaplan (École Polytechnique Fédérale de Lausanne).

This project focuses on an exceptional historical source, the “Accordi dei Garzoni” of the Venetian State Archives, currently being digitised.

This document series contain approximately 60.000 apprenticeship contracts, from 1573 to the year 1773. These contracts give precise information about the “masters” who were active in Venice in almost all kind of guilds.

They also contain relevant information for understanding the functioning of their workshop or ateliers, documenting in particular where they were located. Whereas apprenticeship’s contracts are usually found scattered in the guilds’ archives or in the notary records, the Accordi dei Garzoni is a serial and compact source, which allows for a systematic method a study.

=> pour en savoir plus

ou

=> le blog

HISPANORD-De l’Espagne à l’Europe du Nord : les manuscrits français et flamands

Le projet scientifique intitulé “De l’Espagne à l’Europe du Nord : les manuscrits français et flamands de la Biblioteca nacional de España (Madrid)” est dirigé par Anne-Marie Legaré (IRHiS, professeur Histoire de l’Art médiéval UdL) et Samuel Gras (docteur IRHiS, chargé de cours UdL).

Le projet repose sur un partenariat inédit entre l’Université de Lille et la Biblioteca nacional de España (BNE). 

Les interlocuteurs au sein de la BNE sont M. Javier Docampo et Mme María José Rucio Zamorano, respectivement directeur et chef du département des manuscrits et des Incunables de la BNE.

Nous travaillerons également conjointement avec la UCM (Universidad Complutense de Madrid) et le CSIC (Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Madrid). Plusieurs objectifs sont visés à travers ce projet de recherche :

L’Histoire de l’Art et l’espace septentrional est au cœur du projet conçu par l’Université de Lille qui se concentre pour le moment sur les manuscrits enluminés d’origine française et flamande conservés à la BNE ; un corpus d’une richesse exceptionnelle de plus de 250 pièces et qui constitue l’un des fleurons de ses collections. Le travail pionnier de Jesús Domínguez Bordona en avait donné un premier aperçu en 1933 (Manuscritos con pinturas, v. I) mais aucune étude systématique de ces manuscrits n’a été proposée depuis. 

Or, les connaissances sur la peinture médiévale flamande et française se sont considérablement enrichies : la cartographie des ateliers de ces régions ainsi que l’identification des peintres ont grandement progressé depuis une cinquantaine d’années. C’est tout un ensemble de données sur la peinture du Nord qui pourra servir à révéler et à explorer le formidable vivier de la peinture du Nord contenu dans le fonds précieux des manuscrits enluminés de la Bibliothèque nationale d’Espagne. 

Les porteurs rattachés à l’Université de Lille (A.-M. Legaré et S. Gras) ont pour objectif d’actualiser les données scientifiques des manuscrits, notamment celles fournies sur le site Web de la Biblioteca Digital Hispánica (BDH), afin de le rendre visible et disponible à l’international. L’institution projette également de publier un catalogue en français permettant au public français de bénéficier d’un nouvel ouvrage de référence. 

Ces actions sont proposées à l’heure où la BNE s’enrichit de la Biblioteca Digital Hispánica (BDH, accès digital aux collections de la BNE), Hispana (ressources numériques du Ministère de l’Éducation, de la culture et des sports), Europeana (dirigé par la commission européenne et destiné à faire connaître les plus belles collections d’Europe) et World Digital Library (UNESCO), différents portails qui permettent de rendre les manuscrits  disponibles gratuitement. 

Toutes ces initiatives nouvelles s’inscrivent dans une volonté de faire connaître et apprécier le patrimoine de la BNE pour le public basé à l’étranger. Cependant, ils ne sont pour l’heure accompagnés d’aucune indexation, aucune description et analyse. L’université de Lille se propose de valoriser la présentation numérique des manuscrits par l’actualisation des données fournies sur le site et par une meilleure indexation des informations collectées. 

Pour atteindre ce but, l’Université de Lille va missionner sur sept mois Samuel Gras, docteur IRHiS, chargé de cours à l’Université de Lille, pour explorer exhaustivement le fonds de la BNE. Il devra estimer le travail qui est à faire pour recenser, actualiser et présenter ce patrimoine encore mal connu. Il rédigera un rapport d’étapes des premiers résultats de cette recherche exploratoire, établira des notices pour les manuscrits et participera aux premiers travaux d’indexation sur le site Web.

La diffusion de la recherche scientifique et la valorisation de celle-ci auprès d’un large public est l’un des grands objectifs du projet.

Les étudiants doctorants et post-doctorants ayant travaillé sur l’histoire de l’enluminure et de la peinture des Anciens Pays-Bas à l’Université de Lille seront invités à participer au programme de recherche. 

Trois étapes sont définies : 

  1. Organiser des journées d’études dans les établissements partenaires (Lille et Madrid) permettant de faire le point sur les recherches menées et les résultats obtenus
  2. Actualiser les données scientifiques sur le site Web de la Biblioteca Digital Hispánica (mise à jour de la bibliographie, indexation, informations sur le lieu de production, le commanditaire, les ateliers d’enluminure, etc.) P
  3. Publier un catalogue, sous forme papier et numérique, regroupant les résultats scientifiques les plus remarquables avec un volume d’actes des journées d’études en collaboration avec les Éditions du Septentrion, éditeur partenaire de l’Université de Lille 

L’espace d’échanges entre le Nord et le Sud est aussi des plus stimulants : 

  • son étude permettra de mieux comprendre les conditions historiques qui ont entraîné le passage de manuscrits enluminés d’origine flamande à l’une des plus prestigieuses collections espagnoles. 
  • Quel fut le rôle des Habsbourg, dont l’influence au Nord des Alpes fut immense, et des puissantes familles flamandes dans cette transmission de patrimoine ? 

La question de la mémoire et de la sauvegarde du patrimoine se télescope avec celle portant sur la notion d’héritages, sur la conservation du patrimoine et des frontières de celle-ci. 

L’étude fournit un cadre de réflexion extrêmement riche avec la mise à contribution des chercheurs internationaux et, plus localement, des étudiants en Master et en doctorat à Lille. 

Ce sera pour eux la possibilité concrète de se familiariser avec le patrimoine artistique espagnol de la BNE de Madrid.

Un autre volet, tout aussi fructueux, porte sur une offre inédite de formation pour certains étudiants de Lille. Plusieurs aspects peuvent d’ores et déjà être mentionnés.

Au sein de l’Université, le projet permettra de joindre les efforts de deux laboratoires de recherche, le laboratoire IRHiS (Histoire de l’Art et Histoire) et celui du CECILLE (Littératures) dans la connaissance du monde hispanique, en regroupant leurs thèmes de recherche. Une conférence à Lille joignant les deux laboratoires avec des intervenants espagnols, est prévue pour le 7 décembre 2017. Elle portera sur les manuscrits de la BNE mais aussi sur le collectionnisme espagnol au cours des XVIe au XVIIIe siècle.

Par ce projet, l’Université propose un riche support de recherche pour des doctorants et jeunes chercheurs rattachés à l’Université. La collaboration avec l’Espagne implique la mise en avant et la pratique d’une langue étrangère, ce dont pourront bénéficier les étudiants-stagiaires. L’idée de est valoriser l’apprentissage de l’espagnol comme langue étrangère au sein de l’établissement.

En Europe du Nord, notre séminaire collaboratif international GanLilArt, intitulé Peinture et Enluminure dans les Pays-Bas du Sud, pourra utilement être associé à la collaboration Lille-Madrid. Dirigé conjointement par les professeurs Anne-Marie Legaré et Maximilian Martens de l’Université de Gand, il se concrétise par deux journées de séminaire entre Gand qui abrite le grand projet de la restauration de l’Agneau Mystique des frères Van Eyck et Lille et sa région (Saint-Omer, etc.) où les étudiants sont mis en contact avec le patrimoine de la peinture et de l’enluminure.

Enfin, un dernier volet, tout aussi fructueux, porte sur une offre inédite de formation pour les étudiants de Lille à travers la visite des locaux de la BNE mais aussi de stages de recherche qui pourront être proposés aux étudiants en Master Recherche Histoire de l’Art et/ou Master Patrimoine et Musées : Parcours Gestion des sites du patrimoine (GSP).

  • 7 juin 2018 — Jornada de estudios Entre España y Europa del norte: el fondo de manuscritos iluminados franceses y flamencos de la Biblioteca Nacional del España que, organizada en colaboración con la Université de Lille, se celebrará en la Biblioteca Nacional de España el próximo 7 de junio.
  • 29 mars 2018 — Journée d’études professionnelle HispaNord/Proyecto Codex — De l’Espagne à l’Europe du Nord. Les manuscrits enluminés français et flamands de la Bibliothèque nationale d’Espagne (Madrid)

M-Art-Marché de l'Art (ANR)

ANR => 

Responsable : Sophie Raux

Depuis une vingtaine d’années, l’histoire du marché de l’art en Europe a connu un grand développement, grâce à la collaboration de chercheurs venant de différents domaines – historiens, historiens de l’art et économistes. Aujourd’hui, l’étude des conditions économiques et sociales du cadre de production des artistes et du jeu de l’offre et de la demande s’est imposée comme une des sources les plus fécondes de renouvellement de l’histoire de l’art, offrant encore de nombreuses perspectives d’approfondissement dans les années à venir.

puis une vingtaine d’années, l’histoire du marché de l’art en Europe a connu un grand développement, grâce à la collaboration de chercheurs venant de différents domaines – historiens, historiens de l’art et économistes. Aujourd’hui, l’étude des conditions économiques et sociales du cadre de production des artistes et du jeu de l’offre et de la demande s’est imposée comme une des sources les plus fécondes de renouvellement de l’histoire de l’art, offrant encore de nombreuses perspectives d’approfondissement dans les années à venir.

Le programme Marchés de l’art en Europe : Émergence, développement, réseaux entend apporter une contribution significative à l’étude en plein développement de l’histoire des différentes formes du marché de l’art en Europe, en suscitant des collaborations internationales et interdisciplinaires. Il repose sur la constitution d’un groupe de travail associant historiens de l’art, historiens et économistes, comprenant actuellement quinze chercheurs venus de France, Belgique, Pays-Bas, Italie et États-Unis.

L’objectif final de ce travail d’équipe, envisagé sur une période de quatre années, est la constitution d’outils de travail (bases de données, répertoires de sources inédites) et la publication d’un ouvrage collectif qui permettra de faire la synthèse des travaux.

Objectifs scientifiques du programme

Le programme Marchés de l’art en Europe 1300-1800 a été conçu en étroite collaboration entre l’équipe lilloise et Neil De Marchi et Hans J. Van Miegroet (Duke University, NC). Il présente la particularité de développer un nombre restreint de trois grandes thématiques, et de resserrer l’enquête autour des anciens Pays-Bas et de la France, avec une extension souhaitée vers l’Allemagne, la Baltique et l’Europe centrale (Prague, Varsovie et Cracovie). Cette orientation procède d’une volonté d’approfondissement du rôle des marchands hollandais, flamands, brabançons et français, et de leurs réseaux, dans la structuration du marché européen. Elle présente une forte cohérence, ainsi qu’un large potentiel de découvertes et des perspectives de comparaison à l’échelle européenne inédites.

Le projet est orienté dans trois directions qui coïncident avec une progression chronologique :

1) Étude des conditions qui ont favorisé l’émergence du marché de la peinture du XIVe siècle à la fin du XVIe siècle

Il s’agira d’une part de procéder à une analyse comparée de la réglementation du marché, à travers l’apparition et l’évolution des statuts des guildes et corporations d’artistes, mais aussi des contrats et procès qui peuvent renseigner sur les conditions d’exercice du commerce des œuvres d’art. Ces documents permettent de définir à quelle concurrence étrangère les peintres d’une ville donnée furent exposés et quelle fut leur attitude face aux importations d’œuvres d’art. Si des études comparatistes de ce type existent pour les Pays-Bas du Nord, elles n’ont pas encore été étendues aux Pays-Bas du Sud et à la France du Nord (Paris inclus).

D’autre part, il s’agira de réfléchir aux rapports complexes qu’entretiennent le marché de la tapisserie et celui de la peinture. Par quels glissements économiques, sociaux et esthétiques, la tapisserie qui fut pendant longtemps l’objet de luxe privilégié de la plupart des cours européennes fut concurrencée par l’éclosion du marché du tableau au tournant du XVIe siècle ? Quels rapports ont existé entre les mécanismes du commerce international de la tapisserie et celui de la peinture ? Par ailleurs, il s’agira également de reconsidérer l’importance de la production des peintures sur toile à la détrempe, souvent conçues comme objets de substitution à la tapisserie. Ce marché de la « toile peinte » a été totalement sous-estimé, en raison du peu de traces parvenues jusqu’à nous de cette forme de peinture souvent bon marché, produite en série et de conservation très fragile. Il n’en constitue pas moins un élément important de la culture visuelle des anciens Pays-Bas, qui fut largement exporté dans toute l’Europe. Des études approfondies dans les archives (inventaires après décès, comptes de marchands, contrats de peintres….) permettront d’affiner la connaissance de cet important marché de substitution (prix et volumes de production, internationalisation du marché, place dans la culture matérielle de l’époque).

2) Les marchands « flamands » et leurs réseaux : fin XVIe-XVIIe siècle

C’est à Anvers que se développe au XVIe siècle le marché de l’art le plus dynamique d’Europe, un marché largement tourné vers l’exportation, notamment vers l’Amérique espagnole. Cependant, dans le dernier quart du XVIe siècle, les peintres d’Anvers furent durement frappés par l’éclatement de la Guerre de Quatre-Vingts Ans. Pour faire face à la crise économique qui sévissait dans le Brabant, une nouvelle catégorie de peintres-marchands fit son apparition. Il s’agissait de peintres reconvertis dans le commerce de l’art pour survivre et pour écouler la surproduction locale. Ils firent évoluer le profil du marchand isolé en une nouvelle génération de négociants spécialisés, étroitement organisés et solidaires, qui jouèrent un rôle fondamental dans la professionnalisation et l’internationalisation du marché de l’art à Anvers et en Europe.

Avec la fermeture de l’embouchure de l’Escaut, dans le dernier quart du XVIe siècle, leurs débouchés maritimes, notamment vers l’Espagne, furent compromis. Ils furent contraints de trouver des marchés de substitution, et cherchèrent à s’implanter, non sans difficultés, tant à Paris ou Rouen que dans les principales places des Pays-Bas du Nord (Amsterdam, Delft, Dordrecht, Gouda, Leyde, Middelburg). Les villes des Pays-Bas du Sud ne furent pas épargnées, comme Gand, Lille ou Valenciennes. Ce fut le point de départ d’importants réseaux qui essaimeront à travers l’Europe pour au moins un siècle, de Stockholm à Vienne, et de Varsovie à Paris.

Un des objectifs du programme Marchés de l’art en Europe 1300-1800 est de mieux identifier ces réseaux, grâce aux recoupements que permettra la création d’une base de données nourrie par les nombreuses informations isolées recueillies par les membres de l’équipe. De même, l’analyse comparative des stratégies mises en place par ces réseaux pour échapper aux restrictions protectionnistes des guildes et pour s’imposer sur les marchés locaux, fournira de nouveaux éclairages sur l’organisation du marché de l’art en Europe. La réglementation sur les foires, les ventes aux enchères, les loteries sera examinée de près, tout comme les conditions de circulation et d’échanges des biens (taxes sur les importations, parités monétaires, frais de transports et de péages…). Il s’agira également de s’interroger sur l’impact qu’eurent ces exportations sur les cultures visuelles locales.

3) Développements du marché au XVIIIe siècle : internationalisation, professionalisation et médiatisation

À la fin du XVIIe siècle, le marché de l’art connaît de nouvelles et d’importantes transformations. Le commerce international d’art prend un développement considérable, qui n’a pas encore fait l’objet d’étude synthétique sur son fonctionnement, ses enjeux et ses mécanismes. Le programme Marchés de l’Art en Europe 1300-1800 entend apporter une contribution à ce vaste champ de recherche à travers les problématiques suivantes :

  • Si à la fin du XVIIe siècle, Anvers est en déclin, d’autres marchés émergent, tel Paris, qui devient à son tour un centre d’exportation, avant de s’imposer au XVIIIe siècle comme l’une des places majeures du marché de l’art européen avec Londres et Amsterdam. Par quels mécanismes le marché parisien, qui avait été dominé par la présence flamande dans la première moitié du XVIIe siècle, a-t-il pu prendre un tel essor ?
  • L’internationalisation des échanges s’accélère avec l’apparition de marchands spécialisés de mieux en mieux organisés, et la mise en place d’un vaste circuit d’agents et d’intermédiaires (notamment dans le milieu banquier) encore très méconnus, qu’il s’agira d’étudier et de documenter par la constitution d’une base de données. De même, la professionnalisation croissante du marché de l’art voit l’apparition de nouvelles formes d’expertises artistiques et le développement de nouveaux types d’experts, dont les enjeux économiques et sociaux comme les pratiques artistiques et commerciales nécessitent une étude de fond.
  • Cette expansion du marché international a été favorisée par le développement des ventes aux enchères et l’apparition d’outils de communication et d’information permettant l’achat à distance : le catalogue de vente imprimé et les annonces publicitaires dans la presse. Si les premiers catalogues de vente apparurent en Hollande au début du XVIIe siècle, s’ils se multiplient à Anvers et à Londres à partir des années 1670, ils ne seront pas fréquents en France et en Allemagne avant le XVIIIe siècle. La présentation de ces catalogues diffère considérablement d’un pays à l’autre et révèle de grandes disparités dans leur contenu comme dans leur forme : depuis la simple nomenclature d’œuvres (Pays-Bas, Flandre, Allemagne, Angleterre) à la rédaction de notices détaillées (France), ils constituent de bons indicateurs du degré de transparence des marchés, et n’ont pas encore été étudiés sous cet angle comparatif à l’échelle européenne.
  • Par ailleurs, se développe dans la presse européenne la publicité annonçant les ventes d’œuvres d’art. Elle se révèle à travers ses arguments incitatifs une source de premier plan pour le fonctionnement des ventes aux enchères et l’analyse des habitudes consuméristes du public. Trop peu exploitée jusqu’à présent pour l’étude du marché de l’art, la presse d’annonces sera analysée de manière systématique. 

Over the past twenty years, the history of the European art market has undergone major developments, mostly thanks to an indisciplinary network of scholars - historians, art historians and economists - working in a collaborative fashion. Nowadays, the close study of the social and economic background to the production of art, as well as the mechanisms of supply and demand, imposed itself as a major research direction in the renewal of art history and a promising field of investigation.

The program Art Markets in Europe : Birth, development, networks, aims at bringing a significant contribution to a thriving scholarship on the many existing forms of the European Art market, by enticing both international and interdisciplinary collaborations. It relies on the work of a team which brings together art historians, historians and economists : so far the group is comprised of fifteen research fellows coming from France, Belgium, Netherlands, Italy and the United States.

The final goals set to this four-year teamwork are the setting up of specific tools for research purposes (databases, indexes of unedited sources) and the publishing of a collective book compiling and synthesizing the findings of the group.

Scientific objectives of the program

The program Art Markets in Europe 1300-1800 has been conceived as a close collaboration between the Lille research team and Professors Neil de Marchi and Hans J. Van Miegroet (Duke University, NC). Its sheer specificity lies in the limited range of subject matters it tackles, defining three major research areas, and its  geographical focus on France and the Old Low-Countries, even though we wish to expand it to a number of other territories : Germany, the Baltic area and Central Europe cities (Prague, Warsaw and Krakow). Such focused targeting accounts for a will to get a better understanding of the critical role played by dealers from Holland, Flanders, Brabant and France, and the networks they would set up, in the shaping of the European Art market. Highly consistent, this orientation allows for a lot of potential findings, and the possibility of comparative studies on the European scale.

The program falls into three directions matching a chronological progression.

1) Study of the encouraging conditions that helped the emergence of the market for painting (14th - end of the 16th c.)

Crucial parts of the research involve an analysis of the market’s regulatory environment, discussed in a comparative fashion, through the study of the emergence and evolution of the status of guilds, as well as judgement acts and contracts, providing us with documentary evidence on the actual mechanisms of the art trade.

The study of those documents also help us get a sense of the breadth and nature of the foreign competition the painters of a given city were subjected to, and how they would react to the import of art. If such comparative studies devoted to the Northern Low-Countries can be found in scholarship, so far none has extended its scope to the Southern Low-Countries or Northern France (including Paris).

Besides, we wish to discuss the complex relationship existing between the market for tapestry and that of paintings. What kinds of economic, social and aesthetic displacements can account for the deep change that tapestry undergoes ? Indeed, if this medium had remained for long the epitome of luxury in European courts, its leadership would become increasingly challenged by the birth of the market for paintings on the treshold of the sixteenth century. To what extent do the international mechanisms of the painting trade relate to that of tapestry?

Besides, we also intend to reappraise the importance of the production of distemper paintings, often considered a cheap substitute for tapestry. It seems like the specific market for waterwerf has been largely underrated, mostly due to a lack of material evidence for this medium: indeed it was a cheap, mass produced, fragile type of item. In spite of this shortage of physical data, we can’t but acknowledge that such paintings formed a tremendously important part of visual culture in the Old Low-Countries, that was besides widely exported throughout Europe: a deep, thorough study of archival material (probate inventories, accounts of dealers, painters' contracts...) will enable us to refine our knowledge and understanding of this important substitution market (prices and production volumes, internationalization of the market, role and place in the material culture of that time).

2) "Flemish" dealers and their networks : end of the 16th c. - 17th c.

It is in sixteenth century Antwerp that the most dynamic art market in Europe flourished, largley as an export market, chiefly directed toward Spanish America. However, in the last quarter of the sixteenth century, the painters of Antwerp found themselves deeply affected by the outburst of the Eighty Years' War. So as to face the economic crisis hitting Brabant, a whole new category of agents, acting both as painters and dealers, came to the fore. Indeed, it was made up by painters who had decided to engage in art dealing as a way to both economically survive and exhaust the constant local overproduction.

They played a part to the shaping of a new kind of dealer, giving birth to a whole new generation of merchants who, unlike their rather isolated predecessors, were specialized, tightly organized and interdependent, and who played an instrumental role in the increasing professionalization and internationalization of the art market not only in Antwerp but in Europe as well.

The closing of the Escaut estuary, during the last quarter of the sixteenth century, hampered their sea outlets - including Spain - leading them to actively seek substitute markets. Indeed, they tried to settle down, not without difficulties, not only in Paris or Rouen but also in the most important places of the Northern Low-Countries (Amsterdam, Delft, Dordrecht, Gouda, Leyde, Middleburg). The Southern Low-Countries had to face similar attempts, notably in Lille, Ghent or Valenciennes : such settlements were the starting point for quickly expanding networks that would spread all over Europe for at least one century, from Stockholm to Vienna, and from Warsaw to Paris. One of the aims set to the program Art markets in Europe 1300-1800 is to get a better knowledge and understanding of those networks, thanks to a database collecting the many pieces of scattered information gathered by the members of the team. Likewise, the comparative analysis of the strategies that the actors of such networks implemented - in order to eschew the protectionist guilds’ regulations and establish themselves in local markets - will shed a new light on the overall organization of the art market in Europe. With this aim in mind, we will look closely to the fairs, auctions and lotteries regulations, not forgetting to pay attention to the conditions in which goods would circulate or be exchanged (taxes on imports, monetary exchange rates, transportation and toll fees...). Such analysis will also lead us to consider the impact of those exports on the local visual cultures.

3) An exploration of the development of the market in the eighteenth century : internationalisation, professionalization and media coverage

By the end of the eighteenth century, the market for art undergoes a series of tremendously important changes : indeed, it takes on a whole new international dimension, which functioning, inner mechanisms and major stakes have not been studied in a systematic fashion yet. The program Art markets in Europe 1300-1800 intends to contribute to a better understanding of this field of study, by providing evidence on the following questions :

  • While Antwerp, at the end of the seventeenth century, has to face economic decline, new markets are seen emerging in places like Paris, which in its turn becomes an export center and would even end up, in the eighteenth century, being one of the leading European places for the trade of arts, along with Amsterdam and London. What factors and mechanisms might account for the rapid growth of the Parisian market, so far dominated by the Flemish presence in the first half of the seventeenth century ?
  • The internationalization of exchanges was undoubtedly favoured by the presence of a new type of dealers, increasingly specialized and organized, as well as the setting up of an elaborate network of agents and intermediaries across Europe on which they could rely (notably in the bank sector). Indeed, one of the tasks set out for the program is to get a better knowledge of those actors, who remain largely unknown, thanks to the elaboration of a database. Likewise, the increasing professionalization of the art market goes hand in hand with the birth of new forms of artistic expertise and the appearance of new types of experts : both their socio-economic implications and their artistic and commercial practices deserve an in-depth study.
  • This expansion of the art market on an international level was fueled by the development of auctions and the emergence of new communication and information tools, such as printed auction catalogs and press announcements, that would enable the potential customers to make distance purchases. Even though auction catalogues as such appeared in Holland as early as the beginning of the seventeenth century, if they become increasingly widespread in Antwerp and London from the 1670s onward, they wouldn't become common practice in France and Germany until the eighteenth century. Besides, the very nature of those catalogues widely differed from one country to another, both in terms of content and overall appearance : ranging from a simple list of works of art to be sold (Low-Countries, Flanders, Germany, Great-Britain), to highly detailed descriptions (France), auction catalogues also account for discrepancies in degrees of market transparency. As such, they deserve a close comparative study, set in a European perspective.
  • Besides, the European press seems to acknowledge this evolution as it begins to advertise the art auctions to come. Indeed, through their careful use of a specific language and incentive arguments, newspapers will be studied in a systematic fashion, for they appear to be a major instrument for the knowledge of the mechanisms of auctions and the understanding of the public’s consumption habits.

Over the past twenty years, the history of the European art market has undergone major developments, mostly thanks to an indisciplinary network of scholars - historians, art historians and economists - working in a collaborative fashion. Nowadays, the close study of the social and economic background to the production of art, as well as the mechanisms of supply and demand, imposed itself as a major research direction in the renewal of art history and a promising field of investigation.

The program Art Markets in Europe : Birth, development, networks, aims at bringing a significant contribution to a thriving scholarship on the many existing forms of the European Art market, by enticing both international and interdisciplinary collaborations. It relies on the work of a team which brings together art historians, historians and economists : so far the group is comprised of fifteen research fellows coming from France, Belgium, Netherlands, Italy and the United States.

The final goals set to this four-year teamwork are the setting up of specific tools for research purposes (databases, indexes of unedited sources) and the publishing of a collective book compiling and synthesizing the findings of the group.

Scientific objectives of the program

The program Art Markets in Europe 1300-1800 has been conceived as a close collaboration between the Lille research team and Professors Neil de Marchi and Hans J. Van Miegroet (Duke University, NC). Its sheer specificity lies in the limited range of subject matters it tackles, defining three major research areas, and its  geographical focus on France and the Old Low-Countries, even though we wish to expand it to a number of other territories : Germany, the Baltic area and Central Europe cities (Prague, Warsaw and Krakow). Such focused targeting accounts for a will to get a better understanding of the critical role played by dealers from Holland, Flanders, Brabant and France, and the networks they would set up, in the shaping of the European Art market. Highly consistent, this orientation allows for a lot of potential findings, and the possibility of comparative studies on the European scale.

The program falls into three directions matching a chronological progression.

1) Study of the encouraging conditions that helped the emergence of the market for painting (14th - end of the 16th c.)

Crucial parts of the research involve an analysis of the market’s regulatory environment, discussed in a comparative fashion, through the study of the emergence and evolution of the status of guilds, as well as judgement acts and contracts, providing us with documentary evidence on the actual mechanisms of the art trade.

The study of those documents also help us get a sense of the breadth and nature of the foreign competition the painters of a given city were subjected to, and how they would react to the import of art. If such comparative studies devoted to the Northern Low-Countries can be found in scholarship, so far none has extended its scope to the Southern Low-Countries or Northern France (including Paris).

Besides, we wish to discuss the complex relationship existing between the market for tapestry and that of paintings. What kinds of economic, social and aesthetic displacements can account for the deep change that tapestry undergoes ? Indeed, if this medium had remained for long the epitome of luxury in European courts, its leadership would become increasingly challenged by the birth of the market for paintings on the treshold of the sixteenth century. To what extent do the international mechanisms of the painting trade relate to that of tapestry?

Besides, we also intend to reappraise the importance of the production of distemper paintings, often considered a cheap substitute for tapestry. It seems like the specific market for waterwerf has been largely underrated, mostly due to a lack of material evidence for this medium: indeed it was a cheap, mass produced, fragile type of item. In spite of this shortage of physical data, we can’t but acknowledge that such paintings formed a tremendously important part of visual culture in the Old Low-Countries, that was besides widely exported throughout Europe: a deep, thorough study of archival material (probate inventories, accounts of dealers, painters' contracts...) will enable us to refine our knowledge and understanding of this important substitution market (prices and production volumes, internationalization of the market, role and place in the material culture of that time).

2) "Flemish" dealers and their networks : end of the 16th c. - 17th c.

It is in sixteenth century Antwerp that the most dynamic art market in Europe flourished, largley as an export market, chiefly directed toward Spanish America. However, in the last quarter of the sixteenth century, the painters of Antwerp found themselves deeply affected by the outburst of the Eighty Years' War. So as to face the economic crisis hitting Brabant, a whole new category of agents, acting both as painters and dealers, came to the fore. Indeed, it was made up by painters who had decided to engage in art dealing as a way to both economically survive and exhaust the constant local overproduction.

They played a part to the shaping of a new kind of dealer, giving birth to a whole new generation of merchants who, unlike their rather isolated predecessors, were specialized, tightly organized and interdependent, and who played an instrumental role in the increasing professionalization and internationalization of the art market not only in Antwerp but in Europe as well.

The closing of the Escaut estuary, during the last quarter of the sixteenth century, hampered their sea outlets - including Spain - leading them to actively seek substitute markets. Indeed, they tried to settle down, not without difficulties, not only in Paris or Rouen but also in the most important places of the Northern Low-Countries (Amsterdam, Delft, Dordrecht, Gouda, Leyde, Middleburg). The Southern Low-Countries had to face similar attempts, notably in Lille, Ghent or Valenciennes : such settlements were the starting point for quickly expanding networks that would spread all over Europe for at least one century, from Stockholm to Vienna, and from Warsaw to Paris. One of the aims set to the program Art markets in Europe 1300-1800 is to get a better knowledge and understanding of those networks, thanks to a database collecting the many pieces of scattered information gathered by the members of the team. Likewise, the comparative analysis of the strategies that the actors of such networks implemented - in order to eschew the protectionist guilds’ regulations and establish themselves in local markets - will shed a new light on the overall organization of the art market in Europe. With this aim in mind, we will look closely to the fairs, auctions and lotteries regulations, not forgetting to pay attention to the conditions in which goods would circulate or be exchanged (taxes on imports, monetary exchange rates, transportation and toll fees...). Such analysis will also lead us to consider the impact of those exports on the local visual cultures.

3) An exploration of the development of the market in the eighteenth century : internationalisation, professionalization and media coverage

By the end of the eighteenth century, the market for art undergoes a series of tremendously important changes : indeed, it takes on a whole new international dimension, which functioning, inner mechanisms and major stakes have not been studied in a systematic fashion yet. The program Art markets in Europe 1300-1800 intends to contribute to a better understanding of this field of study, by providing evidence on the following questions :

  • While Antwerp, at the end of the seventeenth century, has to face economic decline, new markets are seen emerging in places like Paris, which in its turn becomes an export center and would even end up, in the eighteenth century, being one of the leading European places for the trade of arts, along with Amsterdam and London. What factors and mechanisms might account for the rapid growth of the Parisian market, so far dominated by the Flemish presence in the first half of the seventeenth century ?
  • The internationalization of exchanges was undoubtedly favoured by the presence of a new type of dealers, increasingly specialized and organized, as well as the setting up of an elaborate network of agents and intermediaries across Europe on which they could rely (notably in the bank sector). Indeed, one of the tasks set out for the program is to get a better knowledge of those actors, who remain largely unknown, thanks to the elaboration of a database. Likewise, the increasing professionalization of the art market goes hand in hand with the birth of new forms of artistic expertise and the appearance of new types of experts : both their socio-economic implications and their artistic and commercial practices deserve an in-depth study.
  • This expansion of the art market on an international level was fueled by the development of auctions and the emergence of new communication and information tools, such as printed auction catalogs and press announcements, that would enable the potential customers to make distance purchases. Even though auction catalogues as such appeared in Holland as early as the beginning of the seventeenth century, if they become increasingly widespread in Antwerp and London from the 1670s onward, they wouldn't become common practice in France and Germany until the eighteenth century. Besides, the very nature of those catalogues widely differed from one country to another, both in terms of content and overall appearance : ranging from a simple list of works of art to be sold (Low-Countries, Flanders, Germany, Great-Britain), to highly detailed descriptions (France), auction catalogues also account for discrepancies in degrees of market transparency. As such, they deserve a close comparative study, set in a European perspective.
  • Besides, the European press seems to acknowledge this evolution as it begins to advertise the art auctions to come. Indeed, through their careful use of a specific language and incentive arguments, newspapers will be studied in a systematic fashion, for they appear to be a major instrument for the knowledge of the mechanisms of auctions and the understanding of the public’s consumption habits.
  • 4 Mars 2011, Lille 3, IRHIS
    Réunion de travail - Bases de données
  • 24-25 juin 2011, Bruxelles, Belgique
    FINAL Workshop - Accès réservé 
  • 19-20 Mars 2010, Anvers, Belgique
    Workshop n°4 - Accès réservé
  • 14 juin 2010
    Journée d’étude organisée par Charlotte Guichard (Lille)
    Originalité, authenticité dans les mondes de l’art
    => Affiche — Programme
  • 27 mars 2009
    Journée d’étude organisée par Patrick Michel, avec le soutien de l’IRHiS (Lille)
    Le catalogue de vente, un instrument entre pratique commerciale et connoisseurship
    => Affiche — Programme

  • 17-18-19 Septembre 2009, Duke Universiy, USA 
    Workshop n°3 - Accès réservé
  • 23 Novembre 2009, Paris, INHA
    Réunion de travail - Bases de données
  • 28 mars 2008  
    Séminaire - table ronde (Lille)
    Le marché de la tapisserie en Flandre et en France, XVe-XVIIIe siècles
    en partenariat avec le programme International Graduate Program in Art Markets and Visual Studies, Duke University-Lille 3, PUF/FACE.
    En présence de : Koenraad Brosens, Katholieke Universiteit Leuven ; Allison Evans, Duke University (NC) ; Patrick Michel, Université Lille 3 – IRHiS
  • 19-20 juin 2008, Lille, France
    Workshop n°1 - Accès réservé
  • 7 novembre 2008
    Journée d’étude en partenariat avec le programme International Graduate Program in Art Markets and Visual Studies, Duke University-Lille3, PUF/FACE (Lille)
    Nouvelles iconographies et consommation des images à Anvers au XVIe siècle
    En présence de : Bruno Blondé, Univeristeit Antwerpen ; Koenraad Jonckheere, Universiteit van Amsterdam ; Robert Mayhew, Duke University, Durham (NC) ; Filip Vermeylen, Erasmus Universiteit, Rotterdam
    => Programme
  • 15-16 décembre 2008, Anvers
    Workshop n°2 - Accès réservé

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Principales publications des membres de l’équipe relatives au marché de l’art, au cours des quatre dernières années.

  1. Koen BROSENS, “Bruxelles/Paris/Bruxelles. Charles de La Fontaine et la diffusion des modèles des tapisseries de Charles Poerson à Bruxelles, 1650–1675”, Revue belge d’Archéologie et d’Histoire de l’Art/Belgisch Tijdschrift voor Oudheidkunde en Kunstgeschiedenis, 2007, n°76, p. 43–60.
  2. Koen BROSENS, “Flemish Production, 1660–1715” , dans T.P. Campbell (éd), Threads of Splendor. Tapestry in the Baroque, New York, The Metropolitan Museum of Ar t/New Haven, Yale University Press, 2007, p. 441–453.
  3. Koen BROSENS, « Wie durft daerop bieden ? Tapestry Cartoons, Preparatory Skteches and Tapestries at Auction, 1650-1750 », Dries LYNA, Filip VERMEYLEN, Hans VLIEGHE, (éd), Art Auctions and Dealers. The Dissemination of Netherlandish Art during the Ancien Régime, Turnhout, Brepols, 2009, p. 83- 96.
  4. Koen BROSENS, «New Light on the Brussels Raes Workshop and Ruben’s Achilles Series »,T.P. Campbell, E. Cleland (éd), Tapestry in the Baroque. New Aspects of Production and Patronage, New York & New Haven-London, Metropolitan Museum of Art and Yale University Press, 2010, p. 20- 33.
  5. Koen BROSENS, « Les importations des tapisseries flamandes en France, 1600-1650. Un nouveau regard sur Marc de Comans et François de La Planche », A. Brejon de Lavergnée et J. Vittet (éd), La tapisserie hier et aujourd'hui, Paris, Ecole du Louvre, 2011, pp. 35-42.
  6. Isabella CECCHINI, « Attorno al mercato, 1700-1815 », L. Borean et S. Mason (éd), Il collezionismo d’arte a Venezia. Il Settecento, Venise, Marsilio with Fondazione di Venezia, 2009, pp. 150-171.
  7. Natalia GOZZANO, “La vita economica di Claude Lorrain. Conti bancari, investimenti in luoghi di monte e pagamenti ineditedi”, Studiolo, n°5, 2007, p. 149-172.
  8. Natalia GOZZANO, « Mercanti di seta al servizio dell’arte: scambi artistici e commerciali tra Messina e le Fiandre a metà Seicento », Dal Rinascimento al Razionalismo. Studi in onore di Silvia Danesi Squarzina, Rome, Campisano,  2011 (sous presse). 
  9. Charlotte GUICHARD, Les amateurs d’art à Paris au XVIIIe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2008, 387 p.
  10. Charlotte GUICHARD avec F. Elsig, P. Parshall, Ph. Sénéchal, « De la pertinence du connoisseurship face aux nouvelles méthodes », Perspective. La Revue de l'INHA, 2009-3, p. 344-356.
  11. Charlotte GUICHARD et Bénédicte Savoy, « Le Pouvoir des musées ? Patrimoine artistique et naissance des capitales européennes (1720-1850) », C. Charle (dir.), Le Temps des capitales culturelles, XVIIIe- XXe siècles, Seyssel, Champ Vallon, 2009, p. 103-135.
  12. Charlotte GUICHARD, « From Social Event to Urban Spectacle : Auctions in Late Eighteenth-Century Paris », (dir.), Ilja Van Damme, Natacha Coquery, Jon Stobart, Bruno Blondé (éd.), Fashioning Old and New. Changing Consumer Patterns in Western Europe (1650-1900), Turnhout, Brepols, 2009, p. 203-216.
  13. Charlotte GUICHARD, « Pratiques d’amateurs. Du goût au connoisseurship, la grandeur de Rembrandt au XVIIIe siècle », O. Assouly (dir.), L’Amateur. Juger, participer et consommer, Paris, IFM/Editions du Regard, 2010, p. 17-30.
  14. Charlotte GUICHARD, « Du ‘nouveau connoisseurship’ à l’histoire de l’art. Original et autographie en peinture », Annales. Histoire, Sciences sociales, n°6- 2010, p. 1387-1402
  15. Charlotte GUICHARD, « Le marché au cœur de l’invention muséale ? Jean-Baptiste-Pierre Lebrun et le Louvre (1792-1802) », Revue de synthèse, n°2011-1, p. 93-118.
  16. Charlotte GUICHARD, « Les Formes de l’expertise artistique en Europe », Revue de Synthèse, n° 2011-1, p.1-13.
  17. Charlotte GUICHARD, « Les savoirs à l’épreuve. Autour de l’expertise. Conclusions de la journée d'étude doctorale », Hypothèses. Travaux de l’École doctorale de Paris 1, Paris, Publications  de la Sorbonne, 2011, p. 155-161.
  18. Charlotte GUICHARD (dir.), Les Formes de l’expertise artistique en Europe, XIVe-XVIIIe siècles, numéro spécial de la Revue de Synthèse, n°2011-1, n°132.
  19. Charlotte GUICHARD, « Taste communities. The Rise of the Amateur in eighteenth-century Paris », Eighteenth-century Studies (article accepté à paraître)
  20. Christian HUEMER, “Impressionism and the Viennese Art Market,” Centropa VIII, January 2008, p. 105-118. 
  21. Christian HUEMER, “Crossing Thresholds: The Hybrid Identities of Late Nineteenth-Century Art Dealers”, Jaynie Anderson (éd), Crossing Cultures: Conflict-Migration-Convergence, Melbourne, Miegunyah Press, 2009, p. 1033-1037.
  22. Dries LYNA, Filip VERMEYLEN, Hans VLIEGHE (éd.), Art Auctions and Dealers. The Dissemination of Netherlandish Art during the Ancien Régime, Turnhout, Brepols, 2009, 174p.
  23. Dries LYNA, « Changing Geographies and the Rise of the Modern Auction. Transformations on the Second-Hand Markets of Eighteenth-Century Antwerp », Ilja Van Damme, Natacha Coquery, Jon Stobart, Bruno Blondé (éd), Fashioning Old and New. Changing Consumer Patterns in Western Europe (1650-1900), Turnhout, Brepols, 2009, p. 169-184.
  24. Dries LYNA, Filip VERMEYLEN, « Rubens for Sale. Auctions and Dealers in Antwerp during the Seventeenth and Eighteenth Centuries», Dries LYNA, Filip VERMEYLEN, Hans VLIEGHE (éd.), Art Auctions and Dealers. The Dissemination of Netherlandish Art during the Ancien Régime, Turnhout, Brepols, 2009, pp 139-153.
  25. Neil DE MARCHI et Hans J. VAN MIEGROET, “The Antwerp-Mechelen Production and Export Complex”, dans A. Golahny, L. Vergara, M. Mochizuki (éd.), In His Milieu : Essays on Netherlandish Art in Memory of John Michael Montias, Chicago, University Press, Amsterdam, University Press, 2007, p. 133-147.
  26. Neil DE MARCHI et Hans J. VAN MIEGROET, « The Rise of the Dealer-Auctioneer in Paris. Information and Transparency in a Market for Netherlandish Paintings », Anna Tummers, Koen Jonkheere (éd.), Art Market and Connoisseurship. A Closer Look at Paintingsby Rembrandt, Rubens and their Contemporaries, Amsterdam, Amsterdam University Press, 2009, p. 149-174.
  27. Neil DE MARCHI et Hans J. VAN MIEGROET, "The Flemish Textile Trade and New Imagery in Colonial Mexico (1524-1646)," Jonathan Brown (ed.), Painting for the Kingdoms, Mexico City, Formento Cultural BanaMex, 2010.
  28. Neil DE MARCHI et Hans J. VAN MIEGROET, “Uncertainty, Family Ties and derivative Painting in Seventeenth-Century Antwerp,” », Leuven, Leuven University Press (sous presse). 
  29. Patrick MICHEL, “Le Tableau et son prix à Paris : 1760-1780”, dans J. Warren et A. Turpin, Auctions, Agents and Dealers. The Mechanisms of the Art Market 1660-1830, Oxford, 2007, p. 53-68.
  30. Patrick MICHEL, “Les collections royales françaises : modèles et fonctions”, dans C. Grell et B. Pellistrandi, Las Cortes de Espana y de Francia en el siglo XVII. Les Cours d’Espagne et de France au XVIIe siècle, Madrid, Casa de Velazquez (coll. de la Casa de Velasquez, 98), 2007, p. 205-235.
  31. Patrick MICHEL, “Les Collectionneurs français du XVIIIe siècle et la peinture du Grand Siècle : un bilan mitigé”, dans Parcours d’un collectionneur. L’histoire, la Fable et le portrait, Sceaux, Musée de l’Ile-de-France, Arras, Musée des Beaux-Arts, Bayonne, Musée Bonnat, 2007, p. 28-35.    
  32. Patrick MICHEL, « French Collectors and the Taste for Flemish Painting during the Eighteenth Century », Dries Lyna, Filip Vermeylen, Hans Vlieghe, (éd), Art Auctions and Dealers. The Dissemination of Netherlandish Art during the Ancien Régime, Turnhout, Brepols, 2009, p. 127-138.
  33. Patrick MICHEL, « Lieux et dispositifs de la collection en France dans la seconde moitié du XVIIIe siècle », dans J. Rasmussen (éd), La Valeur de l’art. Exposition, marché, critique et public au XVIIIe siècle, Paris, 2009, pp. 131-159.
  34. Patrick MICHEL, « Les collections de Louis XIV», P. Arizzoli-Clémentel (éd), Versailles, Paris, Citadelles & Mazenod, 2009, pp. 205-213.
  35. Patrick MICHEL, « Johann Georg Wille : collectionneur désintéressé ou agent d’art ? », E. Décultot, M. Espagne et F.-R. Martin (éd), Johann Georg Wille (1715-1808) et son milieu, Paris, 2009, pp. 125-147. 
  36. Patrick MICHEL, « La Galerie des Peintres Flamands, Hollandais et Allemands, de Jean-Baptiste Pierre Le  Brun : ouvrage d’art ou instrument au service d’une politique commerciale offensive ? »,  C. Hattori, E. Leutrat et V. Meyer (éd), A l’origine du livre d’art. Les recueils d’estampes comme entreprise éditoriale en Europe (XVIe-XVIIIe siècles), 2010, pp. 243-257. 
  37. Patrick MICHEL, « Les Impressions italiennes d’un noble Savoyard en 1827‐1828: un regard inédit sur les collections de la Péninsule”, V. Meyer et M.‐L. Pujalte‐Fraysse (éd), Voyages d’artistes en Italie du Nord: XVIe‐XIXe siècle, Rennes, PUR, 2010, p. 221‐233. 
  38. Patrick MICHEL, Peinture et plaisir : les goûts picturaux des collectionneurs parisiens au XVIIIe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes (coll. Art et Société), 2010, 526 p.
  39. Patrick MICHEL, « Dezallier d’Argenville’s Abrégé de la vie des plus fameux peintres: a guide for contemporary collectors or a survey of the taste for paintings of the northern schools?”, Simiolus, janvier 2011, pp. 212-225. 
  40. Bénédicte MIYAMOTO-PAVOT, "’Making Pictures Marketable’: The Invention of a Modern Art Market in London, 1750-1805,", Charlotte Gould et Sophie Mesplede (éd), Art et commerce en Grande- Bretagne, XVIIIe-XXIe siècles, Cambridge, Cambridge Scholar Publishings (sous presse)
  41. Sophie RAUX, « Art on Drawing. Lotteries of Works of Art in the Sixteenth-Century Southern Netherlands », Dries Lyna, Filip Vermeylen, Hans Vlieghe, (éd), Art Auctions and Dealers. The Dissemination of Netherlandish Art during the Ancien Régime, Turnhout, Brepols, 2009, p. 5-22
  42. Sophie RAUX, “From Mariette to Joullain: Provenance and Value in Eighteenth-Century French Auction Catalogues » , G. Feigenbaum, I. Reist (éd), Provenance: History of Art and Ownership, Los Angeles, Getty Research Institute (sous presse).
  43. Sophie RAUX, “Carel Fabritius in 18th century Parisian collections : Provenance and connoisseurshipconcerning Mercure et Argus and Mercure et Aglaure”, The Burlington Magazine (à paraître, Février 2012)
  44. Sophie RAUX, “L’église comme « salon continuel » de la peinture religieuse sous l’Ancien Régime ?  Quelques réflexions à partir d’une commande inédite passée à Cazes, Vien, Pierre et Restout pour l’abbaye de Marchiennes (1745-1752)”, La Revue de l’Art, (à paraître, juin 2012). 
  45. Mickaël SZANTO, “Les peintres flamands à Paris dans la première moitié du XVIIe siècle. Géographies d'une communauté”, dans M.-Cl. Chaudonneret (dir.), Les artistes étrangers à Paris de la fin du Moyen Âge aux années 1920, Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, Peter Lang, 2007.
  46. Mickaël SZANTO, Le dessin ou la couleur? Une exposition de peinture sous le règne de Louis XIV, Paris, Droz, 2008, 196 p.
  47. Mickaël SZANTO, « Du luxe vertueux au Grand Siècle. La loterie de Madame de Rambouillet (Paris, 1657) », St. Castelluccio (dir.), Le commerce du luxe à Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles, Berne, 2009, p.1-47.
  48. Mickaël SZANTO, « Les ‘’merveilles’’ d’Anvers au royaume de France : les loteries de tableaux de Pierre de Brun », J. de Maere et N.  Sainte Fare Garnot (dir.), Du baroque au classicisme. Rubens, Poussin et les peintres du XVIIe siècle, dir., Paris, 2010, p. 47-54.
  49. Filip VERMEYLEN, “Antwerpen wordt een metropool, 1500-1542,” G. Asaert et al (éd), Het groot 
  50. geschiedenisboek van Antwerpen, Zwolle, 2010, pp.71-82.  
  51. Filip VERMEYLEN, “The colour of money. Dealing in pigments in sixteenth-century Antwerp », Jo Kirby Atkinson (éd), European Trade in Painters’ Materials to 1700, Londres, National Gallery of Art, 
  52. 2010, pp. 356-365. 
  53. Filip VERMEYLEN, “De Antwerpse kunstmarkt tijdens de 16e en 17e eeuw,” Beelddenken. Vijf eeuwen beeld in Antwerpen, Anvers, MAS, 2011, pp. 216-217.
  54. Filip VERMEYLEN & Koenraad JONCKHEERE, “A world of deception and deceit? Jan Campo Weyerman and the Eighteenth-century art market,” Simiolus (sous presse).

ANTWERP - DUKE - PARIS - BRUSSELS between 2008 and 2011
              Four years of meetings and workshops in images


MECOMA-Memory and Communities in the Early Middle Ages (ULille)

ULille-Internatiionalisation

Responsable :
        Charles MÉRIAUX, Professeur d’histoire médiévale – Université de Lille 3 - IUF 2011, Directeur de la Faculté des Sciences historiques, artistiques et politiques, Membre du conseil de laboratoire de l’Institut de recherches historiques du Septentrion - UMR CNRS 8529 Lille 3 IRHiS.

Partenaires :
        Université catholique de Louvain
        Ghent University

a. Objectives

In a short term, the MECOMA project aims at launching a joint research project about early medieval history, in a long-term perspective (from late Antiquity until the 12th cent. AD), associating three research institutes of the Universities of Louvain, Lille and Ghent. It also aims at promoting exchanges between Master students in history and between PhD students. The relevance of such a bi-national project is based on the fact that North Gaul was then a homogeneous administrative and ecclestiastical area (the County of Flanders), crossing the contemporaneous borders. 

From the scientific point of view, in a medium term, MECOMA intend to reconsider the reflection on the communities of the Early Middle Ages which was long blocked by the idea that there would have been autonomous communities in their practices and representations only with the emancipation of the seigneurial domination from the end of the eleventh century. The works of Chris Wickham and Wendy Davies have shown, however, that forms of co-operation have appeared outside the seigniorial framework for much longer. Among the criteria for defining the community are not only singular social institutions and practices, but also, and above all, the more or less widely shared representation of a common history.

The phenomenon has been highlighted in recent years with regard to the formation of the barbaric peoples of the early Middle Ages, which was based on the writing and appropriation of a narrative of their origins between the 6th and 9th centuries, as well as the considerable efforts undertaken by the Carolingian rulers and their entourage to write a common history of the Empire. The writing of history has been the subject of recent and numerous works on the representation of the past within the religious communities, monasteries and chapters. But the writing of the history of more local community remains a blind spot of research. However, this phenomenon is not absent from the sources of the Early Middle Ages. Among many examples, the story of Archbishop Hincmar of Reims in the history of the parish of Folembray (in the diocese of Laon), in two letters addressed to Pope Hadrian II in 870, or the account of the translation of the relics of Saint Landoald de Wintershoven, in the diocese of Liège, as far as Ghent in 980, which opens on the history of this domain between the 8th and 10th centuries.

The MECOMA project therefore aims at exploring the sources that give a view of the history of a community (charters, hagiographical narratives, figurative documents). It also seeks to highlight the role of certain actors inside and outside the community as well as the moments when their history emerge. As an example, it should be recalled that recent works have clearly highlighted this privileged moment represented by the consecration of the local church and the way in which the memory of this event was written down. It can also be seen that these accounts come at a time when the definition and functioning of the communities were problematic. It is possible to deal with the way in which local history is grafted onto a history of regional dimension (that of an encompassing community: the monastery or the seigniory) or even "national", or is linked to that of Christianity as a whole . Finally, we will explore how history draws a certain community project, or, as Walter Pohl put it, how "the past is a resource that has a future".

  • Charles MÉRIAUX, Professeur d’histoire médiévale – Université de Lille 3 - IUF 2011, Directeur de la Faculté des Sciences historiques, artistiques et politiques, Membre du conseil de laboratoire de l’Institut de recherches historiques du Septentrion - UMR CNRS 8529 Lille 3 IRHiS.

  • Paul BERTRAND, Professeur d’histoire médiévale, Université catholique de Louvain, Président de la Commission de programme d’histoire – HIST, Président de la Commission doctorale UCL du domaine Histoire, histoire de l'art et archéologie

  • (EDT56), Membre de l’Institut de recherches Religions, Spiritualités, Cultures, Sociétés – RSCS.

  • Steven VANDERPUTTEN, Full professor (hoogleraar), History of the Early and Central Middle Ages at the Department of History, Ghent University. 

Collaborateurs

  • Lille 3 : Esther Dehoux, Klaus Krönert, Thomas Ledru
  • Louvain-la-Neuve : Paul Bertrand
  • Ghent : Steven Vanderputten

Previous cooperation

Our universities are each developping strong competence centers and skills in the early medieval history. Our project intends to reinforce the exchange dynamic between students and searchers on one hand, and to strenghten ties between historians.
The project is based on several previous cooperations such as the project Conventus. Problems of religious communal life in the High Middle Ages (2009-2013), a scientific eesearch network of the Research Foundation-Flanders (FWO, Belgium).
Its aim was to coordinate and stimulate research on religious communal life in the Southern Low Countries and Northern France between circa 900 and 1200. The participants to Conventus were : Steven Vanderputten (Ghent University), Brigitte Meijns (Catholic University of Louvain), Georges Declercq (VUBrussels), Charles Mériaux (Université Charles de Gaulle - Lille3), Benoît-Michel Tock (Université Marc Bloch - Strasbourg), Arnoud-Jan Bijsterveld (Tilburg University) and Diane Reilly (Indiana University).
An other previous cooperation was the meeting organised by Charles Mériaux and Steven Vanderputten : ‘Gesta episcoporum Cameracensium’. Mémoire et identité en Basse Lotharingie au début du XIe siècle (Université Lille 3, 15 novembre 2013) and the publication of eight papers in Les représentations de l’autorité épiscopale au XIe siècle : Gérard de Cambrai et les Gesta episcoporum Cameracensium, numéro spécial de la Revue du Nord, t. 97, n° 410, avril-juin 2015 (M. Sot, P. Byttebier, O. Huysmans, J. Lisson, S. Janssens, J. Exarchos, N. Ruffini-Ronzani et P. Chaffenet). 

Planned activities
Two workshops are to be held in Lille and Ghent (or Louvain-la-Neuve) in 2018. This is a very first important step in bringing students, young searchers as experts together, usualy working on each side of the Belgian-French border, in very contrasted academic and scientific organizations, despite their common research goal. Such meetings are thought as an exchange platform between people working on memory and communities in the Early Middle Ages.
The cooperation with already existing doctoral schools and contact groups in each national sphere will also be enhanced, in a european framework, such as with the international project “Communautés” driven by Régine Le Jan and Geneviève Bührer Thierry (universities of Paris 1, Padoue, Tübingen and Venice among others). It is desirable that the universities of Lille, Ghent and Louvain take their place together because of a long tradition of research in the Early Middle Ages.


MENEPOLHIS-Methodological Network on Police History (ULille)

ULille-Internationalisation

Responsable : Jonas Campion (ATER, U. Lille-SHS)

Partenaires :
       Dr. Catherine Denys (Pr., U. Lille-SHS)
       Dr. Xavier Rousseaux (Pr., FNRS/UCL)
       Dr. Toon Vrints (Pr., UGent)

This proposal aims to reconduct and strengthen a network initiated thanks to the support of the first call
UCLouvain/U. Lille and UGent in 2016-2017. Our scientific goals stay similar (see below): we want to highlight specific methodological challenges of studying police and security matters in a socio-historical perspective. Further, we must notice that the specific and new goals for this year are…

1/. to ensure the future of the collaboration initiated within the first call
Consequently, we want to organize specific networks meetings dedicated to the mobilizing of complementary and external fundings (for example COST action), and to the enlargement of the networks (identifying new partners). It seems important to develop, organize and strengthen the MENEPOLHIS network on a broader geographical scale (in Belgian and French Universities but also with other international colleagues) and to open to other scientific disciplines (from history to e.a. sociology, criminology, political sciences).
Specific brain-storming and writing sessions are necessary to set up this goal.

2/. to prepare a peer-reviewed scientific publication as first achievement of a cooperation of two years.

• a. Objectives
Since the terror attacks in Paris and Brussel (2015-2016), police and security issues are once again at the heart of public concerns, deepening existing debates on the rise of insecurity (feelings) and the place of violence in contemporary societies. Current debates about the crisis in transnational policing and police legitimacy in general stress the need of research and education initiatives in this field. Security issues urgently need to be addressed by scholars out of the field of Humanities and Social Sciences.
The historical approach and the concept of path dependency is particularly relevant for explaining these matters in terms of continuities and shifts in a long term perspective. This implies not only a confrontation of Past and Present, but also of different political situations (crisis, wars, occupations, integration) and their impact on Cultures of Policing. To do that, the aim of this project is to offer the opportunity to organize a cross-border scientific network around the history of police and security cultures in North West Europe (more precisely in the Northern France and Belgium, seen as well as a disrupting and as a connected space) from the Ancien Régime to the current history. As previously pointed out by the British historian Robert Cobb in the term the “Route du Nord”, the French-Belgian border is a particularly interesting place to study, due to its lack of geographic ruptures, a high density of population, shared urban cultures, historical changes in the border during some historical periods, such as the French Revolution and Napolonic Empire, the World Wars, and, more recently, the European integration, long-term exchange (circulations, smuggling, cultures), and specific policing issues (cultural proximity in policing).
The network's members try to bring a socio-historical perspective on current social regulation problems and  stakes (as building security policies and practices; controlling specific areas as borders; dealing with "at risks" social groups; understanding the issue of security in urban areas or understanding social interactions between the police and population). If each partner has already developed specific expertise on social regulations, police history or history of security policies (in terms of geographical area, institutions or chronology studied), the three partners have common scientific backgrounds an perspectives about police and security history: a socio-historical approach focused on practices and on actors. Therefore, they’re complementary.

1/. In 2017-2018, some specific methodological topics will still be investigated in order to give efficient tools about police history to young/ senior researchers and students. After having examinated the questions of oral history; police figures & statistics; space policing & policing space in 2016-2017, it seems interesting to examine following methodological questions: Images & representations of security/mobilizing images for security (visual studies); Security systems? (new actors of policing: army, private companies); Police & its audience (“usual suspects”). We’ll organize two research seminars during the year.
We’ll also pay attention to the publication of research results from 2016: we’ve planned to write a collective text on methodological stakes related to studying police in a socio-historical perspective and at the same time, a virtual methodological presentation of questions, sources, methods for a socio-historical approach of securitization, supported by various digital websites (Criminocorpus, Digithemis).

2/. Our secondary goal is to develop and strengthen a cross-border and international cooperation on police history.

3/. Our third goal is to develop an initiative where education and research are linked. We want to mobilize both senior and junior researchers within the network. But we also want to mobilize students of the three Universities, working during their MA-programs and/or Ph.D. thesis on security and police history. On a medium term, we shall investigate possibility to strengthen contacts between students and university programs (organisation of common lecture; organisation of seminars working on a same subject in 2 or 3 universities, Erasmus for students and teachers, Invited Professors…).

b. Previous cooperation
Before MENEPOLHIS initiative, the three partners have a tradition of bilateral cooperation but they've never worked together in the context of a single project. This network is thus an opportunity to reinforce and to stimulate sustainable cooperation.
Some partners have already be involved in international research projects as IAP 5.01 Justice and Society (Belspo, 2007-2012, UCL/UGent and Lille); IAP 6.22 Justice and Population (Belspo 2012-2017/ UCL and UGent); ANR Cirsap and Syspoe (2006-2016/ Lille and UCL), Brain TIC Belgium (Belspo, UGent/UCL). They are all participating in networks as Europe Social Science History Conference (ESSHC) or International Association for the History of Crime and Criminal Justice (IAHCCJ) or the Groupe Européen de recherches sur les normativités (http://www.gern-cnrs.com/en/).
The previous cooperations took also the form of joint-publications (books, journals, papers); PhD Doctoral Guidance committees (UGent/UCL; UCL/Lille SHS; Lille SHS/UGent), organisation and participation in scientific events and scientific mobility (resarchers IN/OUT, for PhD Student or Postdoc; career mobility between the 3 institutions). Some specific cooperations were also organized during the first year of the network (Cours conference au Collège Belgique; co-publications…).

  • 24 janvier 2019, Gand
    Fifth meeting of the MENEPOLHIS Network
    Atelier méthodologique tenu à Louvain-la-Neuve : présentation par son auteur du livre de Jean-Marc Berlière, Polices des Temps Noirs. Les polices en France sous l’Occupation (Perrin, 2018). La rencontre, rassemblant 16 personnes a permis de discuter la situation des polices en France durant la guerre mais aussi de revenir sur les enjeux méthodologiques propres à la réalisation d’un dictionnaire sur ce sujet (choix des notices, gestion de l’information, rapport aux archives, pistes de recherches).

  • 30 novembre 2018, Visite de l’exposition, Het museum van de misdaad (le musée du crime), Gand : des historiens lillois ont visité cette exposition temporaire, basée à l’origine sur les collections d’un musée policier professionnel, qui avait été mis en place par la police judiciaire près du Parquet de Gand depuis 1919, dans un but de formation des personnels. La journée a été l’occasion de réfléchir à la matérialité policière, au rapport de la police au patrimoine et à la formation par l’objet, ainsi qu’au concept de musée policier. Des réflexions à ce propos sont reprises sur le carnet hypothèse animé par Jonas Campion. 

  • 19 octobre 2018 
    Fourth meeting of the MENEPOLHIS Network 
    Atelier méthodologique
     Policing with images, images of policing. La dizaine de chercheurs présents se sont interrogés sur l’usage des images par la police (fonctions et statuts de celles-ci) et sur les représentations de la police au sein de certains types d’images (fixes ou animées), depuis l’Ancien Régime (art, recrutement, propagande, mise en scène, éducation et formation). Des cas concrets, issus des recherches des chercheurs présents ont été présentés et discutés lors de l’après-midi de travail. Un compte-rendu de la journée est disponible sur le carnet hypothèse animé par Jonas Campion. 

  • 22 mai 2017, Gand, Vergaderzaal Archeologie, UFO, Sint-Pietersnieuwstraat 35, 1st floor
    Third meeting of the MENEPOLHIS Network Spacing Police, Policing Space
    9.30: Welcome – informal networking
    9:45 – 11:15 Town and country
    Dieter Bruneel, Space/Place-Making, Governmentality and the Limits of Forest Policing: the
    Forest of Houthulst (Flanders), 17th-19th centuries.
    Jan Naert, Maintaining order under occupation (1914-1918): organizing local police forces in
    town and countryside?
    11:15 – 11:30 Coffee break
    11:30 – 13: 00 City
    Margo De Koster, Barbara Deruytter, Antoon Vrints, Dimensions territoriales du contrôle
    policier et des rapports police-public en pleine mutation (Anvers, XIXe s.)
    Catherine Denys, La territorialisation policière dans la ville au 18e siècle
    13:00 - 14:00 Lunch
    14:00 – 15:30 Border
    Laurent Lopez, Les frontières françaises : un problème policier à la fin du XIXe siècle ?
    Torsten Feys, Kicking out the unwanted through the door of their choosing: Belgian expulsion
    practices at the border during the long 19th century
    15:30 - 16:00 Coffee and conclusions
    16.00 Restitution

  • 27th April 2017, UCL
    Second meeting of the MENEPOLHIS Network – Methodological Network on Police History, North-­‐West Europe – Police, Figures and Statistics 
    9.15: Welcome – informal networking 
    9.30 – 11.30: 
    Marco Cicchini, UNIGE, Des polices sans chiffres (1730-­‐1830)?
    Pieter Leloup, VUB, Historical quantitative data and the security industry: a difficult relationship or a fruitful marriage? 
    Xavier Rousseaux, UCL & François Welter UCL, Réflexion  autour  des  chiffres  d’activité  de  la  police  judiciaire  près  les  Parquets  (1919-­‐1951)
    11.30 – 11.45 : Coffee break 
    11.45 – 13.00 : un.e  représentant.e  de  la  cellule  statistique  de  la  police  fédérale  belge, Retour vers le présent. la construction des séries statistiques au sein  de la police  fédérale  belge
    13.00-­‐14.00 : Lunch 
    14.00 – 16.00: Collective workshop about Figures and Statistics: work on several corpus – how to valorize them on-­‐line ? 
    16.00 : Restitution 

  • 24 novembre 2016, ULille3-SHS
    First meeting of the MENEPOLHIS Network – Methodological Network on Police History, North -West Europe– Police, oral history and witnesses
    9.30: Welcome – informal networking 
    10.00: Catherine Denys, U.Lille 3 SHS, The MENEPOLHIS project 
    10.15: Roundtable: current individual and collective projects on police/security 
    11.00h 11.30:  Jonas Campion, U. Lille 3  SHS, Oral history of security a  A case study:  Sécuriser  la  frontière?  Le  Centre  de  coopération policière et douanière par ses acteurs
    11.30h 13h: Jeanh Marc  Berlière,  CESDIP/UVSQ;  U.  Bourgogne, Keynote and debate: Du témoignage et de son utilisation par les historiens  du  contemporain :  apports,  limites,  dangers 
    13.00: Lunch  
    14.00: Collective workshop about police oral history: work on several interviews 
    16.00: Break 
    16.15: Debates and restitution 
    Working languages will be French, Dutch and English.

Rapport sur la seconde année du projet MENEPOLHIS (situation en date du 30 janvier 2019)

  1. Rapport scientifique

Le projet MENEPOLHIS regroupe des historiens de la police et de la sécurité issus des universités de Gand (Vakgroepgeschiedenis), Louvain (Centre d’histoire du droit et de la justice) et Lille (Irhis). Y sont notamment impliqués Xavier Rousseaux, Catherine Denys, Toon Vrints, Margo De Koster, Torsten Feys, Jonas Campion, Antoine Renglet et d’autres chercheurs, doctorants ou étudiants des trois institutions. Par ailleurs des chercheurs issus d’autres institutions sont également associés au projet.

Son  objectif  est de créer un espace de travail autour des enjeux méthodologiques propres à l’étude des polices en Europe occidentale, dans la longue durée. Initié en 2016-2017, il a bénéficié d’un nouveau financement pour l’année 2018.

Dans le cadre du projet, plusieurs actions collectives ont été menées en 2018-début 2019 :

  • Atelier méthodologique tenu à Gand, le 19 octobre 2018 : Policing with images, images of policing. La dizaine de chercheurs présents se sont interrogés sur l’usage des images par la police (fonctions et statuts de celles-ci) et sur les représentations de la police au sein de certains types d’images (fixes ou animées), depuis l’Ancien Régime (art, recrutement, propagande, mise en scène, éducation et formation). Des cas concrets, issus des recherches des chercheurs présents ont été présentés et discutés lors de l’après-midi de travail. Un compte-rendu de la journée est disponible sur le carnet hypothèse animé par Jonas Campion (https://secupolxx.hypotheses.org/366). 
  • Visite de l’exposition, Het museum van de misdaad (le musée du crime), Gand, le 30 novembre 2018 : des historiens lillois ont visité cette exposition temporaire, basée à l’origine sur les collections d’un musée policier professionnel, qui avait été mis en place par la police judiciaire près du Parquet de Gand depuis 1919, dans un but de formation des personnels. La journée a été l’occasion de réfléchir à la matérialité policière, au rapport de la police au patrimoine et à la formation par l’objet, ainsi qu’au concept de musée policier. Des réflexions à ce propos sont reprises sur le carnet hypothèse animé par Jonas Campion (https://secupolxx.hypotheses.org/455). 
  • Atelier méthodologique tenu à Louvain-la-Neuve, le 24 janvier 2019 : présentation par son auteur du livre de Jean-Marc Berlière, Polices des Temps Noirs. Les polices en France sous l’Occupation (Perrin, 2018). La rencontre, rassemblant 16 personnes a permis de discuter la situation des polices en France durant la guerre mais aussi de revenir sur les enjeux méthodologiques propres à la réalisation d’un dictionnaire sur ce sujet (choix des notices, gestion de l’information, rapport aux archives, pistes de recherches).

Des missions individuelles ont également été menées par des chercheurs impliqués dans le projet : missions de dépouillement d’archives policières, notamment en Belgique (Gand et Louvain); réunions bilatérales entre chercheurs ; participation à des journées d’études se rapportant à des problématiques policières (Gand, 14 décembre 2018, journée sur les archives de la police judiciaire belge).

Lors des rencontres du 19 octobre et du 24 janvier, des échanges ont également eu lieu sur le futur du projet. Il a été décidé de :

  • Maintenir le principe d’un réseau scientifique sur ces questions, pouvant s’élargir au-delà des 3 institutions l’ayant initié (ce qui est déjà le cas).
  • Concevoir un site web dédié, sorte de guide méthodologique consacré à l’histoire des polices : il regroupera des dossiers d’archives, mettant en lumière les difficultés et spécificités de cet objet d’étude à partir de cas concrets ; une liste de questions/réponses sur questions, structurées autour de grand thèmes choisis à partir des travaux réalisés depuis 3 ans (chiffres des polices, police et géographie, histoire orale, archives policières, …) ainsi que des « productions » de chercheur. Le  travail va être initié dans les mois à venir.
  • Saisir les opportunités le financement pour asseoir le futur du réseau. L’appel I-Site de mobilité courte transfrontalière (février 2019) va sans doute déjà être mobilisé dans ce but. En Belgique (UCLouvain), le recours à un Fonds d’appui à l’Internationalisation est une piste possible pour la fin 2019/début 2020.

Au final, ce sont donc 5 rencontres scientifiques collectives qui ont pu être menées sur les 3 ans de financement du projet. En outre, des échanges scientifiques plus ponctuels ont été tenus au long de ces années. Ils ont impliqués des chercheurs, des doctorants et des étudiants réalisant notamment leur mémoire de maîtrise.

       2.    Bilan financier

La somme allouée en 2018 (3000 euros) est utilisée pour l’organisation des différentes rencontres collectives, bilatérales et missions individuelles. L’Université de Gand et l’UCLouvain ont reçu chacun 800 euros pour organiser leurs activités, le solde a été géré par l’IRHIS. Les budgets servent aux frais de déplacements et d’accueil des conférenciers.


  • Le « projet citoyen » NAPE réunit les compétences d’universitaires (économistes, historiens, politistes et sociologues), celles des acteurs de terrain, représentants d’associations régionales de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, et celles des personnes qu’elles accompagnent pour mieux comprendre le processus de la paupérisation.
    Identifier certaines discriminations, casser les stéréotypes sur la pauvreté, donner la parole à celles et ceux qui vivent ces situations : autant de nécessités qui invitent à la mobilisation pour réfléchir aux processus et aux situations d’exclusion et tenter de proposer des réponses.

Région HdF-Projet Citoyen =>

Responsable : Béatrice Touchelay

  • => Diffusion et mise en valeur d’informations scientifiques
          Création d’une plateforme d’échanges devant permettre la mise en place d’un réseau interdisciplinaire de chercheurs universitaires et de professionnels du milieu de la santé
          Compte rendu et diffusion des séances du séminaire SIC (écrit, audio, photos voire vidéo), valorisation des résultats du séminaire
          Le séminaire SIC pouvant être renouvelé plusieurs années de suite, le carnet permet d’inscrire cette initiative dans la longue durée.

Responsable : Béatrice Touchelay

TIMES-US–Rémunérations et budgets-temps dans le textile en France (ANR)

Projet (2017-2022) financé par l'ANR

Porteur : Manuela Martini (ICT-EA3337, Paris Diderot-Paris) 

Partenaires : Anne Montenach (TELEMME–UMR 7303, Aix-Marseille), Matthieu de Oliveira (IRHiS–UMR 8539, UdL), Anne Lhuissier (INRA ALISS)

=> Site

Le projet a pour but de reconstituer les rémunérations et les budgets temps des femmes et des hommes travaillant dans le textile pour quatre régions industrielles françaises (Lille, Paris, Lyon, Marseille) dans une perspective européenne et de longue durée, en réunissant en une seule équipe pluridisciplinaire des historiens des techniques, de l’économie et du travail, des spécialistes dans le traitement automatique des langues (TAL) et des sociologues spécialistes des monographies de famille. Le rôle des femmes dans le développement industriel est désormais largement reconnu aussi bien par les études sociologiques et économiques sur les pays en voie de développement que par l’historiographie sur la première industrialisation européenne. 

Pourtant les données sur leurs rémunérations, leurs emplois du temps, leur travail domestique et celui des hommes travaillant dans les mêmes secteurs sont toujours lacunaires pour beaucoup de régions, et spécialement pour le France. 

Afin de parvenir à une pleine compréhension du développement économique il est indispensable d’effectuer une évaluation de la quantité de travail rémunéré et non rémunéré des femmes et de la répartition du temps du travail dans les tâches domestiques entre hommes et femmes. 

Le projet vise à recueillir des séries de données manquantes pour la France pour un secteur clé de la première industrialisation, le textile. Son but est d’établir des séries comparables sur la rémunération, les temps de travail et des salaires des hommes et des femmes à travers, d’une part, des sources classiques, archives d’entreprise et des corps de métier et, d’autre part, la mise en série de sources qualitatives permettant d’appréhender des mots et des actions de travail aussi bien dans les activités extra-domestiques que dans les activités domestiques. 

En proposant un exercice jamais abordé jusqu’à présent pour la France, il vise à donner des clés pour comprendre le gender gap en analysant les mutations du travail et les usages du temps pendant la première industrialisation et s’inscrit dans le core des problématiques de l’ axe 3. Mutations du travail et de l’emploi, changement des organisations et du sous-axe « Femmes et hommes au travail : le défi de l’égalité professionnelle et la place du travail ».

Women's and men's remuneration and time budgets in the textile trades in France from the late 17th to the early 20th century

The Time-Us project aims to reconstruct the remuneration and time budgets of women and men working in the textile trades in four French industrial regions (Lille, Paris, Lyon, Marseille) in an European and long-term perspective, by bringing together a multidisciplinary team of technology, economic and labour historians, natural language processing (NLP) experts and sociologists specializing in Le Play’s families’ budgets. 

The role of women in industrial development is now largely recognized in both sociological and economic studies on developing countries and the historiography of the first industrial revolution in Europe. Yet data on their remuneration, schedules and domestic work and that of men working in the same sectors remain deficient for many regions, especially for France. 

A full understanding of economic development cannot be achieved without assessing the quantity of women’s paid and unpaid work, and the male/female distribution of time spent on domestic work. The Time-Us project aims to collect missing data for France in a key sector of the first industrial revolution: textiles. The goal is to create comparable series on the remuneration and time allocation of employed men and women through, first, classical sources and company and trade association archives, and second, the piecing together of a series of qualitative sources identifying words and actions associated with work in both domestic and non-domestic activities. 

By proposing an exercise that has never been tackled for France to date, it aims to provide keys to understanding the gender gap by analyzing changes in work and time uses during the first industrialization process, and goes to the core of issues raised in the DEFI 8’s Axe 3. “Transformations in work and employment, organizational change” – and in the sub-areas “Family life/professional life balance and work time /social times” and “Women and men at work: the challenge of professional equality and the role of work”.

  • 27-28 mars 2017, Institut des Sciences de l'Homme, Lyon
    Journées d'études Travail des femmes, rémunérations et budgets familiaux dans le textile pendant la première industrialisation en France et dans l’Europe méditerranéenne. Définitions, outils et méthodes
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Mémoires croisées de la bataille : Malplaquet entre France et Pays-Bas (Lille)

Projet de soutien à l'internationalisation-UdL (2016-2018) 

Porteur : Catherine Denys, Benjamin Deruelle (IRHiS, UdL)

Le projet de LIA sur les « mémoires croisées de la bataille » vise à créer une collaboration structurante entre l’université de Lille et l’université d’Amsterdam dans le domaine stratégique des études sur la guerre et la mémoire. Depuis les travaux britanniques qui ont rénové l’histoire militaire en Europe, les historiens interviennent en première ligne dans le débat brûlant sur les politiques mémorielles. Les « war studies » et « memories studies » sont aujourd’hui au cœur des préconisations d’une Europe en quête d’identité, soucieuse de mettre en valeur une mémoire européenne commune, en dépit d’un passé très conflictuel entre ses peuples, que la crise migratoire actuelle ne cesse de réveiller. Le projet est également directement lié au développement et à la mise en œuvre de méthodologies historiennes innovantes, relevant des Humanités numériques et des Visual Studies, au cœur des priorités scientifiques de l’UDL. Enfin, il associe recherche scientifique approfondie et projet de développement local, sur le site de la bataille de Malplaquet, relevant de la commune de Taisnières-sur-Hon, dans l’Avesnois, dans une démarche reproductible à d’autres sites. L’immense succès des manifestations autour du bicentenaire de Waterloo et du cinq-centième anniversaire de Marignan – auquel l’IRHIS a activement participé – prouve tout l’intérêt que porte le grand public à « revivre » les batailles passées et le potentiel économique du « tourisme de mémoire ».

 

Le projet de LIA « mémoires croisées de la bataille » repose sur l’étude croisée des mémoires françaises et hollandaises de la bataille de Malplaquet près de Mons, qui s’est déroulée le 11 septembre 1709 et a vu la défaite de l’armée de Louis XIV face à une armée coalisée (Anglais, Hollandais, Impériaux). L’opinion publique en Europe s’est immédiatement emparée de l’événement, à cause du nombre élevé des victimes (au moins 12000 morts et 20000 blessés). Il ne s’agit pas ici de retracer l’événement, mais d’étudier sa mise en récits et son écho à travers les journaux, communiqués, correspondances, mémoires privés, tableaux, gravures,  puis de suivre les avatars de la mémoire qui en est restée, jusqu’à nos jours, en France et aux Pays-Bas. L’originalité de l’approche tient à la combinaison de regards néerlandais et français sur un objet historique commun, à l’utilisation comparée et croisée des archives fournies par les deux pays, afin d’établir si les mémoires de l’événement se construisent et évoluent l’une par rapport à l’autre ou de manière totalement indépendante. Des travaux historiques en ce sens sont conduits entre la France et l’Allemagne, mais entre les Pays-Bas et la France, rien n’a été tenté depuis le livre de Pim den Boer et Willem Frijhoff sur les “lieux de mémoire” français et néerlandais, paru en 1993. Il s’agit également de tester une méthodologie de travail historique internationale, reproductible à d’autres batailles européennes.

 

Le cœur de ce projet de LIA repose donc sur la collaboration étroite et le travail parallèle et croisé qui sera mené par les deux équipes d’historiens, en France et aux Pays-Bas, qui superviseront la construction de bases de données images et textes tirés des archives et bibliothèques des deux pays et se rencontreront régulièrement  (au moins deux fois par an, en plus des correspondances) pour établir et mettre en œuvre une méthode commune,  avancer la réflexion sur le sujet, contrôler l’avancement du travail. Deux étudiants en Master, à Amsterdam et à Lille, seront dirigés parallèlement pendant la première année, et un financement de doctorat sera sollicité dans les deux universités à partir de la deuxième année du programme pour proposer un contrat doctoral en co-tutelle. Les deux équipes prépareront pour la troisième année une session dans une conférence internationale (comme l’ESSHC). Une publication commune en anglais dans une revue internationale à comité de lecture est également prévue à l’issue du programme. Les universitaires joueront, enfin, un rôle d’expertise et d’animation scientifique dans le projet de développement du site de Malplaquet, actuellement à l’étude, sur la commune de Taisnières (Nord), pour proposer des contenus et des prototypes muséographiques innovants, développés en partenariat avec les équipes du CPER MAUVE. Ainsi, l’objectif du LIA consiste aussi à tester sur le terrain les possibilités de valorisation culturelle et économique d’une méthode complète et efficiente de recherche historique internationale de haut niveau.

 

Ce projet est un moyen d’ouvrir un chantier nouveau et de conforter la place de l’université de Lille au sein des collaborations avec les meilleures équipes de recherche nord-européennes. L’impact attendu sur la structuration du laboratoire IRHIS, le renforcement de sa spécialisation dans les études sur la guerre et la mémoire, est également une priorité au moment où les études sur la guerre connaissent (malheureusement) un regain d’actualité et où le ministère de la Défense cherche à identifier quelques universités en France capables de devenir des centres réputés des « war studies ». L’IRHIS, Institut de Recherche Historique du Septentrion, UMR CNRS-Lille3 8529, a de sérieux atouts à faire valoir : son implantation dans une région marquée par la guerre, ses relations avec la mission LEDS (Lille-Eurométropole-Défense-Sécurité) et les institutions militaires basées à Lille (commandement Armée de terre, corps de réaction rapide OTAN), son expertise en matière d’études visuelles (participation à l’Equipex Irdive et membre fondateur du programme Visual Studies), enfin la cohérence et l’enthousiasme d’une équipe de spécialistes qui coaniment l’axe 3 du laboratoire et le parcours de Master « Etudes sur la Guerre et la Sécurité », ouvert en 2015. Le soutien du réseau franco-néerlandais hébergé à l’Université de Lille-SHS est également acquis.

 

À travers le projet, l’objectif des deux équipes vise aussi le rapprochement et l’internationalisation des deux Masters existants et des Doctorats afin de former des jeunes chercheurs ouverts à une double culture, capables d’un regard distancié sur l’histoire européenne. Le lien avec le projet Malplaquet à Taisnières assurera aussi à ces étudiants une expérience de valorisation culturelle et économique essentielle. À terme, on compte que ce renforcement de la collaboration entre les historiens des universités de Lille et d’Amsterdam, ajouté aux relations déjà bien établies avec les collègues des universités belges ou anglaises, formera un terreau solide pour monter des projets plus ambitieux (ANR ORA, Master Erasmus+, H2020) dans une thématique essentielle pour l’Europe.

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L’équipe française se compose de 3 MCF et 2 PR :

  • Benjamin Deruelle, porteur du projet, jeune chercheur spécialisé dans l’étude de l’impact des valeurs chevaleresques militaires au sein de la noblesse française du 16e siècle ;
  • Jean de Préneuf, spécialisé dans l’histoire militaire maritime contemporaine et professeur à l’Ecole de Guerre à Paris,
  • Elise Julien, MCF à l’IEP, spécialiste de la mémoire de  la première guerre mondiale entre France et Allemagne ;
  • Catherine Denys, spécialiste des relations entre civils et militaires dans les Pays-Bas habsbourgeois au 18e siècle
  • Stéphane Michonneau, spécialiste de la mémoire contemporaine des conflits.

Du côté néerlandais, l’université d’Amsterdam compte parmi les plus grandes universités européennes de recherche. Elle héberge « the Amsterdam School of History » qui a été évaluée comme excellente par l’organisme d’accréditation des universités néerlandaises en 2013. L’équipe se compose de trois historiens spécialistes de l’histoire militaire membres de l’ASH.

  • Le Professeur Dr Wim Klinkert
  • Le professeur associé Dr Samuël Kruizinga
              partagent une expertise commune sur l’histoire militaire néerlandaise et sur la mémoire des conflits. Ils viennent de copublier un ouvrage sur l’impact de la Première Guerre mondiale aux Pays-Bas.
  • Wim Klinkert est également professeur à l’Académie néerlandaise de Défense, à Breda. Ensemble, ils y animent un Master d’histoire militaire réputé.
  • Le professeur Marjolein ‘t Hart, membre du prestigieux Huygens Institute for the History of the Netherlands, de l’Académie royale des Arts et des Sciences, est une autorité reconnue internationalement pour ses publications sur l’impact financier des guerres de l’époque moderne en Europe.
  • 9 December 2016, IRHiS
    M&M project : Second Meeting
    10h15-10h30 welcome coffee
    10h30-10h50 : A rapid overview of the international stakes of the battle of Malplaquet  in the early modern period (Pr. Catherine Denys)
    10h 50-11h 10 : The battle of Malplaquet seen by the English iconography (Guillaume Corue)
    11h10-11h30 : A state of art of the French historiography of memories of battles (Pr. Stéphane Michonneau)
    11h30-12h30 : Presentation of the current work on the French part of the databasis (Guillaume Corue & Pr. Catherine Denys)
    12h30- 13h 30 : lunch
    13h30-15h00 : discussion on the databasis : architecture, thesaurus, archives, etc.
    15h00-15h30 : discussion on the agenda for the next step